CHANT DE LOUANGES
« ^\o\is qui honorez Jéhovah, chantez ses louanges; descendanls de Jacob, célébrez sa louange, vénérez-le, petits-fils d'Israël ! Il ne dédaigne, il ne repousse pas la prière de l'opprimé, il ne détourne pas sa face de lui ; et quand il l'implore, il Técoule.
« Mon hymne de gloire te célèbre dans l'assemblée publique ; devant tes serviteurs, j'accomplis mon vœu.
« Opprimés, mangez et rassasiez-vous; louez Jéhovah, vous qui le vénérez, et votre cœur sera ranimé pour toujours'.
« Qu'en souveinr de tout ceci , chaque habitant de la terre revienne à Jéhovah! Que les tribus de toutes les nations l'adorent ! L'empire appartient à l'Éternel, il est le maître des nations. Qu'ils le glorifient, ceux qui mangent la moelle de la terre; qu'il se prosterne devant lui celui qui fut jeté dans la poussière, celui dont le chagrin a rongé l'ame*.
« Les générations à venir l'honoreront et seront comptées parmi son peuple; elles viendront pour proclamer sa clémence, pour annoncer aux races à venir ce qu'il a accompli. »
5. Sion et Jérusalem passèrent également, sous diverses formes poétiques, des psaumes dans la parole des piophètes. La résidence du plus glorieux des rois devait nécessairement devenir le siège magnifique d'un roi plus glorieux encore, puisqu'il régnerait sur Sion à la place de Jéhovah.
« ^Lève-toi, sois lumière! car ta lumière arrive! L'éclat de
' Le ton et le caraclère de la deuxième partie de ce psaume sont très-différenls du ton et du caraclère de la première. Il est, au reste, peu probable qu'un affligé, dans une situation aussi désespérée, et qui vient d'exprimer si éncrgiquemenl sa douleur et sa souffrance, ait pu tout-à-coup trouver assez de calme pour composer ui\ hymne de remerciement aKn de célébrer sa délivrance. Voilà pourquoi plusieurs commentateurs ont regardé cette première partie du psaume 22 comme un hymno qui n'avait rien de commun avec la deuxième partie, et qui avait été composé pour être chanté pendant le fcsiiu d'un sacrifice de reconnaissance.
' Psaume 7.2, vers. 24 ^ 32.
^ Les riches comme les pauvres avaient leur part des festins de sacrifices.
* Les riches et les pauvres, les heureux et les affligés, c'est-à-dire tout le monde , doit honorer Jéhovah.
' Isaïe, cliap. 60.
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Jéhovdli se lèvi^, il se lève sur loi. Regarde ! robsciirilc couvre le monde, les ténèbres pèsent S'ir les nations !
« Et au-dessus de loi se lève le dieu Jéhovah ; on voit son éclat briller au-dessus de ta tète ! Tous les peuples se dirigent vers ta lumière; tous les rois se tournent vers Téclat qui luit pour toi.
« Lève tes yeux et regarde! Ils s'assemblent tous, ils viennent à toi. Ils t'arrivent de bien loin , tes fils ; les extrémités de la terre font élevé tes filles*.
« Alors tu contempleras et tu étincelleras ; il battra, il bondira ton ccpur, quand il se tournera vers toi le joyeux tumulte de la mer, quand elle sera arrivée près de toi la ricliesse des peuples !
« Les caravanes de chameaux te couvriront, les dromadaires de Madiaii, deHéplia, deSaba, ils viendront tous, ils t'apporteront de Tor et de Tencens, et célébreront la gloire de Jéhovab.
ft Les troupeaux du Kédar s'assembleront autour de toi , les boucs de Nebajoth te serviront, ils seront les plus doux sacrifices offerts sur mon autel; je veux la .rendre magnifique, ma magnifique maison!
