‹ Histoire de la presse franco-américaine [microforme]Chapitre 102 sur 220 · PROFESSEUR J.-L.-J. DUPUY · texte numérisé non relu

PROFESSEUR J.-L.-J. DUPUY

C'est le titre sous lequel est désigné M. J--L.-J. Dupuy parce qu'avant d'être journaliste il fut professeur dans des maisons d'éducation au Canada. Ce qui suit à son sujet est pris textuellement dans le Guide Français de Fall-River de 1910.

Après vingt ans de service actif dans notre presse américainefrançaise, le Prof. J.-L.-J. Dupuy est aujourd'hui le doyen des journalistes français qui sont nés aux Etats-Unis.

Il naquit à East Douglas, Mass., le 23 mai 1860, de François Dupuy et de Marguerite Bourbonnière, et fut baptisé à l'église St-Paul de Blackstone, Mass., par M. le curé J.-S. Sheridan.

À peine âgé de 9 ans il perdait son père et sa mère à Ste-Hélène de Bagot, P. Q., et était confié aux soins de son oncle, M. l'abbé J.-B. Dupuy, alors curé de St-Sébastien d'Iberville, et aujourd'hui en repos au Précieux-Sang, à St-Hyacinthe. M. l'abbé J.-P. Dupuy, un autre de ses oncles, qui fut successivement curé de Notre-Dame de Bonsecours du Richelieu, de St-Grégoire-le-Grand et de Farnham, où il mourut en 1900, le prit ensuite sous sa protection et lui fit faire des études commerciales, classiques et théologiques.

Il fit son cours classique partie au Petit Séminaire de Monnoir, partie au Séminaire de St-Hyacinthe, puis il étudia la théologie au Grand Séminaire de Montréal.

En 1890 il commençait sa vie de journaliste à la Patrie de Cohoes, N.-Y. Il fut ensuite employé à divers journaux. En 1891 et 1892 il était collaborateur de L'Espérance de Central Falls, avec bureau à Woonsocket, R.-I., et en 1893 rédacteur du Progrès à Manchester, : N.-‘. Il fut ensuite collaborateur de L'Indépendant de Fall-River, avec bureau à New-Bedford, Mass., en 1893 et 1894. Puis il passait quelques mois en repos à la Nouvelle-Orléans, en Louisiane, chez des parents. En 1895 il éteit reporter à la Presse de Montréal, puis prenait quelques mois de repos à Sherbrooke, P. Q., chez des parents. En 1896 il était encore collaborateur à L'Espérance de Central Falls, puis reporter et rédacteur de la Tribune à Woonsocket, R.-I. Après avoir été rédacteur du Jean-Baptiste à Pawtucket, R.-I., en 1897 et 1898, il était collaborateur à L'Etoile à Lowell, puis rédacteur du Courrier National à Lawrence, Mass., en 1900.

En 1900 et 1901 il fut successivement rédacteur du Connecticut à Waterbury, et du Canado-Américain à Norwich, dans le Connecti-

Silhouettes de journalistes 251

cut, ainsi que collaborateur de la Presse à Holyoke, de L'Echo du Congrès à Springfield, du Springfield Union, du Hartford Times et du Courrier du Connecticut à Hardford, Conn. En 1903 il fondait L'Américain à Springfield, Mass., un hebdomadaire illustré et de 16 pages, puis il en vendait ses intérêts à son associé. De 1904 à 1907 il fut collaborateur de plusieurs journaux canadiens-français. En 1908 il fondait à Willimantic, Conn., la Liberté, un hebdomadaire illustré et de 16 pages, mais il dut bientôt en discontinuer la publication, à cause de la crise commerciale et industrielle qui persistait à battre son plein dans notre république.

Il faut ajouter à cet extrait du Guide Français de Fall-River, dont le professeur Dupuy lui-même fut le compilateur, que dans cette ville, dans le courant de l’année 1910 jusqu’au commencement de l’année 1911, le professeur publia une petite feuille hebdomadaire intitulée également la Liberté, comme celle du Connecticut, mais beaucoup moins volumineuse.

JOSEPH-ARTHUR FAVREAU.

Né le 17 mai 1873 à Spencer, Mass. Peu après ses parents allèrent résider à Willimantic, Conn., où il f- ‘quenta l'école paroissiale, après quoi il étudia au Petit Séminaire . te-Marie de Monnoir à Marieville, P. Q. Il exerça pendant hui, ans la profession de journaliste au service de L'Opinion Publique de Worcester, d’abord comme assistant rédacteur de 1894 à 1899, puis rédacteur en chef de 1899 à 1902. En cette dernière année il abandonna le journalisme pour entrer dans le service civil, après avoir subi de brillants examens. Il fut nommé immédiatement inspecteur des succursales des postes à Boston, charge qu'il remplit depuis 1902.

M. Favreau est membre ou officier d’un grand nombre d’organisations pour lesquelles son activité bien connue est un fort élément de progrès et de succès. Il a pris une part active dans tous les mouvements nationaux chez les nôtres depuis une quinzaine d'années. Son œuvre capitale dans ce domaine est d’avoir été l’organisateur et le secrétaire du Congrès Général des Canadiens-Français de la Nouvelle- Angleterre et de l'Etat de New-York, qui eut lieu à Springfield, Mass. en 1901 et qui réunit plus de 800 délégués. C’est ce qu’on a appelé le Congrès de Springheld, et ce fut le pius grand effort dans ce genre qui ait jamais été tenté par notre race aux Etats-Unis. Il fut vice-pré-

sident du comité républicain de la ville de Worcester en 1902; assistant secrétaire de la Société Historique Franco-Américaine, de 1899, année de la fondation de la société, jusqu'en 1905, et secrétaire depuis 1905. Il est l'auteur de La Grande Semaine, qui est une compilation des événements et des principaux discours lors des fêtes du Tricentenaire de la découverte du Lac Champlain (imprimerie de la Compagnie Belisle, Worcester, Mass., 190y) : collaborateur à la Catholic Fortnightly Review (Bridgeton, Missouri); Bulletin de la Société Historique Franco-A méricaine (Boston, Mass.) ; Bulletin du Parler Français (Québec, Canada.) Il a aussi contribué à la Catholic Encyclopedia (Robert Appleton & Co. New-York,) volume VI, un article sur les catholiques français aux Etats-Unis. Membre de la Société Historique Franco-Américaine, Société du Parler Français au Canada, l'Union Saint-Jean-Baptiste d'Amérique, Association des Maîtres de Poste de la Nouvelle-Angleterre, Boston City Club, et Club Républicain Franco-Américain du Massachusetts.

Page 1