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XI. - CULTURE DES VARIÉTÉS POTAGÈRES

Ce qui a été dit plus haut, à propos de la Culture des variétés industrielles et fourragères, s'applique en grande partie à celle des variétés potagères. Celle-ci ne se fait que sur une étendue de terrain beaucoup plus restreinte et n^exige que Temploi des outils ordinaires du jardinage. Il ne s*agit pas non plus, dans cette culture, de choisir des variétés à grand rendement, mais plutôt des variétés de table^ dont la qualité l'emporte sur la quantité. On recherche en général, pour le potager, à obtenir trois sortes de produits : des Pommes de terre de primeur, pour la consommation du Printemps, des hâtives pour celle de l'Eté, des tardives pour celle d'Automne et d'Hiver. Avant de parler de la culture de primeur, qui demande des soins particuliers, voyons de quels soins la culture ordinaire des Pommes de terre peut être l'objet dans le potager.

« Cette culture est des plus simples, disent MM. Decaisne et Naudin dans leur Manuel de VAmaleur des Jardins (1871). On les reproduit par la plantation des tubercules en rigoles, à 15 ou 16 centimètres de profondeur, dans une terre ameublie, légèrement fumée avant la plantation ou après une fumure d'un an qui a déjà alimenté une récolte de légumes. Si on fume au moment de la plantation, on doit poser le fumier, par poignées, sur les tubercules et non au-dessous. La distance à mettre entre les plantes est en moyenne de 50 centimètres; elle varie cependant suivant que les races employées donnent des touffes plus fortes ou plus faibles. Lorsque les pousses ont 18 à 20 centimètres, on sarcle et on butte en accumulant la terre autour de leur pied, pour favoriser le développement des jels souterrains sur lesquels naissent les tubercules. Cet usage n'est cependant pas général. La récolte se fait quand les fanes ont jauni, en tenant compte de l'époque de maturité qui diffère considérablement d'une race à l'autre... Après la récolte des Pommes de terre, on doit mettre tout de suite en réserve

les tubercules qu'on destine à servir de semence pour Tannée suivante, et on choisit pour cela, sinon les plus gros, du moins ceux d'une belle grosseur moyenne. Si on tenait à ne pas les planter entiers, il faudrait les couper trois semaines ou un mois après la récolte, en long plutôt qu*en travers, afin de conserver des yeux aux deux fragments, qui doivent être à peu près égaUx. La plaie se sèche assez promptement, et les tubercules se conservent bien si on les tient au sec, dans des caisses à claire-voie ou dans des paniers suspendus. Il faut éviter de les mettre à la cave, à cause de la chaleur qui les fait germer en Hiver et par là les épuise. On a remarqué que les tubercules coupés en deux au moment où ou va les planter donnent toujours des récoltes plus faibles que ceux qui Font été avant THiver. L'époque de la plantation est, en moyenne, le milieu d'Avril pour le Nord de la France ; cette époque avance de quinze jours à un mois ou même plus pour les diverses régions du Midi. En général on la fait presque partout trop tardivement, et avec des tubercules déjà en partie épuisés par les pousses étiolées qu'ils ont faites dans les caves. La récolte non plus ne doit pas être tardive ; il faut arracher les Pommes de terre dès que les fanes ont jauni ».

On conçoit que la culture de primeur exige beaucoup plus de soins. Elle se fait avec la variété anglaise Kidney, dite Marjoliii ou Quarantainey apportée d'Angleterre en 1815, et qui paraît avoir servi à cette culture depuis 1840. On la dispose, pendant l'automne sur des claies : elle développe alors son bourgeon terminal qui devient très vigoureux. On plante alors, dans le mois de Janvier, ses tubercules un à un dans des pots de 20 centimètres, le germe dressé; puis Ton enterre ces pots dans le terreau d'une couchiî tiède, que Ton couvre d'un châssis. On aère toutes les fois que la température le permet, et Ton arrose suivant les besoins. La végétation se développe peu à peu, les tiges toutefois ne s'élèvent que médiocrement, et lorsque les feuilles inférieures jaunissent, vers la fin de Mars, on peut récolter d'assez présentables tubercules. On peut opérer de même, mais sans pots, en plantant des tubercules-semence dans le terreau môme de la couche, vers le 15 Février. On récolte dans ce cas fin Avril ou au commencement de Mai.

