‹ Histoire de la poesie des Hébreux;Chapitre 102 sur 120 · PLAINTE CONTRE DE MALVEILLANTS COMPAGNONS DE VOYAGE · texte numérisé non relu

PLAINTE CONTRE DE MALVEILLANTS COMPAGNONS DE VOYAGE

« C'est à Jéhovah que j'en appelle dans ma détresse ; j'en appelle à lui et il m'écoute. Sauve-moi, Jéhovah, des lèvres des calomniateurs ; sauve-moi de la langue des trompeurs !

' Esdras, chap. 7.

« Et que te fail-elle, la langue trompeuse? dis, que te faitelle?

« Elle pique comme la flèche aiguë du guerrier ; elle hrûlc comme le charbon ardent d'un bois pointu. Hélas ! pourquoi faut- •il que je m'arrête en Mésec , sous ces lentes de brigands , comme si je voyageais avec les assassins de Kédnr? Je suis fatigué de demeurer depuis longtemps avec des hommes qui haïssent la paix et la concorde. Je suis si tranquille, et pourtant, dès que je dis un mot, voilà la guerre commencée. »

C'est à coup sûr un voyageur qui se plaint de Tinsociabilitc de ses compagnons , qu'il compare à des brigands arabes parce qu'ils habitent des tentes. Le temps qu'il devait passer avec eux est limité, et il en désire la fin. Le texte n'en dit pas davantage, et je ne veux pas en dire plus que lui.

Ces lentes se dirigeaient- elles vers Jérusalem? Étaient-elles dressées autour de cette ville, ainsi que cela se pratiquait souvent, pour abriter le peuple qui venait assister aux fêles nationales? Je l'ignore.

Le psaume 121 est plus clair. Il n'y a pas un mot sur Babylone, mais c'est une véritable relation de voyage à Jérusalem el sur la montagne sacrée.

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