Philosoph. Tramad., année 1701, n
2. Mémoires de l’Acad. royale des sciences de Paris, année 1702.
MOUVEMENT
ventés à celle époque, pour arriver tout de suite à ceux de Fahrenheit et de Réaumur.
Daniel Gabriel Fahrenheit (né à Dantzig en 1690, mort en 1740) avait abandonné la carrière du commerce pour se livrer en Hollande à la confection des thermomètres. Ses premiers thermomètres étaient à l’esprit-de-vin; les boules y étaient remplacées par des réservoirs cylindriques. En 1714, il en donna deux, d’inégale longueur, au philosophe physicien Wolff, qui s’étonnait beaucoup qu’ils marquassent l’un et l’autre exactement le même degré, et il chercha la cause de cette concordance dans la qualité de l’espritde-vin employé U Ce ne fut que dix ans plus tard que Fahrenheit exposa son procédé, qui consistait à plonger le thermomètre à espritde-vin dans un mélange réfrigérant de glace, d’eau et de sel marin (les proportions n’ont pas été indiquées), et à désigner par Oo je point où l’alcool demeurait stationnaire : celait le degré du froid extrême. Il plongeait ensuite son instrument dans un mélange d’eau et de glace : le point où s’arrêtait l’alcool était le degré de la glace fondante. L espace compris entre ces deux points étant divisé en 32 degrés à partir de 0», Fahrenheit avait adopté un troisième point fixe, la température du corps d’un homme sain qui tenait la boule du thermomètre, soit dans la bouche , soit sous l’aisselle Ce point marquait 96° à partir de 32“ (degré de la glace fondante) Mais la lecture d’un mémoire d’Amontons 2 jui fit bientôt ad ter le point de l’eau bouillante, de même que le thermomètre du physicien français lui fit donner la préférence au mercure sur l’espnt-de-vin. Dans le thermomètre de Fahrenheit ainsi perfectionné et qui est encore aujourd’hui d’un usage fréquent en Angleterre’ espace compris entre la glace fondante (32° de l’échelle) et l’eau’ bouillante est divisé en 212° 3.
En 1730 , Réaumur construisit le premier le thermomètre qui porte encore aujourd’hui le nom de ce physicien. 11 employa pour cela 1 alcool contenant une proportion d’eau telle , que le volume
du liquide augmente de en passant de la température de la
glace fondante à celle de l’eau bouillante. C’était \ance la division de l’échelle : l’espace compris
indiquer d’aenlre ces deux
Wo!^ *?Zaho * novo thermomelrorum concordantivm etc dins Act. érudit. Lips., 1714, p. 330. » Ulns