Boudin noir (i
Cet accroissement dans le nombre des variétés a continué depuis 1846 d'une façon prodigieuse, puisque le Catalogue précité de M. Henry de Vilmorin en comprend six cent trente^ quarante ans après. Et encore faut-il tenir compte de ce fait qu'un changement notable avait été effectué dans l'ensemble de la collection. « En 1872, dit M. de Vilmorin, il restait environ 210 variétés. Le nombre aurait dû en être beaucoup plus grand si les ravages de la maladie n'avaient fait disparaître, depuis 1845 jusqu'en 1872, les deux tiers au moins des variétés qui composaient anciennement la collection ». On peut donc évaluer à près d'un millier le nombre des variétés que l'on a pu tirer du Solanum tuberosum^ et l'on peut dire que Ton ne peut prévoir jusqu'où pourra être porté ce chiffre déjà singulièrement élevé, en raison des moyens dont disposent les horticulteurs, c'est-à-dire le semis, la greffe, Thybridationetla fécondation croisée entre les variétés actuelles. Il n'y a pas d'exemple, dans le Règne végétal, d'une plante utile qui se prête aussi facilement aux réussites de variabilité auxquels on tente de la soumettre!
Mais d'un autre côté, quel renouvellement dans toutes les variétés acquises ! Combien de délaissées! Combien dégénèrent et disparaissent! De celles qui avaient été cataloguées en 1815, il ne reste plus guère, parmi les variétés estimées, que la ShaWy la Bonne Wilhelminey la Truffe (Taoûty la Rouge de Hollande^ la Vitelotte qui tend à disparaître, la Violette qui parait être la plus ancienne de toutes, et enfin la Kidney ou Marjolin que la culture
de primeur conservera longtemps encore parmi les plus recherchées. De nouvelles obtentions ont peu à peu pris la place de nombre d'anciennes variétés abandonnées, soit comme variétés horticoles ou agricoles. Essayons de constater l'apparition de quelques unes d'entre elles, au sujet desquelles il nous reste quelques documents à faire connaître.
Nous puisons d'abord nos renseignements dans le Journal de la Société d^ horticulture de France, dont nous nous contenterons de citer Tannée de publication. En 1872, ce Recueil nous apprend que la variété Early rose a déjà donné aux États-Unis, par la voie du semis, une nouvelle variété qui en diffère surtout parce qu'elle est tardive au lieu d'être hâtive, comme celle de laquelle elle est issue, circonstance qui l'a fait appeler Laie rose (Rose tardive)* C'est un retour, par la graine, à une forme ancestrale qui s'était trouvée modifiée, pour la précocité, dans V Early rose. Toutefois cette obtention nouvelle était signalée comme étant de meilleure qualité que cette dernière, et se conservant plus longtemps, en même temps qu'elle donnait une production plus considérable.
En 1885, M. Arnould Baltard, rapporteur d'une Commission, donnait les détails suivants sur la Pomme de terre Joseph Rigault, ainsi nommée de celui qui l'avait obtenue en 1879, et qu'un marchandgrainier de Paris avait mis au commerce en 1883. « M. Joseph Rigault^ disait-il, s'était contenté jusqu'ici de semis faits avec des graines provenant de fécondations naturelles; c^est ainsi qu'il a obtenu la Joseph Rigault du semis d'un fruit récolté sur la Feuille d'ortie qu'il suppose avoir été fécondée par la Têtard, parce que celle-ci était voisine et parce que les caractères de la Joseph Rigault ont beaucoup d'analogie avec ceux de la Têtard : il est toutefois à remarquer que la fleur d« la Joseph Rigault est rose, au dire de son obtenteur, tandis que celle de la Feuille d'ortie et celle de la Têtard sont blanches ».
