G.-F. WEISSE ET CIE
Le rer janvier 1853, M. Weisse annonça à ses lecteurs qu'il a vendu les trois-quarts de L’Abeille à ses collaborateurs, Dr Samuel Harby, rédacteur de la partie anglaise, Numa Dufour, rédacteur de la partie française, et Etienne Duverger, administrateur. La raison sociale est alors G.-F. Weisse et Cie.
A l’époque où M. Bullitt s'était retiré de L’Abeille, le journal, par suite des défaites successives du parti whig, était en pleine décadence. Privé du patronnage politique, il était menacé de disparaître, quand ses propriétaires comprirent qu’il fallait porter leur attention vers les affaires et chercher dans les annonces de commerce une ressource nouvelle et durable. M. Etienne Duverger qui était entré au journal comme administrateur se dévoua à la tâche de relever la fortune ébranlée de L’Abeille et il y réussit complètement.
Les dettes du journal furent payées et son existence fut assise sur des bases que rien n’a pu depuis détruire, ni les vicissitudes de la
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guerre, ni les cruelles épreuves de l'occupation militaire, ni les crises commerciales et financières.
Depuis, les affaires de L’Abeille ont été conduites avec une prudence qui a permis au journal de rester debout, quand tous les autres journaux de la ville ou disparaissaient ou devaient changer de nom. Le rer mai 1861, M. Etienne Duverger vendait sa part dans le journal à M. Félix Limet qui était déjà le rédacteur de la partie française depuis le mois d'avril 1860. Le 11 juin 1862, le Dr Samuel Harby succombait à une attaque d’apoplexie foudroyante.
Son intérêt dans le journal était acquis par ses trois co-associés le 8 novembre 1865.