I. Philosoph, Transact.; année
MOUVEMENT
, répétant l’expérience d’Young, trouva que l’on peut faire également disparaître la totalité des franges intérieures en substituant un verre i diaphane à faces^ parallèles à l’écran opaque L Fresnel remarqua que les franges lumineuses ne se projetaient pas en ligne droite^ comme l’avait dit Biot, mais qu’elles étaient concaves vers les bords de l’ombre du corps opaque. En mesurant l’intervalle du bord de l’ornbre géométrique au point le plus sombre d une même lrange ■ et à différentes substances du corps opaque, il trouva les ordonnées d’une hyperbole dont les distances seraient les abscisses.
La disposition des franges de l’intérieur de l’ombre par 1 interposition de l’écran conduisit Fresnel à cette réflexion : « Puisque, en interceptant la lumière d’un côté du fil, on fait, dit-il, disparaître les franges intérieures, le concours des rayons qui arrivent des deux côtés est nécessaire à leur production. Ces franges ne peuvent pas provenir du simple mélange des rayons, puisque chaque côté du fd ne jette dans l’ombre qu’une lumière blanche continue ; c’est donc la rencontre , le croisement même de ces rayons qui produit les franges. Cette conséquence, qui n’est pour ainsi dire que la traduction du phénomène , me semble tout à fait opposée à l’hypothèse de l’émission, et confirme le système qui fait consister la lumière dans les vibrations d’un fluide particulier 1 2. »
L’élude, si difficile, de la diffraction, sur laquelle on est loin d’avoir dit le dernier mot, est très-importante, entre autres dans l’usage du micromètre pour les observations astronomiques.
interférences. — Les expériences d’Young et de Fresnel sur la diffraction conduisirent ces deux physiciens à la découverte de^ interférences, qu’avaient déjà entrevues Grimaldi, Boyle, ftooke et Iluygens. Cette découverte fut suggérée à Young 3 par ces bulles d’eau savonneuse, si vivement colorées, qui, s’échappant du chalumeau de l’écolier, deviennent le jouet des plus imperceptibles courants d’air. « Je supposerais, dit Arago, qu’un physicien eût choisi pour sujet de ses expériences l’eau distillée, c’est-à-dire un liquide qui, dans son état de pureté, ne se revêt de quelques légères nuances de bleu et de vert, à peine sensibles, qu’à travers de grandes épaisseurs. Je demanderais ensuite ce qu’on penserait de