Il arrive parfois que des horticulteurs font des semis de graines de Pommes de terre, sans s'inquiéter des variétés sur lesquelles ils ont récolté les fruits. Certes, le hasard peut faire que d'une graine inconnue il sorte un bon produit. Mais combien plus il y a d'intérêt à noter les variétés d'origine et à mieux connaître par comparaison ce que l'on a obtenu. Ainsi un hoBticulteur, en 1891, présentait à la Société d'horticulture six variétés nouvelles qu'il
s'était procurées par le semis. La Commission nommée pour les examiner, car elles étaient remarquables à divers titres, n'a pu les faire connaître d'une façon précise, et ces obtentions peuvent être perdues, ce qui est regrettable. Et nous ne faisons pas cette observation pour cet horticulteur seulement, mais pour tous ceux qui ne paraissent pas se douter de l'intérêt particulier qui s'attache toujours aux questions d'origine.
Il arrive aussi quelquefois qu'on présente une même variété sous des noms différents, ce qui augmente bien inutilement la nomenclature. M. Henry de Vilmorin a eu Theureuse idée, dans son École de Pommes de terre de Verrières, de soumettre toutes les variétés qu'il possède à une culture comparative; il est parvenu de cette façon à établir une sorte de synonymie entre des mêmes types de noms différents, et à pouvoir éliminer des variétés similaires inutiles à conserver. Son Catalogue méthodique précité est instructif à ce point de vue : nous ne pouvons qu'y renvoyer le lecteur. Mais nous citerons ici les noms des variétés qu'il signale comme les plus importantes de la Liste. Ce sont, parmi les Jaunes rondes : Bonne Wilhelmine, Shaw {ou Ckave)^ Jaune ronde hâlive^ Ségonzac (dont la Saint-Jean n'est qu'un synonyme), Séguin^ Paterson's Vic^ toriay Championy Van der Veer^ Jeanci [ou Jeuxey), Chardony Flocon de neige, Bresee's proli/ic; parmi les Jaunes longues lisses: Kidney ou Marjolin, Marjolin-Tétardy A feuille d'ortie, Marjolin tardive, Lapstone [ou Anglaise), Dawes Machtless, Royal Ashleaved Kidney, King of Flukes, Calico [Rubannie), Saucisse blanche-, parmi les Rouges rondes : Timffe d'août, Farineuse rouge, Merveille d'Amérique; parmi les Rouges longues lisses : Rouge de Hollande, Kidney rouge Hat, Rognon rose; parmi les Rouges aplaties : Early rose [ou Rose hâtive). Saucisse [ou Généreuse); parmi les Rouges longues entaillées : Vitelotte à chair blanche; parmi les Panachées violettes : Blanchard; parmi les Violettes rondes : Violette (peut-être la plus ancienne des variétés) ; et parmi les Violettes longues : Rognon Violet [ou Quarantaine Violette.
Pour établir son classement^ M. de Vilmorin s'est servi d'abord des anciennes divisions fondées sur la couleur et la forme des tubercules^ puis il les a sectionnées d'après les caractères fournis d'abord par les germes, ensuite par les fleurs. C'était tout ce qu'il
pouvait faire, dans Tétat actuel des choses, pour éclaircir quelque peu la question de la distinction entre elles des très nombreuses variétés actuellement connues.
Dans le Développement d'une Conférence faite au Concours agricole général de Paris, le 30 janvier 1888 (2* édition, 1893), par M. H. de Vilmorin sur les Meilleures Pommes de terre^ nous trouvons certains renseignements qui trouvent leur place ici. « Le terme de trente ans, dit M. de Vilmorin, fixé dans le rapport d'une récente enquête parlementaire anglaise, comme la durée moyenne de Texistence d'une Variété de Pomme de terre, me parait beaucoup trop court. Je trouve, en effet, dans les races encore en faveur et communément cultivées aujourd'hui, quatre noms qui figurent depuis 1815 dans la Collection de la Société d'Agriculture; ce sont: la Bonne Wilhelmine et la Chave [ou Shaw) (jaunes rondes), la Kidney hdlivey qui a pris depuis lors le nom de Pomme de terre Marjolin et qui demeure la meilleure des jaunes lisses pour la culture sous châssis, et la Rouge de Hollande, encore très appréciée, sous le nom de Cornette rose, aux environs de Cherbourg. En outre de ces quatre variétés, auxquelles il conviendrait d'ajouter la Vitelotley rouge entaillée, j'ai encore, dans la même collection, d'autres Pommes de terre qui datent de 1815, mais qui ne se rencontrent plus actuellement dans la culture usuelle. L'une d'elles, la Bleue des Forêts, rappelle par son nom le temps où la Ville de Luxembourg était le chef-lieu du Département français des Forêts. Voilà donc un bon nombre de variétés qui ont près de quatrevingts ans d'âge et dont plusieurs peuvent, sans exagération, être dites aussi vigoureuses qu'au premier jour. Ce qui a dû, à mon sens, contribuer à accréditer la croyance à la durée éphémère des variétés de Pommes de terre, c'est la prompte décadence de bien des variétés fort vantées et prônées, mais aussi rapidement délaissées qu'adoptées ».
