‹ Histoire de la presse franco-américaine [microforme]Chapitre 107 sur 220 · DR. R.-G. JANSON-LAPALME · texte numérisé non relu

DR. R.-G. JANSON-LAPALME

Une des figures les plus marquantes parmi les Franco-américains de Lawrence, Mass., est celle du docteur Janson-LaPalme, qui a pris une part active à tous les mouvements qui se sont accomplis pour l’avancement de ses compatriotes. Né le 24 septembre 1852 à l’Assomption, il fit ses études classiques au collège de l’Assomption.

Il entra ensuite à l’Université Laval pour y étudier la médecine et fut gradué avec honneur en 1881.

Un an plus tard il s'établit à Westbrook, Me., puis au bout de 18 mois à Brunswick, Me. C'est en 1884 qu'il se fixa définitivement à Lawrence. Les soins d'une nombreuse clientèle absorbent une forte partie de son temps et attestent la confiance qu'inspire son habileté comme médecin.

Quoique peu mêlé à la politique active depuis qu’il demeure ici, le Dr Jarson-LaPalme travaille de toutes ses forces et contribue de tous ses talents à augmenter l'influence des Canadiens à Lawrence. Cela ne l'empêche pas de s'intéresser à tout ce qui, de près ou de loin, touche à la patrie canadienne. Il y a quelques années une compagnie organisée par le Dr Janson-LaPalme dans le but de promouvoir la colonisation parmi les Canadiens de Lawrence, a obtenu un succès retentissant. Par malheur le gouvernrment ne s’occupait pas alors comme aujourd'hui de cette œuvre capitale, et les magnifiques débuts de la campagne n’ont pas eu les suites qu’on pouvait en attendre.

Nature sympathique, cœur charitable sous un dehors un peu rude, notre compatriote s'est conquis le respect et l'estime de ses concitoyens. Sa demeure sur la rue Haverhill est la scène de nombreuses fêtes intimes présidées avec infiniment de tact par Madame Janson- Lapalme et sa fille.

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258 Ilistoire de la Presse Franco-Américaine

En 1898 le docteur Janson-Lapalme envahissait un champ nouveau, celui du journalisme. Une imprimerie outillée au complet, No. 455 rue Common, fut depuis lors la place de publication du journal hebdomadaire le Progrès, qui appartenait autrefois à MM. Lépine et Cie, de Lowell, Mass. Dans ce journal, le premier de langue française imprimé dans le comté d’Essex, le rédacteur-propriétaire s’est montré un digne défenseur de ses nationaux.

Pour cause de maladie, la publication du Progrès a dû discontinuer en 1908.

WILFRID-J. LESSARD.

Wilfrid-J. Lessard, rédacteur politique à L'Avenir National, est né à Stanfold, P. Q., le 12 octobre 1882. Il a fait ses études à l’Académie St-Augustin de Manchester, où sa famille s'est fixée en 18809.

En 1898, il entrait à L’Avenir National, alors publié trois fois par semaine, en qualité de reporter. Depuis, il a toujours été attaché à la rédaction du même journal.

Ses articles exposant la situation politique des Franco-Amé s à Manchester et dans le New-Hampshire ont eu un retentiss-inent considérable au cours des récentes campagnes électorales.

M. Lessard a épousé, au mois d’août 1907, Mlle Adélia Turcotte, fille de M. E.-V. Turcotte, entrepreneur de pompes funèbres et marchand de charbon, l’un des hommes d’affaires canadiens les plus considérables de Manchester. L’année suivante M. et Mme Turcotte décédaient à un court intervalle.

M. Lessard est un studieux qui, depuis plusieurs années, trouve le moyen chaque jour de se derober quelque temps aux travaux ardus du journalisme, pour étudier le droit. Il doit se présenter sous peu pour son admission au barreau du New-Hampshire. Mais on äit que sa qualité d'avocat pratiquant n'empêchera pas M. Lessard de conserver son poste à L’Avenir National, où ses services sont si bien

appréciés.

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