« Qui sont-ils, ceux qui volent vers moi comme d'épaisses nuées? comme des colombes qui volent vers leur demeure? Les rives de la mer n'attendent qu'un signe de ma part, et les navires de Tarcès arriveront les premiers.
« Ils arriveront pour l'apporter tes fils des pays lointains, tes fils qui viendront avec leur or et leur argent, qu'ils ont voués à la gloire de Jéhovab, ton Dieu! le Dieu magnifique d'Israël (jui t'a glorifié !
« Les fils de l'étranger bâtiront tes murailles, et leurs rois te serviront. Je t'ai frappé dans ma colère; dans ma clémence, je prends de nouveau jiilié de toi.
« Et tes portes seront toujours ouvertes; elles ne seront point fermées ni la nuil ni le jour, cai' c'est vers toi que viendra la richesse de tous les peuples, c'est vers loi que viendront leurs rois » elc.
' ~Ji~^y, c'esl-à-dirc au loin, ainsi que le prouve le parallélisme.
VIES SIR l'avemii. bo9
11 siillira de relire les psaumes 22, 72, 87 et 102, pour se convaincre qu'il était impossible de développer plus magnifiquement les prophéties qui promettent à Jérusalem qu'elle sera le centre de tous les peuples étrangers qui se rendront dans cette ville pour adorer Dieu, et qui seront reçus comme des indigènes. Les prophètes ont conservé jusqu'aux noms des nations et des contrées mentionnées dans les psaumes qu'ils ont paraphrasés*.
Il en est de même de Sion , la couronne du pays. Tout ce que les psaumes nationaux et rehgieux ont chanté sur l'éclat des temps pendant lesqmls ils ont été composés, sert aux prophètes pour orner les descriptions qu'ils font du futur règne de Jéhovah. Quand arrivera ce règne, la petite montagne s'élèvera, et sa faible source de\'iendra le fleuve puissant d'une eau vivifiante qui arrosera le désert aride et sec.
Il serait extravagant de supposer que les prophètes ont donné à ces images un sens matériel comme si le Mont-Sion devait se changer tout-à-coup en montagnes gigantesques, et la source de Philia en torrent ; comme si le fer et l'airain du temple devaient se convertir en or et en argent.
Dès que l'on sait d'où les prophètes ont tiré les couleurs qui embellissent leurs tableaux ; dès qu'on a la conviction qu'ils ne les ont pas inventées pour éblouir les yeux, mais qu'ils les ont puisées dans les vœux et les chants nationaux , les interprétations contradictoires, les applications aux choses matérielles, deviennent aussi impossibles que l'excès contraire, c'est-à-dire lescommentaires qui voient partout un sens purement mystique.
On reconnaîtra, au contraire, que les prophètes étaient des hommes d'un grand bon sens, d'une haute raison, et qu'en leur quahté de sages éclairés par Dieu lui-môme, ils ont fait, pour leur nation, ce que tous les anciens sages ontfait pour les œuvres de Dieu dans la nature. Ces derniers observaient, étudiaient la nature, ses lois, sa marche, son but. Les prophètes en ont fait autant à l'égard de l'alliance de leur éternel et iidèle Dieu Jéhovah ; ils ont approfondi les promesses et la parole de ce Dieu, étudié
' Comparez Isaïe, cliap. 60, vers. G, 7 et i3, avec le psaume 72, vers. 10, i5 et ib.
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les mœurs, \c caraclère antique; et c'est tu ap[)li(iuanl les laits du passé à leur époque à eux, qu'ils ont trouvé le germe de l'avenir dans le présent et dans le passé. L'esprit de Jéliovah 1rs guidait indubitablement, car leurs visions n'étaient pas du délire, c'était une prédiction calme et paisible, une vue de l'avenir d'après un ordre de choses plus élevé que celui du présent.