M. de Vilmorin, dans cette même Conférence, avait signalé un fait qui par lui-même a une assez grande importance et dont il faut tenir compte, au point de vue de la culture des variétés potagères.
« En Angleterre, disait-il, on opère d'une façon plus systématique qu'en France. La richesse en fécule, la franchise de goût, la résistance à la maladie et le peu de développement des fanes sont
les caractères que l'on recherche principalement. [Malheureusement nous ne pouvons pas toujours profiter'en France des progrès réalisés en Angleterre, parce que la préférence de nos compatriotes, pour les Pommes de terre à chair jaune les rend souvent très réfractaires à Tadoption des races à chair blanche^ pour lesquelles les Anglais ont , au contraire , une prédilection marquée.,. »
« Mais s'il y a entente à peu près complète sur ce point, ajoutait-il plus loin, combien de divergences sur les caractères extérieurs recherchés dans les diverses localités. Ici, les Pommes de terre rondes sont préférées; ailleurs, ce sont les longues. Beaucoup de gens n'admettent que les jaunes; d'autres tiennent pour les rouges, d'autres encore n'admettent pour parfaites que les violettes ou les noires. Et puis Tépoque de consommation a une grande importance. Il faut des races hâtives, de demi-saison et tardives au point de vue de l'emploi comme au point de vue de la récolte ; des races qui soient bonnes à manger à peine mûres et d'autres qui se conservent longtemps avec toutes leurs qualités pour être consommées à la fin de la saison. Gomme dans les Poires de table, il y a dans les Pommes de terre des variétés d'été, d'automne et d'hiver» de sorte qu'il est bon de ne pas se contenter d'échelonner les plantations, mais, en outre, de cultiver plusieurs variétés différentes, si l'on veut avoir toute l'année des Pommes de terre bien à point. »
Quant aux meilleures Pommes de terre signalées par M. de Vilmorin dans sa Conférence^ ce sont, pour les potagères : la Bonne Wilhelminey la Jaune ronde hâtive ^ la Modèle, leL Séguin {oxxDe Lesquin)^ la Quarantaine plate hâtive, la Marjolin (ou Quarantaine^ ou Kidney hâtive), V Anglaise (ou Royal Ash-leaved Kidney), la Victor^ le Caillou blanc (ou Lapstone ou Boulangère), la Mar^ jolin-Tétard, le Flocon de neige (ou Snowflake)^ la Feuille d'ortie^ la Belle de Fontenay, la Quarantaine de Noisy (ou Marjolin tardive), le Magnum Bonum, la Corne blanche, la Kidney rouge hâtive, la Rouge de Hollande, VEarly rose (ou Rose hâtive), la Prolifique de Bresee, la Saucisse, la Pousse debout, la Vitelotte, la Blanchard^ la Violette ronde^ la Quarantaine violette, la Négresse. Pour les Pommes de terre fourragères, la Shaw (ou Chave), et ses quasi synonymes, la Saint- Jean, la Segonzac, la Deuxième hâtive des en-
virons de Paris, la Chardon, la Jeuxey (ou Jeancé, ou Vosgienné), la Canada, Y Institut de Beauvais^ la Merveille d'Amérique, la MeUleure de Bellevue. Pour les Pommes de terre industrielles : Vimperator [o\i Richter' s Imperator), la Géante sans pareille^ la Farineiise rouge (ou Red skin flour bail), VAspasie, la Géante bleue (ou Blaue Riesen).
