DISTRIBUTION DES AMERICAINS-FRANCAIS
Américains krançais Américains Français de naissance étrangère de parenté étrangère Maine 30,908 57.682 New-Hampshire 44,420 73:359 Vermont 14,924 40,097 Massachusetts 134,416 244,586 Rhode Island 31,533 55,771 Connecticut 19.174 36,867 New-York 27,199 69,236 New-Jersey 1,118 2,140 Pennsylvanie 1,468 3,603 Totaux pour la division ——— de l'Atlantique nord 305,160 583,341 Delaware 41 77 Maryland 87 178 District de la Colombie 97 236 Virginie 104 194 Virginie Occidentale 36 165 Caroline du Nord 36 69 Caroline du Sud 31 56 Géorgie 80 203 Floride 88 200 Totaux pour la division
de l'Atlantique sud 636 1,378
1. Le tableau est basé sur le recensement de 1900. Celui de 1910 donnerait sans doute une bien plus forte population d'origine canadienne-française.
Appendice
Américains-Mrançais de naissance étranuwère.
Ohio 2,903 Indiana 948 Illinois 9,129 Michigan 32,483 Wisconsin 10,091 Minnesota 12,063 Missouri 1,059 Iowa 1,519 Dakota Nord 3,162 Dakota Sud 1,138 Nébraska 1,039 Kansas 1,485 Totaux pour la division du nord central 77,019 Kentucky 136 Tennessee 119 Alabama Mississipi Texas Louisiane Territoire indien Oklahoma Arkansas Totaux pour la division du sud central Montana Wyoming Colorado Nouveau Mexique Arizona Utah Nevada Idaho Washington Oregon Californie Totaux pour la division —— de l’ouest 10,791
Américains Français de parenté étrangère.
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Les chiffres dorinés pour la Louisiane ne comprennent pas naturellement tous les autres habitants d'extraction française; ceux qui se rapportent à la Californie ne comprennent pas la population considérable d'immigrants de France établis en cet Etat, plus particulièrement dans la ville de San Francisco. Il y avait aussi 115 personnes de parenté canadienne-française en Alaska et 4 à Hawaï, outre 502 personnes de la même parenté dans le service militaire et naval des Etats-Unis, qui sont à l'étranger et ne sont pas créditées à un Etat ou Territoire. Ajoutant ces petits chiffres aux totaux pour les cinq divisions données dans la dernière colonne du tableau, nous avor :- ;xrand total de 810,105 personnes de parenté canadienne-fran- Gaise /i.aut sous le drapeau des Etats-Unis. Mais ces chiffres ne représente:.t que la première et la seconde génération, c’est-à-dire les ir «rigrants originaux encore vivants et leur descendants immédiats. À: sujet le directeur du recensement dit: “Un petit nombre des personnes rapportées comme de naissance étrangère sont elles-mêmes de parenté native, de sorte que, à un très petit degré, le nombre de personnes de naissance étrangère rapporté à chaque recensement n'est pas inclus dans son entier dans le nombre de personnes rapportées comme de parenté étrangère. Les chiffres sont suffisamment comparables cependant pour montrer le gros volume de population qui doit être ajouté à l'élément de naissance étrangère lui-même afin d'établir, même d'une manière approximative, le nombre de personnes d’extraction étrangère à toutes les périodes de recensement considérées. De plus, c’est le meilleur chiffre qui puisse être donné comme exprimant l'élément de notre population qui est d'extraction étrangère, vu que le recensement ne va pas au-delà des parents immédiats de chaque personne énumérée, et il est impraticable, au moins dans les conditions présentes, de tenter de déterminer l'origine d'une personne audelà d’une simple génération.”