Cette culture hâtive pourrait être pratiquée de même en Mars;

mais en Avril on peut cultiver en pleine terre, en abritant de la gelée si elle venait à se faire sentir.

La Maison Vilmorin-Andrieux et O®, dans son Traité des Plantes potagères (1883), résume ainsi cette culture forcée : « Elle se fait sous châssis et sur couche plus ou moins chaude. On peut la commencer dès le mois de Décembre ou de Janvier, et continuer les plantations de mois en mois, jusque dans le courant de Mars. On emploie surtout pour cette culture la Pomme de terre Marjolin hâtive, dont les fanes sont très peu développées. On peut commencer à arracher des tubercules deux mois et demi ou trois mois après la plantation ».

La culture en pleine terre s'y trouve également résumée en ces termes : « Les Pommes de terre se plantent ordinairement dans le courant du mois d'Avril en poquets espacés en tous sens de 0",40 à 1"',20, selon le développement que prennent les différentes variélés. Les tubercules entiers, mais de dimensions moyennes, sont les plus avantageux à employer comme semence. Ils doivent être recouverts, au moment de la plantation, d'environ 0",10 à 0",12 de terre. On est dans Tusage de les butter lorsque les tiges sont sorties de terre d'environ 0"',15 à 0°»,20, en même temps qu'on donne le second binage. Le buttage n'est pas indispensable, mais il a l'avantage de faire que les tubercules sont mieux ramassés au pied de la plante, et que l'arrachage devient plus facile*. Les Pommes de terre mûrissent, ou du moins deviennent bonnes à consommer, suivant les variétés, depuis le commencement de Juin jusqu'à la fin d'Octobre. Quand les tubercules destinés à la-plantation ont pu être exposés d'avance à Tinfluence de l'air et de la lumière, la végétation en est ordinairement d'autant plus vigoureuse et plus hâtive ».

Il est important de s'assurer que les tubercules-semence ne présentent aucun signe dénotant des maladies externes ou internes, qui pourraient compromettre la récolte future en infectant les tubercules de nouvelle formation, ou qui seraient susceptibles de

1. — Nous feroas remarquer que le buUage est nécessaire, lorsqu'on cultive des variétés dont les tubercules se développent à la surface du sol et verdissent lorsque les tiges ne sont pas buttées. D'un autre côté, le buttage est utile pour préserver les tubercules des atteintes du Phytophtora,

pourrir par Tactioii des parasites qu'ils renferment. Un procédé qui serait peut-être difficilement applicable pour les plantations agricoles, étant donné le grand nombre de tubercules à employer, le serait facilement pour les plantations des cultures potagères. Il consiste à laver, ou tout au moins à mouiller (s'ils ne sont pas trop couverts de terre) tous les tubercules-semence avant de les enfouir dans le 5;ol. Ce mouillage fait ressortir très nettement, sur Tépiderme des tubercules, les maladies dont ils peuvent être déjà atteints et qui pourraient produire des avortements ou des contaminations ultérieures. En examinant très rapidement ces tubercules mouillés, on rejetterait tous les malades, en particulier ceux attaqués par la Gale et le Rhizoctone ou présentant les taches brunâtres caractéristiques des pénétrations du Pseudocommis ou des Microcoques, et Ton aurait ainsi l'assurance, si le sol n'est pas déjà contaminé, d'obtenir de meilleurs résultats de la plantation.

