‹ Histoire de la poesie des Hébreux;Chapitre 101 sur 120 · IV. CHANTS SANS NOMS D' AUTEURS · texte numérisé non relu

IV. CHANTS SANS NOMS D' AUTEURS

Un assez grand nombre de psaumes ne portent aucun nom d'auteurs. Ces poésies appartiennent , sans doute , à des temps

1 C'esi-à-dire ÏUrim et le r/iitm m m. Ce passage prouve ce qn'ciaient ces orneiiicnls aux yi-ux de David.

CARACTÈRE DES PSALMISTES. 309

postérieurs , mais elles n'en sont pas moins belles. Plusieurs d'entre elles contiennent des enseignements plus raffinés que ceux de David.

Nous allons examiner quelques uns de ces chants surnommés psaumes ascendants. On les regarde communément comme des chants de voyage pendant le retour de la captivité de Babylone, parce qu'Esdras, en parlant du retour à Jérusalem, ne dit pas que le peuple revint, mais qu'il remonta à Jérusalem '. Leur contenu cependant ne justifie pas cette opinion. Beaucoup de ces psaumes appartiennent visiblement à des temps postérieurs à David. Le psaume 57 décrit, il est vrai, la captivité de Babylone, mais ni lui, ni aucun de ceux qui portent le nom de psaumes ascendants, ne décrit d'une manière directe et positive le voyage pour retourner en Judée. Le verbe monter du texte , dont les traducteurs ont fait dériver l'adjeclif ascendant, n'aurait- il donc aucune autre signification dans la langue hébraïque? Un peu de réflexion sulllt pour prouver que monter était le terme ordinaire par lequel on désignait les voyages à Jérusalem , où le peuple se réunissait pendant les fêtes nationales, qu'on y célébrait toujours sur les hauteurs. D'après cette explication, aussi simple que naturelle , les psaumes ascendants ne seraient que des chants de fêles nationales, tels que ceux de David, d'Asapli et dos enfants de Goré, et qu'on chantait, non-seulement à ces fêtes, mais encore pendant le voyage qu'il lallait faire pour y arriver. En les envisageant sous ce point de vue, les passages regardés jusqu'ici comme inexplicables deviennent fort clairs.

Pour ne pas déranger l'ordre des chiffres, je commence par le psaume 120, quoiqu'il s'applique moins que tout autre à mon explication ; car il ne me semble avoir été composé que pour rendre une plainte toute individuelle.

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