Il est évident qu’un recensement qui ne va pas plus loin que les ancêtres immédiats de chaque personne énumérée ne peut donner une idée exacte du nombre réel de ceux qui peuvent encore être classifiés comme Américains-français, même dans le cas où le père et la mère pourraient avoir vu le jour aux Etats-Unis. Et si l’on prend en considération que des Canadiens-français furent les premiers colons dans le nord de l'Etat de New-York et dans l'Etat du Maine et que dès 1830 ils s'étaient établis en nombre dans le Vermont; que des Canadiens-
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français furent les pionniers des Etats de l'Ouest, où ils ont fondé—ou participé à leur fondation—de grandes villes comme Chicago, Saint- Louis, Saint-Paul, Dubuque, Milwaukee et Détroit, il n’est pas diffcile de comprendre qu’en certaines parties du pays au moins trois générations d'Américains-français ont été enregistrées par le recensement de 1900 comme étant nées au pays de parents eux-mêmes nés au pays. On peut estimer le nombre d’Américains-français ignorés comme tels par le recensement national en considérant les énumérations locales prises dans les Etats de la Nouvelle-Angleterre, avec les résultats suivants:
Maine 91,567 New-Hampshire 84,011 Vermont 58,217 Massachusetts 366,879 Rhode-Island 76,775 Connecticut 46,083
Total 723,532
Ces chiffres, comparés avec le total (508,362) de ceux donnés dans le recensement de 1900 pour les mêmes six Etats, montrent un excédent de l’énumération locale sur le recensement national de 215,170 personnes, ou plus de 42.3 pour cent pour la Nouvelle-Angleterre seulement. Cet excédent, expliqué en partie par le fait que le recensement de 1900 était limité à deux générations seulement, peut être aussi attribué au courant continuel d'immigration et dans une grande mesure à la grande natalité, qui est encore maintenue parmi les Américains-français, ayant été scientifiquement établi que les Canadiensfrançais—au moins en Canada—doublent leur nombre par l'accroissement naturel tous les vingt-six ans. Prenant en considération l'accroissement (423 pour cent) montré par les énumérations dans la Nouvelle-Angleterre sur les chiffres donnés par le recensement national, et aussi le fait que les chiffres cités ci-dessus ne comprennent pas les Français de France (rapportés comme étant au nombre de 265,441, par le recensement de 1900) et les Belges de langue française, dispersés dans d’autres Etats que ceux de la Nouvelle-Angleterre, nous pouvons conclure que les Américains français aux Etats-Unis aujourd’hui forment un nombre de plus d’un million et demi, dont 1,200,000
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peuvent être classifiés comme d'extraction canadienne-française. Comme cette immigration canadienne-française était presque exclusivement une immigration de catholiques, cela nous porte à nous enquérir des dispositions qui ont été prises pour eux dans les différents diocèses.
Les Canadiene-français avaient laissé derrière eux au Canada une organisation catholique parfaite, avec des paroisses florissantes dans toutes les parties de la province, avec des sièges épiscopaux dans Québec, Ontario et l'Ouest—une organisation comprenant aujourd’hui plusieurs provinces ecclésiastiques avec des archevêques, évêques, un nombreux clergé, séculier et régulier, de même que des institutions d'éducation et de charité du plus haut ordre. On ne devait pas s’attendre que les immigrants trouveraient dans leur nouveau pays l'organisation religieuse qu'ils avaient en Canada. Néanmoins il fallait pourvoir à leurs besoins religieux, et ce devint un sérieux problème pour la hiérarchie, particulièrement celle de la Nouvelle-Angleterre, de trouver comment ces nouveaux venus devaient être traités spirituellement. La question de langue s'est dressée dans le chemin dès le début. Les Canadiens-français, bien que désireux de devenir de fervents Américains, ne connaissaient pas la langue anglaise, et même lorsqu'ils l'avaient apprise, ils gardaient cependant un fort attachement pour leur langue maternelle. Ce problème a fort embarrassé les évêques de la Nouvelle-Angleterre, et cela est démontré par le temps pris pour sa solution et par le fait qu'en certains cas ils étaient peu portés, et souvent incapables de trancher la situation de la seule façon convenable—donner à ces gens des prêtres de leur langue et nationalité. Même aujourd’hui ce problème n'est pas suffisamment résolu. On craignait au début, et on craint aujourd’hui en certains quartiers, qu'accorder aux immigrants canadiens-français des prêtres de leur langue et nationalité serait les encourager à former une sorte d'Etat dans l'Etat, causant ainsi un grand tort à la nation dans son ensemble. Le temps à démontré la futilité de cet argument. Le patriotisme de l'élément américain-français est incontestable. Il possède les solides qualités civiques désirables et nécessaires pour promouvoir les meilleurs intérêts de la république. En réalité l'immigration canadienne-française n’a pas créé de nouvel Etat dans l'Etat; et les Américains-français ont volontiers appris ia langue anglaise, tout
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en restant aussi étroitement attaché que jamais à leur langue maternelle, dans laquelle ils voient la meilieure sauvegarde de leur foi.
