VII. - PROCÉDÉ DU PROVIGNAGE DES TIGES DE POMMES
Lors de Tintroduction en France de la Pomme de terre, on avait coutume d'employer ce procédé. Olivier de Serres, dans son Théâtre d'Agriculture et Mesnage des champs^ publié en 1600, disait à ce sujet : « De chacun cartoufle* sort un tige, faisant plusieurs branches, s'eslevans jusqu'à cinq ou six pieds, si elles n'en sont retenues p^v provigner. Mais pour le bien du fruict% Ton provigne le tige avec toutes ses branches, dès qu'elles ont altainl la hauteur d'une couple de pieds; d'icelles en laissant ressortir à Taer, quelques doigts, pour là continuer leur ject : et icelui reprovigner^ à toutes les fois qu'il s'en rend capable, continuant jusques cela au mois d'Aoust: auquel temps les jetions cessent de croistre en florissant, faisans des fleurs blanches, toutefois de nulle valeur. Le fruict naist quand-et les jettons*,à la fourcheure des nœuds, ainsi