‹ Histoire de la physique et de la chimie depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos joursChapitre 95 sur 197 · Moniteur du 11 mars · texte numérisé non relu

Moniteur du 11 mars

8 Brewster, Treat’se on ne w philosophioal instruments ; Lond., 1318

MOUVEMENT

Le plan de polarisation ne demeure pas constant; il dévie, et celle déviation, produite par la réflexion d'un rayon lumineux à la preuinière surface d’un miroir diaphane, dépend à la fois de l’angle d’incidence et de la direction du plan de réflexion relativement aux pôles du rayon. Pour une incidence donnée, la déviation est d’autant pins considérable, que ie plan de réflexion fait, avec le plan de polarisation primitive, un angle plus voisin de /i5°. Les observations que Malus avait faites à ce sujet furent, en 1817 et 1818, complétées par Fresnel. Ce dernier en donna, en 1821, les lois mathématiques b

Fresnel et Arago furent les premiers à examiner la polarisation de : plus près et à montrer comment elle modifie les phénomènes d’interférence. Une série d’expériences les conduisit, en 1819, aux conclussions suivantes : 1° deux faisceaux que l’on fait passer directement de l’état de lumière naturelle à celui de lumière polarisée dans le même ssens, conservent, après avoir reçu celte dernière modification , la propriété d’interférer; 2° deux faisceaux que l’on fait passer directement de l’état de lumière naturelle à celui de lumière polarisée dans des sens rectangulaires, ne sont plus susceptibles d’interférer ; 3° des faisceaux polarisés en sens contraire n’interfèrent pas, quelles ique soient les modifications qu’ils aient éprouvées avant d’arriver ià cet état en partant de celui de lumière naturelle ; ramenés ensuite .a des polarisations semblables, ils deviennent susceptibles d’inlerfiférer, pourvu que, dans le passage de l’état normal à l’état polarisé, Ides premiers plans de polarisation des deux faisceaux aient été parallèles 1 2.

Ces expériences seraient très-difficiles à exécuter avec des piles de lames d’une grande épaisseur. Mais Arago avait découvert, dès 1811, que des lames très-minces de mica peuvent remplacer ces i piles.

En parcourant le Traité de la lumière de lluygens, le savant collaborateur de Malus avait été frappé d’un passage où il est dit que les deux rayons en lesquels un faisceau se partage dans l’acte de la double réfraction jouissaient de propriétés toutes particulières que n’avait pas la lumière incidente. « Il semble, dit lluygens, qu’on ■ soit obligé d’admettre que les ondes de lumière, pour avoir traversé le premier cristal de spath d’Islande, acquièrent certaine

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