On nous permettra de faire remarquer que le premier classement des variétés avait été fait d'après la forme des tubercules et leur couleur. On avait ainsi établi d'abord une sorte de gradation du blanc ou jaunâtre au rose, puis au rouge et au violet plus ou moins foncé ou presque noir, c*est-à-dire d'après une abondance plus ou moins grande de la matière colorante rouge ou violacée qui se trouve dans le tubercule. Cette matière existe, on peut le dire, toujours dans la plante, car lorsqu'elle ne se manifeste pas sur l'épiderme du tubercule, elle manque bien rarement d'apparaître soit dans les germes, soit dans les fleurs, ce qui a permis à M. de Vilmorin d'établir, dane les premières grandes divisions, des sections basées sur ces deux derniers caractères. Comme il existe cependant, dans les Pommes de terre jaunes, plusieurs variétés à germes blancs et à fleurs blanches, on pourrait les considérer comme les premières de la série graduée des tissus imprégnés de matière colorante, laquelle se continuerait successivement jusqu'à la coloration intense de la section à tubercules violets, off'rant germes violets et fleurs violettes. On a cru, il y a quelque temps, que l'on pourrait préjuger de la couleur des fleurs d'après celle des germes ; mais les sections de M. Vilmorin nous montrent que si, en eflet, les germes blanchâtres (à l'obscurité), ou verdâtres à la lumière, correspondent assez souvent avec la présence de fleurs blanches, il arrive également qu'on peut obtenir des fleurs blanches avec des germes roses, rouges ou violets.
Actuellement, de nouvelles variétés commencent à se répandre, dont on ne fait pas toujours connaître les relations qu'elles peuvent avoir avec les variétés préexistantes. En France, il semblerait qu'on se désintéresse de la création de variétés nouvelles. Cependant, M.Paul Genay, à Bellevue-Chanteheux, en a fait connaître deux mi-tardives, assez estimées, la Canada blanche et la Meilleure de Bellevue. M. Lamare, à Bayeux, de son côté, en a obtenu, par voie de sélection, après fécondation de fleurs par divers pol-
lens, qui ne sont pas sans mérite. Le Bulletin de t Association syndicale des Agriculteurs de V Arrondissement de Bayeux (Mars 1896) a fait connaître les huit suivantes : 1" Variétés agricoles à grand rendement : Syndicat agricole (Junon par divers); Vaulaville (ibid.); Duc Guillaume [Imperator p?ir divers); Belle de Bayeux (ibid.); Couespel (ibid.); De Caumont [Institut de Beauvais par divers); 2* Variétés de table : Louise [Imperator par Royale) et Des ixourmets (Saint-Patrice par divers). Le même obtenteur possé-
Fig. 83. — Tubercules de la variélé anglaise Windsor Castle, Reproductiou d*une photographie delà Conférence intitulée uPotatoes» par M. Arthur Sutton (1895). La plus estimée des obtentions de la maison Sutton (1/2 grand, nat.).
dait déjà. la Variété digricole Lamare et Madame Lamare, variété de table. M. Hyacinthe Rigaud, de son côté, a exposé tout récemment une belle variété rouge, Maxime Cornu, d'échantillons reçus de M. le Professeur du Muséum.
En Angleterre, la maison Sutton, à Reading, a fait connaître, comme nouvelles variétés de table : Sutton s Al, belle Pomme de terre précoce (1895); Harbinger, très hâtive (1894); Ringleader; Early Régent ; Triumph \ Windsor Castle ; Satisfaction ; Flourball et Magnum Bonum ; toutes obtentions assez récentes, dues aux soins de MM. Clarke, attaché à la maison Sutton, et à M. Robert
Fenn.Puis M. Findlay obtient, comme variétés de table : Uptodaie et Lady Frances.