Le progrè- accompli pour Dieu et le pays au moyen de l’organisation de paroisses américaines-françaises par toute la Nouvelle- Angleterre est la preuve concluante de leur excellence à tous les points de vue. Cela prouve, en même temps, qu'il peut être accompli encore du progrès, religieux et patriotique, en poursuivant la même tactique. D'abord il fut nécessaire d'appeler des prêtres de la province de Québec. Cette conduite, inaugurée dans le diocèse de Burlington en 1850, par le regretté évêque de Goësbriand, a été une bénédiction partout où on l’a adoptée. Ces premiers missionnaires Canadiens-français, dont plusieurs vivent encore. connaissaient leurs gens, comprenaient leurs caractère et coutumes, avaient la même mentalité que leur troupeau, et ils ont réussi facilement dans ; organisation de florissantes paroisses entièrement dévouées à l'Eglise. Dès 1890 le Père Hamon note que ces nouveaux venus possédaient déjà 120 églises et chapelles, desservies par des prêtres canadiens, et 50 grandes écoles, donnant l'instruction à plus de 30,000 enfants. Rappelons quelques dates qui marquent le début de cette nouvelle impulsion doni : : à l'Eglise catholique aux Etats-Unis.
La première paroisse américaine-française aux Etats-Unis, après la fondation de Détroit, Michigan, a été celle de St-Joseph, à Burlington, Vermont, fondée le 28 avril 1850, avec l'abbé Joseph Quévil!. 1 comme premier curé. Dans le même Etat, la paroisse de la Nativité de la Sainte-Vierge, à Swanton, fut organisée en 1856, et celle de St- François-Xavier à Winooski en 1868. Dans le diocèse de Springfield, Massachusetts, la paroisse de Notre-Dame du Bon-Conseil, à Pittsfield, fut organisée en 1867. En tout, 22 paroisses furent organisées par des Américains-français de cette date à 1890, outre 15 paroisses de population mixte où les catholiques français étaient associés avec leurs frères de langue anglaise. Dans le diocèse de Providence, R.-I. la paroisse de St-Jacques à Manville, fut organisée en 1872, celle du Précieux-Sang, à Woonsocket, en 1873, et celle de St-Charles, à Providence, en 1878. Dans le diocèse de Hartford, Conn., la paroisse de St-Laurent, à Meriden, fut organisée en 1880, et cinq autres paroisses entre 1880 et 1889. Dans le diocèse de Boston, la paroisse de St- Joseph, à Lowell, fut organisée en 1869, et celle de Ste-Anne, à Lawrence, en 1873. Dans le diocèse de Portland, Maine, la paroisse de
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St-François de Sales, à Waterville, fut organisée en 1869, celle de St- Pierre à Lewiston, en 18,1, celle de St-Joseph à Biddeford, en 1872, et celle de St-Augustin, à Augusta, en 1888. Dans le diocèse de Manchester, New-Hampshire, les paroisses de St-Augustin, à Manchester et St-Louis, à Nashua, furent organisées en 1872. De semblables résultats furent accomplis dans les diocèses de Ogdensburg, Albany et Syracuse, et dans les Etats de l'Ouest.
Le tableau qui suit montre l'organisation religieuse actuelle des catholiques américains-français dans la Nouvelle-Angleterre, leur clergé, paroisses, etc.