Voilà, selon moi, la chaîne qui unit toute la succession des propliètes, et le commentaire le plus simple, le plus naturel de leurs écrits. Si nous cherchons sincèrement à voir où ils ont pris leurs tableaux, quel usage ils en ont fait, à quelle époque et sous quelle forme nouvelle chacun d'eux a employé ces tableaux, nous remontons aux sources sacrées où ils ont puisé; et nous devenons comme eux des abeilles qui , en s'arrêtant sur toutes les Heurs du passé, s'enrichissent de leur njiel ])ienfliisanl et pur.
Les fertiles oracles de Dieu, jetés çà et là à travers le domaine de l'histoire, des bénédictions et des psaumes, sont aujourd'hui bien loin de nous; mais les tleurs de ces jardins, cultivées et recueillies par les prophètes, brillent encore sous nos yeux. Quels trésors instructifs ! si nous savions en prohter.
Attachons-nous surtout à suivre pas à pas la pensée de Dieu, toujours au-('essus de la pensée des hommes, même de ceux qu'il chérissait le plus; car, quoique éclairés par le feu de l'inspiration divine, ils ne voyaient jamais que l'inspiialion humaine; tandis que Dieu, poursuivant sa roule immuable, faisait naître de la parole et des visions de ses favoris, des faits qu'eux-mêmes étaient loin de prévoir. Si nous suivions ainsi cette pensée, dans quel jour nouveau ne verrions-nous pas ce que les prophètes appellent : Le gouvernement paternel de Dieu ici-bas, et le gouvernement paternel de Dieu là-haut.
Cet éloge de Moïse placé à la lin de son histoire : Et il ne s'est plus jamais levé en Israël un prophète comme Moïse qui ait été reconnu par Dieu face à face, est rigoureusement vrai; car dans toute l'époque que nous venons de passer en revue, il n ; s'est pas montré un seul homme qui puisse lui être comparé.
Un rayon de sa lumière éclaira Samuel; mais comme Samuel n'avait ni la force ni l'énergie de Moïse, il ne futi)as eu son iiou-
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voir de sauver TÉlat, et encore moins de le ramener aux idées primitives du grand prophète, qui n'ont jamais pu être mises à exécution.
David était sensible et tendre, juste et vaillant, mais David était roi ; et les intérêts de. sa famille remportaient souvent sur rintérèt public. Il enlaça et décora la loi de Moïse de gracieuses couronnes lyriques, mais il lui fut impossible de Tétayer solidement ou de lui creuser des bases plus profondes.
La sagesse de Salomon dégénéra en raffinements voluptueux, en magnificence et en pompes de cour, qui achevèrent de dissoudre l'antique constitution du prophète.
Plus tard, Élie déploya une partie de la force de Moïse, mais alors la nation était tombée trop bas; il purifia, il dispersa, comme puritle l'incendie, comme disperse la tempête, mais il ne ranima rien.
Isaïe, et d'autres prophètes encore, ont parlé avec la bouche de Moïse. Son esprit de flamme , son regard immense semblait les animer ; mais quelles grandes actions ont-ils accompUes ? quels édilices ont-ils élevés?
Moïse seul a construit un monument éternel ! Ce monument est sorti complet de sa pensée, et son bras infatigable a travaillé sans relâche pour l'asseoir solidement sur la terre. Le premier projet était de construire avec la pierre brute des champs un autel à Jéhovah , et de faire servir allernativement ce Dieu de famille, par tous les premiers-nés du pays. N'est-ce pas là le culte le plus national, le plus épuré et le plus noble que puisse adopter un peuple rehgieux et libre ?
En promettant un pareil culte aux temps à venir, comme le point le plus élevé que la perfection humaine puisse atteindre, les prophètes se sont crus obligés de l'embellir de tout l'éclat d'un règne spirituel.