Choix de variétés pour la culture potagère, — Il n'est pas sans intérêt, pour cette culture, de faire choix des variétés qui, tout en donnant des produits rémunérateurs, se distinguent plus particulièrement par des qualités spéciales dont l'art culinaire puisse tirer habilement parti. Nous avons vu que la Marjolin était la variété naturellement désignée et employée pour les cultures de primeur. Mais son rôle ne peut aller plus loin, et pour la culture ordinaire il convient de s'adresser à d'autres variétés, plus estimées sous beaucoup de rapports.

M. Henry de Vilmorin a publié, en 1893, la 2* édition d'un Mémoire fort intéressant sur ce sujet, intitulé Les Meilleures Pommes de terre. C'est le développement d'une Conférence qu'il a faite le 30 janvier 1888 au Concours agricole général de Paris. On y trouvera beaucoup de renseignements fort instructifs que nous ne pouvons reproduire. Nous rappellerons seulement ici cette juste et curieuse observation, que la préférence qu'ont les Français pour les Pommes de terre à chair jaune les rend souvent très réfractaires à l'adoption des races à chair blanche^ pour lesquelles les Anglais et les Américains ont, au contraire, une prédilection marquée.

Les variétés recommandées par M. de Vilmorin pour la culture potagère sont les suivantes. Parmi les plus anciennes, très recommandablea encore, la Bonne Wilhelmine (jaune ronde) et la Rouge

de Hollande, qui datant de 1815, se sont très bien conservées jusqu'ici. Viennent ensuite, comme plus nouvelles et généralement appréciées, parmi les jaunes rondes, une sous-variété de la Chave ou Shaw, la Jaune ronde hâtive, la Pomme de terre Modèle, la Lesquin ou Séguin^ la Quarantaine plate hâtive', parmi les jaunes longues, la Marjolin hâtive ou Kidney hâtive ou Quarantaine de la Halle, la Royale ou Anglaise, ou Royal Ash-leaved Kidney, la Victor, le Caillou blanc ou Boulangère, ou Lapstone, la Marjolin- Têtard, le Flocon de Neige ou Snowflake, la Joseph Rigault, la Feuille d Ortie, la Belle de Fontenay, la Quarantaine de Noisy ou Marjolin tardive, ou Hollande de la Halle, la Magnum bonum, la Corne blanche; parmi les rouges, la Kidney rouge hâtive, la Bose hâtive ou Early rose, la Prolifique de Bresee, la Saucisse, la Pousse debout; parmi les violetles, la Blanchard, la Violette ronde, la Quarantaine Violette et la Négresse, Nous citerons encore la Vitelotte, très estimée à juste titre mais qui est devenu malheureusement beaucoup trop peu productive; et nous nous permettrons d'ajouter à la liste ci-dessus, une ancienne variété jaune longue, la Vierge, très productive et d'excellente qualité, ainsi que des variétés nouvelles, la Chancelor (jaune oblongue), la Garibaldi {vouge oblongue), la Juli de Paulsen (longue à chair jaune), la variété Jaune d'or, de Norvège (ronde jaune) dont on dit le plus grand bien, enfin la T/'w^, curieuse d'aspect par son épîderme craquelé

Du reste, les Catalogues courants des Maisons qui se livrent au commerce des Pommes de terre peuvent être, chaque année, consultés avec profit par les amateurs : les Catalogues de Vilmorin, Andrieux et C'®, de Forgeot et C*® à Paris, de Léonard Lille à Lyon, des spécialistes comme les Joseph Rigault et Hyacinthe Rigault à Groslay, Tibulle CoUot, à Maizières, etc., fournissent tous les renseignements désirables ; la maison Haage et Schmidt, à Erfurt, publie aussi un Catalogue de nombreuses variétés allemandes, dont certaines sont recherchées, et en Angleterre, le très important Établissement Sutton et Sons, à Reading, fait paraître tous les ans la série des gains nouveaux obtenus dans ses cultures, les plus estimés sur les tables anglaises. Nous ne pouvons indiquer ici toutes les Maisons bien connues des personnes qui ne cultivent que les variétés de premier choix.

