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CREATION DE ‘'L'ABEILLE

Telle était la composition de la presse Orléanaise lorsque M. Delaup fit paraître L’Abeille.

La nouvelle feuille avait une apparence modeste; son format était de 22 pouces sur 18, elle ne se publiait que trois fois par semaine et exclusivement en français. Elle s’imprimait rue St-Pierre No 94, entre les rues Royale et Bourbon, c’est-à-dire au cœur du “Carré de la Ville” qui était alors le centre des affaires. Bien que la langue française fût encore la langue la plus parlée à la Nouvelle-Orléans et dans toute la Louisiane au-dessous de la rivière Rouge, l'anglais commençait cependant à acquérir de l’importance et, moins de trois mois après la fondation de L’Abeille, M. Delaup considéra nécessaire d’ajouter à sa feuille une partie anglaise, bien restreinte d’abord, mais qui s’accrut très vite; et peu de temps après l'édition hebdomadaire faisait place à une édition quotidienne et quinze jours après le format était agrandi et porté à 22 pouces sur 20.

On était alors sous l’administration de John Quincy Adams.

Le parti de l'administration n'avait pas de nom spécial et s’appelait le parti Adamiste. On sait qu’il constitua plus tard le parti whig. L’Abeille s'était déclarée indépendante, mais elle soutenait, néanmoins, l'administration.

En septembre 1829, l'importance que donnait aux nouvelles du Mexique la guerre qui avait éclaté entre ce pays et l'Espagne, et ia présence d’un grand nombre de réfugiés espagnols à la Nouvelle-

Supplément 371

Orléans, engagèrent le propriétaire de L'Abeille à ajouter une partie espagnole au journal qui se publia alors sous le triple titre: L'Abeille, The Bee et La Abeja

Le 3 novembre 1829, les bureaux et les ateliers du journal furent transférés rue de Chartres, No 117, entre St-Louis et Conti.

Le 22 mars 1830, M. Delaup céda un intérêt dans la propriété du journal à MM. Jérôme Bayon et Duclère, Le 19 avril 1830 les bureaux et ateliers furent transférés au coin des rues de Chartres et St- Louis, vis-à-vis de l’ancienne Bourse, Un peu plus tard, ils furent transférés rue de Chartres entre Conti et Bonville (et dans lequel ils se trouvent encore actuellement, de sorte que, depuis 1830 L'Abeille n'a pas quitté la rue de Chartres.)

Le 27 juillet 1830, le journal devint la propriété de J. Bayon, Delaup et Cie, et en septembre, le format en fut agrandi, et la partie espagnole supprimée par suite du départ des réfugiés espagnols. Le format de L'Abeille, à cette époque, était celui du Democrat actuel, mais avec quatre pages seulement.

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