Quand Moïse se vit forcé de céder à son peuple rebelle et grossier qui voulait à toute force un veau d'or pour l'adorer, il trouva, même dans la concession qu'il lui fit, le moyen de réaliser une partie de ses vues nobles et pures ; car qu'était-ce que son tabernacle? la tente portative du législateur , dressée au milieu des tentes portatives d'un peuple nomade. L'idée du
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siincluaiiv, avec ses ténèbres iiiabordaliles et ses tables de lois placées sous les ailes du symbole du mystère, est d'une simplicité si sublime, qu'il était impossible d'y changer ou d'y ajouter, «juelque chose sans la dégrader. Le temple proprement dit n(! contenait que les pains de proposition. Ce symbole des anciens sacrifices de famille, qui consistait en festins en l'honneur de Jéhovah, était là sous les yeux de ce même Jéhovah, comme la représentation du festin le plus simple et le plus naïf. La lampe à sept branches, image de son regard qui voit tout et de tous côtés, éclairait ces pains, et sur l'autel d'or brûlait le sacrifice des parfums, symbole de la douce prière des patriarches. Le sang de l'expiation , de redevance et de vasselage envers Dieu, ne coulait que dans le vestibule.
Avec quel art il savait faire tourner au protlt de l'État chacune des pratiques religieuses qu'il s'était vu forcé d'instituer ! quelle précision dans ses lois ! Avec quel zèle infatigable n'a-t-il pas cherché à les modifier, selon les besoins et les exigences de son peuple, mais sans jamais abandonner sa pensée fondamentale! Et cette persévérance est d'autant plus admirable, qu'il avait à lutter sans cesse contre des obstacles qui eussent abattu le courage de l'homme le plus énergique.
Arrivé enfin au terme de sa carrière , il rassemble toutes ses facultés intellectuelles pour recommander ses institutions à son peuple, et il meurt en législateur nomographe qui connaît son pays, et qui a su approprier aux besoins de ce pays les lois qu'il lui a données.
Chaque pas de sa route à travers le désert, est marqué par un trait de prudence, de sagesse surhumaine. Il s'est frayé un passage à travers la mer Rouge, dont il a fait une muraille, poin empêcher son peuple de revenir sur ses pas. Quel courage, quel génie ne lui a-t-il pas fallu déployer pour dompter, gouverner, civiliser six cent mille rebelles, campés au milieu d'une contrée aride et déserte ! Non , il ne s'est plus jamais levé en Israël un prophète comme Moïse; les plus forts de ses successeurs n'agissaient qu'avec les doigis de sa main, les plus éclairés ni; brillaient que par le reflet des rayons réfractés de sa face.
C'est devant loi seul que je m'incline, Être divin, plus grand,
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plus beau, plus ailiible q-ue Moise, cl d'autant plus puissant, que tu cherchais à cacher ta puissance! Avec tes douze disciples, ignorants, grossiers et pauvres, tu as lait plus que Moïse avec ses six cent mille Israélites, car tu as l'onde Tempire céleste, le seul à qui sa nature permette d'être éternel ! Tu en as posé les fondements au-dessus de ce monde, et tu t'es borné à jeter dans la terre le grain de sem«nce qui germe, grandit et projettera à la fin des temps l'ombre ralraichissanle que tous les voyants nous ont montrée dansl'avenir! Revêtu de forces divines, lu es descendu parmi nous, et, trouvant en toi la réalisation de toutes les prophéties, même des plus contradictoires, tu as eu le courage de supporter la pauvreté , la souffrance et une mort ignominieuse, que pas une de ces prophéties ne le prédisait; mais, sur celte route seule, tu pouvais les accomplir toutes dans leur ensemble. Moïse et Élie, les deux plus puissants héros de Dieu dans le passé , se sont entretenus avec toi sur le mont sacré; avec loi, le troisième, le plus doux, le plus grand de tous 1 Tu as rempli ta mission, et tu achèveras d'accomplir les prophéties par la marche toujours progressive de ton œuvre, œuvre unique, qui n'a rien de pareil en ce monde, qu'aucun sage, aucun puissant de cette terre n'aurait pu réaliser, et dont les conséquences embrassent Téternité !
SUPPLEMENT
l'âge d'or a VENin.