Enfin, Ton pourra tenir compte des résultats que MM* Bussard

et Goiidon, ingénieurs-agronomes, ont fait connaître récemment, de leurs recherches et expériences sur la valeur culinaire d'un certain nombre de différentes variétés de Pommes de terre. Nous dirons d'abord qu'ils ont été conduits à en conclure que .cette valeur culinaire est directement proportionnelle à la teneur en ma^ tières azotées totales que renferme la Pomme de terre, et inversement proportionnelle à sa richesse en fécule.

Voici comment se trouvent classées les variétés qu'ils ont analysées :

l** Variétés à saveur fine : Belle de Fontenay ^ MarjoUn hâtwe, Marjolin-Tétard^ Fleur de pêcher ^ Chave^ Roy aie y Semis B de M. H. Rigault. Ces variétés renferment de 21 à 25 de matières azotées pour 100 de fécule ;

2'» Variétés à saveur agréable : Quarantaine de la Halle^ Hollande jaune^ Hollande rouge, Violette longue, Vitelotte, Lesquin, Caillou blanCy Aurora. Ces variétés contiennent de 16,9 à 18,8 de matières azotées pour 100 de fécule ;

3*» Variétés passables : Pousse-debout^ Victor^ Rognon rose, Rother Salât ^ Saucisse, Flocon de neige ^ Merveille d'Amérique. Ces variétés renferment de 16 à 17 de matières azotées pour 100 de fécule.

Les variétés les moins recommandables ne contiennent plus que 8,4 à 15,8 de matières azotées pour 100 de fécule. Ce sont presque toutes des variétés industrielles ou fourragères, telles ({ue. Éléphant blanc, Champion, Semis A de M. H. Rigault, Farineuse rouge, Géante bleue, Institut de Beauvais, Junon, Magnum bonum, Early rose. Négresse^ Richter's Imperator. Ce n'est pas cependant que quelques-unes de ces dernières variétés n'offrent certaines qualités culinaires qui ne sont pas à dédaigner.

Engrais. — Pour les variétés agricoles, nous avons parlé des engrais, à propos de la préparation du sol pour la culture. Nous dirons ici quelques mots des engrais qui sont utilisés pour favoriser le développement des Pommes de terre potagères. On peut dire qu'en général, on se préoccupe dans la petite culture de préparer le sol pour y cultiver d'abord des variétés de primeur, puis des précoces, de telle sorte que le terrain se trouve ensuite tout préparé pour y installer d'autres cultures de légumes. Les platesbandes, consacrées aux Pommes de terre moins hâtives, sont dis-

posées de façon à pouvoir servir également à des cultures automnales.

M. Courtois-Gérard conseillait de se servir, pour engrais, des fumiers des divers bestiaux, en donnant aux sols légers du fumier fermenté, avancé en décomposition , et aux terres fortes ou compactes du fumier récent qui achève de se décomposer dans le sol.

M. Hyacinthe Rigaud, dans son Instruction sur la culture des Pommes de terre hâtives, où il fait connaître les procédés d'un cultivateur expérimenté, dit avec raison : a La Pomme de terre» figure entre les quelques plantes peu nombreuses dont on peut faire revenir la culture, plusieurs années de suite, sur le même terrain, avec l'aide d'abondants engrais. Elle trouve dans les engrais qu'on lui donne tous les éléments indispensables à une bonne végéta-

Fig. 157. — CUyeUe.

tion. Depuis les savantes recherches des chimistes agricoles, nous savons que chaque plante puise, dans le sol et les engrais, des éléments distincts et les plus convenables à sa nutrition. Les plus favorables à la Pomme de terre sont la chaux, la potasse et l'acide phosphorique. Les éléments minéraux sont plus agissants particulièrement sur le développement des tubercules, tandis que les éléments organiques, qui contiennent beaucoup d'azote, poussent au développement des fanes. Quand l'azote domine, c'est toujours au détriment des tubercules. »

11 en résulte que le terreau, qui rend de très grands services dans les jardins potagers, gagne, pour la culture des Pommes de terre, à être mélangé avec des engrais minéraux phosphatés.

