‹ Histoire de la presse franco-américaine [microforme]Chapitre 164 sur 220 · IN MEMORIAM · texte numérisé non relu

IN MEMORIAM

CI-GIT Enseveli dans ses langes Trois poils sur le coco Défuntisé faute de vent LE PATRIOTE Né à Lowell LE 4 JANVIER, 1910 Avec deux airs (R) Et enterré aux frais d'la ville LE 15 JANVIER, 1910 Sans façon.

Passants, n'espérez pas de graines.

Il n’en a pas eu assez pour lui-même.

N. B. N'oubliez pas mes parrains dans vos prières, ils en ont plus besoin que moi.

Dans les premiers temps de l’émigration canadienne aux Etats- Unis, bon nombre de nos compatriotes, d’ailleurs très in:truits, n’étaient pas cependant très ferrés sur l'anglais. (Certains traducteurs d'annonces ou de nouvelles se voyaient parfois embarrassés pour exprimer en français dans les colonnes du journal le mot propre ou le fait divers relevé dans un journal anglais. On a vu de cette façon d'amusantes coquilles. On a raconté la suivante qui parut en 1873. C'était une traduction d’un confrère qui ne possédait pas encore suffsamment son anglais: L'’imprimerie d’indiennes de Manchester— “Manchester Print Works”—avait donné congé à 500 employés pour quelque temps. Voici la traduction de la nouvelle rédigée en anglais qu’il en avait faite: “A Manchester, N.-H., les imprimeries seront fermées jusqu’au 1er décembre, et environ 500 typographes se trouveront sans emploi.” Vous imaginez-vous une petite ville comme Manchester à cette époque donnant d’un coup congé à 500 typographes! Se représente-t-on la somme de travail mise en disponibilité par le chômage de 500 typographes! Quelle chance pour la Voix du Peuple si ce premier journal de Ferdinand Gagnon eût encore existé!

Souvenirs et anecdotes Jo1

C'est ainsi que “dust pans” (porte-poussière) avait été traduit en “pantalons à poussière.”

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