LE REVEIL
L'Avenir National, de Manchester, faisait en ces termes ses adieux au journal le Réveil, dont le dernier numéro parut le ro août 1910:
Le Réveil est mort hier soir, étranglé par ses nouveaux propriétaires qui n’aimaient point sa mine et qui n'ont pas tardé à s’apercevoir de la faiblesse de sa constitution. Quoique âgé de moins de deux ans, ce journal, conçu dans la vengeance et engendré dans l’iniquité, a coûté au-delà de $25,000 à son père, Joseph de Champlain, et à sa mère, la New England Investment Company. S'il était passé en faisant le bien, sa mort inspirerait des regrets; mais son agonie a été obsédée par les sanglots des victimes qu'il a contribué à séparer de leurs épargnes.
“Que la terre lui soit légère !”
Les désastres de la New England sont encore pour un bon nombre un souvenir cuisant. $679,000 y ont été engloutis.