En Allemagne , on s'attache surtout à obtenir des variétés agricoles à grands rendements. M. Richter, Foblenteur à^Imperatory a réussi à obtenir également d'autres variétés estimées : Bis^ marcky Borussia^Allemannia^ Kiepert-MarienfeldCy Koppe-Wollup (Imperator X Perle), Kaiserin Augusta, Amor (provenant de Reichskanzler), Glôbus, Juvel, Ovale Fruhblaue, D^ von LuciuSy D^ von Eckenbrecher^ Profi Oehmichen, Prof Mœrcker^, etc. M. Paulsen rivalise avec M. Richter pour ses excellentes obtentions, savoir : Juli^ Kleopatra [Z{\debel X Eier), Ninon (prov*^ de Daber)y Rothauge (prov^® de Grosser Kurfursl), Hebe^ HeUos {Imperator X Simson), Phœbus, Gloria {Atheney^Simson)^ Jung Baldur^ Cupidoy Viola, Pretiosa, Germannia, Hannibal^ Adonis^ Amylum (Atkene X Simson), Sirius (prov<=® d'Imperator)^ Ceesar (prov*^ d'^tkene)j Karl der Grosse (prov^® de Juno)y Montblanc (prov«« àHImperalor)y Blaue Riesen^ Simson^ Fiïrst von Lippe, Athene, Aspasia^ Frigga, etc. M. Gimbal, marchant sur les traces de ses devanciers, a obtenu de son côté : D. von Seydewiiz^ Président von Juncker, Neue Zmebely Wilkelm Korn, Comte Pûnckler-Burghauss, et Max Eith.
D'un autre côté, on cultive, en Bohème, les variétés nouvelles suivantes obtenues par M. T>o\kovfs\i\\ Zagloba^ Korczaky Prawdzic et Tarczala.
Enfin, MM. Haage et Schmidt, à Erfurt, ont dans ces dernières années mis au commerce, une collection de vingt variétés du Chili, très diflférentes les unes des autres, dont ils ont obtenu des tubercules très présentables : Il nous a paru tout d'abord qu'il y aurait quelque intérêt à cultiver ces diverses variétés, originaires des territoires où le Solanum tuberosum croît spontanément. Cette culture n'a pas produit tout ce que nous en attendions d'intéressant. M. Lamare, à Bayeux, un de nos habiles semeurs, n*en a pas
1. — M. Tibulle CoUot, à Maizières (Haute-Marne), qui l'ait une culture raîsonnée des variétés nouvelles, signale cette variété Prop Mœrcker comme supérieure à VImperator, Il déclare être très satisfait de quelques autres obtentions de ^M. Richter, Paulsen et Cimbal, et vante en particulier la Jaune d'or de Norvège comme étant de premier choix au point de vue culinaire.
retiré non plus tout le profit qu'il en espérait, à ce qu'il a bien voulu nous déclarer. Cependant, il ne faut pas trop dédaigner ces variétés chiliennes : il en est quelques-unes» assez productives pour faire croire qu'on pourra en tirer parti. Ce petit nombre fleurit et fructifie et rendrait des services pour les fécondations croisées. Toute cette collection comprend les variétés dont les noms suiver^t: Americana^ Araucaria blanca. Araucaria musca, Bolera, Caballeray Cabritas ou Michunnes^ Cauchau, Cauqui^ DoyeSy Francesa colorada^ Francesa negra^ Huaichal^ Inegu^ Mangu blanca^ Mangu negray Murta^ Pastaaesa, PilUpicum, du Lac Llanguihue et Yacuyes.
Nous avons cultivé également des tubercules des variétés suivantes, provenant de la collection Vilmorin : Violette de Tarna^ Violette de Matacuna^ Murta ^on Chili^ du Paraguay. Ces variétés sont très peu productives et ne nous ont pas paru se signaler par des caractères particuliers.
Quatre autres variétés étrangères ont été citées par M. Arthur Sutton, dans sa Conférence précitée, comme curieuses à divers titres : ce sont Papa amarilla du Pérou, Sud Africa^ Rocky Moun^ tains et Fir Apple. Nous sommes de l'avis de M. Sutton : ces variétés se recommandent à l'attention par des qualités difi'érentes et très singulières.
On voit, par tout ce que nous venons de dire ci-dessus, que notre Pomme de terre (Solanum tuberosum) est un type spécifique de grande puissance, qu'on pourrait croire capable de variera Tinfini.