‹ Histoire de la presse franco-américaine [microforme]Chapitre 105 sur 220 · CHARLES-C. GAUVIN · texte numérisé non relu

CHARLES-C. GAUVIN

Charles-Camille Gauvin, journaliste, fils de Charles-Henri Gauvin et de Julie Bélanger, naquit à Ste-Rosalie le 29 septembre 1862. Il passa une année au collège de St-Césaire (1872-1873) et une année à l’Académie Girouard de St-Hyacinthe (1873-1874) Dans l’automne de 1874 M. Gauvin suivit sa famille à Woonsocket, R.-I. A peine âgé de 13 ans, il fut obligé de commencer à travailler dans une fabrique de coton et un an plus tard, en mai 1876, il devenait apprenti-imprimeur dans l'atelier du Réveil, journal bi-hebdomadaire alors publié à Woonsocket, R.-I., par feu Nicolas Gaulin, avec feu M. Joseph-A. Daigneault, rédacteur.

Ce journal tomba après huit mois d'existence, et M. Gauvin fut successivement employé de manufactures et de magasins. En 1879, quand le Courrier de Woonsocket fut fondé par les frères Bélanger de Worcester, M. Gauvin entra à l'emploi de ce journal comme typographe. Il passa quelques mois à Central Falls, coopérant avec M. Authier à la fondation du :ournal L'Espérance.

En janvier 1897, M. Gauvin devint gérant de la Tribune, journal français de Woonsocket, qui, sous sa direction, est devenu l’un des principaux journaux quotidiens de la Nouvelle-Angleterre. M. Gauvin n’a jamais craint de défendre la cause franco-américaine avec sa plume et sa voix. Plusieurs de ses articles ont eu l'honneur de la re. production dans la presse américaine. En politique M. Gauvin était républicain et ses concitoyens l’ont élu pendant trois ans au conseil municipal de Woonsocket, 1894-95-96.

Silhouettes de journalistes 255

En 1902 il brigua les suffrages de ses concitoyens et il fut élu cette fois comme représentant à la législature de l'Etat du Rhode-Island, puis successivement réélu en 1903 et 1904. En 1905 il fut nommé par le gouverneur Utter membre de la commission pour la revision de la loi électorale de Etat du Rhode-Island.

Pendant une vingtaine d'années M. Gauvin a aussi pris une part active dans les sociétés canadiennes de sa ville. Il est membre-fondateur du Cercle National Dramatique de Woonsocket et de la Société Historique Franco-Américaine de la Nouvelle-Angleterre.

En septembre 1901 M. Gauvin fut nommé Officier d'Académie par le gouvernement français.

Depuis 1901 M. Gauvin s'occupe d'assurance sur la vie et en mai 1906 il alla résider à Montréal où il coopéra pour beaucoup à l’expansion de La Sauvegarde—compagnie d’assurance canadienne-française.

Marié à Nathalie-M. Lapierre en 1889, il est père de sept enfants vivants, quatre garçons ei trois filles.

Page 1