Germination des tubercules de primeur. — Nous avons dit plus haut qu'il était reconnu nécessaire, pour cette culture de primeur, de faire germer les tubercules avant la plantation, et qu'on se ser-

vait pour cela de clayettes. M. Hyacinthe Rigaud, dans son Instruction précitée, nous en fait connaître Torigine.

a Quand on a commencé, aux environs de Paris, dit-il, à cultiver en grand la Pomme de terre Marjolln^ on s'est aperçu qu'il fallait beaucoup de soins pour réussir avec celte variété, qui souvent produisait seulement des tubercules insignifiants autour du tu-

^Hiv

Fig. 158. — Une récolte de Pommes de terre de la variélé Satisfaction de Sullon. Reproduction d'une photot^rnphiede la Conférence intitulée Poiatoes, par M.Arthur Sutton (1895).

bercule-semence. Alors on a jugé qu'il fallait les faire germer antérieurement à la plantation. Dans certaines localités, on s'est servi de paniers ou de bourriches; dans d'autres, on faisait germer sur des tablettes. A Groslay, où je réside, on s'est servi d abord de clayettes d'osier. Puis, dans Thiver de 1853-1854, un cultivateur se mit à fabriquer des boîtes en bois, avec un fond à claire- voie. Un autre y mit des pieds; enfin un troisième leur donna la forme

définitive qui a depuis servi de modèle... Ce système offre l'avantage très grand de pouvoir caser une quantité considérable de boîtes dans un espace très restreint... Maintenant, nous faisons germer avec ces clayettes toutes les variétés de Pommes de terre, tardives comme hâtives, ce qui donne toujours de Tavance. Cet emploi de boîte n'est pas très onéreux, comparativement à l'avantage qu'il procure ».

Récolte. — L'arrachage desPommes de terrese fait habituellement et rapidement dans les jardins avec le boyau, qui est une sorte de houe à deux dents. C'est une récolte intéressante, en ce sens qu'on pourrait presque l'appeler la recherche de Tinconnu. En effet, que va-l-il sortir du pied que l'on arrache? Par la force des tiges, comme par leur faiblesse, on peut, il est vrai, présumer à l'avance que In récolte sera productive ou médiocre. Mais que de doutes on doit garder sur le résultat! Les tubercules peuvent apparaître fort beaux, ou dans un triste état, piqués, rongés bu malades. Ils peuvent être nombreux, mais petits, ou bien gros, mais alors rares. M. Edmond Couturier, dans VAgricullure moderne (1896). nous semble avoir très bien exprimé cette idée. « La récolte des Pommes de terre, dit-il, est sans contredit une des plus attrayantes. Je parle, bien entendu, de la récolte faite par le propriétaire lui-même, et par des amis venus pour y participer en amateurs. L'attention y est continuellement tendue : on marche à la découverte, car on se trouve dans l'inconnu. A chaque coup de crochet donné, on met à l'air un produit plus ou moins important par son abondance ou par sa beauté. Tantôt c'est un succès exceptionnel, tantôt c'est une complète déception ».

La récolte faite, et autant que possible par un temps beau et sec, il ne restera plus qu'à faire le choix des tubercules-semence, pour Fanfiée suivante, que l'on disposera sur des clayettes. Quant aux tubercules de consommation, Ton devralesconserverdifféremment, c'est-à-dire à Vabri de la lumière pour qu'ils ne verdissent pas, et prendre soin de détruire les pousses sur ceux qui viendraient à germer. 11 appartient à chacun de prendre à ce sujet les mesures les plus convenables pour assurer cette double conservation.

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