‹ Histoire de la physique et de la chimie depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos joursChapitre 85 sur 197 · Traité cTOp'ique, liv. I, part. II, 5e proposition · texte numérisé non relu

Traité cTOp'ique, liv. I, part. II, 5e proposition

MOUVEMENT

violel au rouge, ce qui faisait en tou l huit distances ou intervalles. 'Newton trouva que ces intervalles étaient entre eux dans le rapport des nombres 1 i, {, f, f, Or, cette série des

nombres est, par une coïncidence singulière, semblable à celle que r représentent les intervalles des sons ut, ré, mi bémol, fa, sol, la, si, tut, dont est formée l’octave de la gamme mineure ; en d’autres t termes, la division de la ligne sur laquelle Newton avait marqué Iles limites des sept couleurs principales était celle d’un monocorde dont les différentes longueurs rendraient les sept sons de la gamme edu mode mineur. Cette conformité de rapport fit croire qu’il y avait une analogie réelle entre les couleurs et le son. N etait-ce 1 là qu’une analogie de rencontre ? Il y a, disait Ilaüy, de lortes raisons qui s’opposent à la prétention de faire chanter les couleurs U Newton se faisait, comme tant d’autres, illusion sur la puissance ide son propre génie. C’est pourquoi il ne souffrait pas la contradiction, et s’imaginait qu’il pourrait suffire seul à épuiser les questions qu’il avait entamées. S’il avait fait passer la lumière réfractée (du prisme par une ouverture très-étroite, il aurait devancé Wollaston (et Eraunliofer dans la découverte des lignes noires du spectre. Il aurait fait bien d’autres découvertes s’il avait examiné, au moyen de certains procédés d’analyse, les espaces situés au delà du rouge et .au delà du violel.

Anneaux colorés. Théories de la lumière. Diffraction. —

Qui n’a admiré la variété des couleurs réfléchies par les bulles qui ■s’élèvent à la surface de l’eau de savon? Sénèque y faisait sans doute allusion en citant ces vers des Métamorphoses d’Ovide (liv. VI, v. 65 et suiv.) :

Sed nunc diversi nilcant quum mille colores,

Transitus ipse tamen spectantla lumina fallit ;

Usque adeo quod tangit idem est, tamen ultima distant.

1 C’est ce genre de phénomènes que Ilooke étudia, avant Newton, dans son Traité de Micrographie, publié en 166à. fies anneaux colorés qui entourent certaines taches blanches des lamelles de mica fixèrent d’abord son attention : à partir du milieu de ces taches les couleurs y étaient rangées dans l’ordre suivant : le bleu, le pourpre, l’écarlate, le jaune et le vert; la même série de teintes se répétait neuf ou dix fois. En pressant, avec le pouce et 1 index, deux lames

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