‹ Histoire de la presse franco-américaine [microforme]Chapitre 139 sur 220 · PIERRE-U. VAILLANT · texte numérisé non relu

PIERRE-U. VAILLANT

M. Pierre-U. Vaillant fut le pionnier du journalisme professionnel à Fall-River. Quelques notes biographiques à son sujet intéresseront sans doute nos lecteurs.

Pierre-U. Vaillant naquit le 14 octobre 1830 à l’Achigan, maintenant l’Epiphanie, comté de l’Assomption, P. Q., Canada.

Il fit une partie de ses études au collège de l’Assomption. Il fut instituteur pendant sept ans à S:e-Hélène de Bagot, dont il fut aussi le maître de poste et l’un des premiers colons.

Il devint successivement rédacteur du Courrier de St-Hyacinthe, professeur de langue française pendant deux ans à l’Académie de Swanton Falls, dans le Vermont, et au coliège de Bourbonnais, dans l'Illinois, :vant l’administration des frères de St-Viateur. Pendant

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trois ans | travailla comme charpentier à la construction des manufactures à Fall-River.

Il fut l’un des premiers correspondants du Protecteur Canadien et L'Etendard National.

Il assista à la naissance de L'Echo du Canada, journal fondé en cette ville par M. H. Beaugrand, et dont il fut l’un des principaux correspondants.

Il partit de cette ville en 1873 pour aller fonder une colonie canadienne-française dans Chesham, l’un des Cantons de l'Est de la province de Québec, qui fut subséquemment nommée Vaillantbourg et dont il fut le premier maître de poste et le premier juge de paix.

En 188: il vint à Holyoke, Mass., et en société avec M. J.-M. Authier, alors de Cohoes, N.-Y., publia le Progrès.

En 1883 il devint co-propriétaire du Castor, fondé à Fall-River par M. H.-A. Dubuque, avocat de cette ville. Deux ans plus tard il vendit ses intérêts à la société de publication de L’Indépendant, actuellement le grand journal quotidien de Fall-River.

En 1885 il publia les Notes Biographiques sur M. l'abbé P.-I.-B. Bédard, brochure de 50 pages qui possède, entre autres mérites, celui d’avoir rendu justice à la mémoire d’un patriote distingué, et d’avoir été écrit, typographié et même broché par un seul homme (lui-même,) à ses débuts dans ces deux arts si diffciles.!

En 1886 il fonda dans le village Flint (à Fall-River,) le Citoyen, petit journal hebdomadaire, dont il fut le rédacteur et le propriétaire. Dans le cours de la même année il eut l'honneur d’être nommé juge de paix du comté de Bristol.

M. Vaillant fut un des présidents du Club de Naturalisation du Village Flint, qui avait été fondé en décembre 1882, quelque temps après la dissolution de la société St-Jean-Baptiste de la paroisse Ste- Anne, à laquelle M. l’abbé Briscoe avait refusé l'usage du sous-sol de

1. Cette biographie du grand patriote et vénéré M. Bédard a été reproduite entièrement, sous la rubrique ‘Vieux articles et vieux ouvrages.” dans les numéros de décembre 1908 et janvier et février 1909 de la ‘’Revue Franco-Américaine’’ de Montréal. C'est un uvrage palpitant d'intérêt et qui étale dans toute leur crudité et brutalité les misères auxquelles étaient parfois en butte alors les malheureux prêtres canadiens de la part de l'évêque ou de leurs confrères irlandais dans le sacerdoce, Le pauvre M. Bédard est mort le dimanche, 24 août 1884, dans toute la force de l'âge (il n'avait pas 40 ans) abreuvé d'amertumes, véritablement murtyr de son dévouement À sa race. En lisant cela on ne peut s'empêcher de bondir d'indignation de voir la méchanceté avec laquelle cn a traité un si bon prêtre et gi porté pour lee œuvres de Dieu et le bien es mes Zi revenait sur la terre, le bon curé Bédard serait sans doute émerveillé de voir À quel progrès est parvenue la paroisse Notre-Dame ile Lourdes au'il a fondée et possède aujourd'hui l'un des temples les plus vastes et les plus riches de la Nouvelle-Angieterre.

l'église pour ses assemblées. 11 s'intéressa également à toutes nos œuvres nationales.

Ecrivain distingué et patriote infatigable, il fut le modèle du Canadien-français. Il avait fondé à Worcester Le Républicain, qui vécut quelques mois.

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