IJuc vision de piopliète.
« Belle prairie des prophètes , le riche trésor de tes fleurs se déploie devant mes regards ! Oh ! qui me donnera des ailes pour planer au-dessus de vous toutes ; pour savourer la douce rosée embaumée que recèle votre sein; pour me bercer sur les pétales de la rose que le matin a fait éclore; pour dormir doucement sur cette couche des anges !
« Age d'or ! que lu es consolant, lors même que lu ne serais qu'une vision! Par loi le désert se couvre de la riante verdure
SG-i (iiMMiKi; \ii.
du Carinel , et le lis jaillit du poin dos sables hrùlaiils; par lui des roses sans épines tlcurissent sur le buisson épineux, et des ruisseaux de lait et de miel sillonnent les prairies ! L'existence de l'homme, embellie par les douces paroles qui coulent des lèvres d'un ami, c'est là ton lait et ton miel.
« Age d'or ! je vois germer le jet qui sera l'arbre de vie pour tous les peuples; ses tYuils rendront la force aux épuisés, son feuillage rendra la santé aux malades; son ombrage sera notre refuge, son bruissement sera un murmure de l'Éden, le soufllo de l'esprit du ciel !
a Age d'or! par toi Jéhovah descendra vers nous; comme un bon pasteur, il fera paître son peuple, il cherchera la brebis égarée, il ranimera sur son sein l'agneau épuisé et malade. Réjouis-toi, espèce humaine, le père des hommes sera ton frère, il sera ton ami et ton sauveur !
« 11 n'y a qu'un seul Jéhovah ! un seul porte ce nom ! Personne n'enseignera à personne à le connaître , ce Dieu, ce père que tous connaîtront. La sagesse de Dieu et la douce paix de Dieu couvriront le pays, comme les vagues couvrent les abîmes de la mer !
« 11 n'y aura plus ni séduction, ni moquerie, ni perdition sur les montagnes sacrées de Dieu! Le loup et l'agneau paîtront côte à côle ; le lion et le tigre marcheront en troupeaux apprivoisés ; le tendre enfant avancera la main dans le nid d(i lu vipère, et la vipère le caressera en jouant.
« Les peuples ne s'exerceront plus à la guerre, leurs glaives deviendront des faucilles, et leurs lances serviront de socle à la charrue ! L'olivier du père fleurira pour le lils et pour les enfants du fds ; la femme faible et délicate protégera les héros, la femme, celte douce couronne de ses enfants et de sa maison!
u Jéhovah arrive-t-il? Les cieux vont -ils s'entr'ouvrir pour verser sur nous des fleuves de nectar? Ah! que n'arrive-t-il déjà, afin que les nuées nous versent leur baume, et que la terre produise des plantes nouvelles; afin que l'aveugle voie de nouveau, que le sourd entende, que la langue du muet entonne des chants de triomphe!
« Oui, il arrive ! Pauvnis, timides et faibles, réjouissez-vous!
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Tendres agneaux , J)ondissez comme bondit le chevreuil ! Votre Dieu arrive, contemplez le roi de la paix! Votre roi arrive, il vous secourra ! Salem sort des entrailles de la terre ! Salem , la ville de la paix ! rélernelle demeure du repos et de Dieu ! Partout brûle le suave parfum de rinnocence ; partout des chants de remerciements s'élèvent vers les cieux ! La mort n'est plus ! il n'y a plus ni séparation ni gémissements, car il vient d'essuyer la dernière larme qui brillait à votre paupière, lui votre Dieu , lui votre soleil et votre ombre , lui votre agneau sur la prairie à la verdure éternelle !
« Fils de la Vierge ! palmier sacré ! je veux me reposer sous ion ombre ! Le bruissement de tes rameaux rafraîchit celui que la fatigue accable ; il donne au faible des forces célestes ! Le fruit de tes lèvres est la vie éternelle ; ton souflle est un bruissement de l'Éden ! »