L'AMERIQUE FRANCAISE
L'Amérique Française a été fondée le rer septembre 1892 par M. Napoléon Thompson, qui m'écrit: “Fondé comme tant d’autres pour embêter le public, il en fit autant pour mon compte, puisque j'en ai cessé la publication qui me donnait un surcroît de travail impro-
ductif ou à peu près.” L'Amérique Française était un journal grand format à seize pages et illustré M. Napoléon Thompson en avait fait un journal sérieux et qui a été généralement bien accueilli par ses confrères de la presse américaine. Son dernier numéro a paru le 23 mars 1893.
Le Citoyen Américain, fondé à Syracuse, New-York, au mois d'août 1870 par le Dr J.-N. Cadieux, ne vécut que quelques mois.
Le Journal des Dames, fondé en septembre 1875 par Mlle Virginie Authier, fut la seule tentative faite par une femme pour publier une feuille spécialement pour le beau sexe. Le succès ne couronna pas ses efforts et le journal vécut moins de six mois. Ce journal était publié à Cohoes, New-York, où Mlle Authier demeurait alors.
Le Journal de Cohoes parut en janvier 1877; il était publié par Arthur-E. Valois, avocat, et P.-A. Lucas, ci-devant imprimeur à L'Avenir National. Le journal vécut environ une année.
Le Coq, publié à Cohoes en 1890-91 par Charles-R. Daoust, était, comme son nom l'indique, une feuille humoristique.
Le Charivari, de Champlain, New-York, était un journal humoristique de huit pages, publié en anglais et en français, en 1869, par T.-H.- Sarony Lambert. Sa vie fut de courte durée.
Le Drapeau National. (Voir chapitre Benjamin Lenthier et ses journaux.)
Le Guide du Peuple. (Voir chapitre Benjamin Lenthier et ses journaux.)
Le Canadien Français, fondé en juillet 1906 à New-York par M. Léon Bossue dit Lyonnais, était publié à huit pages et fort bien fait. Il n’en est paru que quelques numéros.
L'Amérique Française était un journal à huit pages, grand format, dont le premier numéro parut le premier décembre 1902, publié par M. E. Lassonde. Après neuf mois d'existence, cette feuille hebdomadaire, publiée plus particulièrement pour la population française de la ville de New-York, cessa de paraître.
Le National. (Paraît en chapitre particulier.)
Vers 1860, un certain docteur Dorion publiait à Ogdensburg, New- York, un journal sous le titre L'Union.
Ce même docteur avait auparavant publié un autre journal dont on ignore le nom, à Plattsbnrg ou Keeseville, New-York.
Le “Public Canadien” et J.-B.-A. Paradis 51
‘e Courrier de Ogdensburg, New-York, était une feuille publiée 90 sur laquelle nous n'avons pas de détails.
+ Ralliement, Cohoes, était une édition du National de Lowell, qui parut durant l’année 1892.
Le Combat, Plattsburg, fondé en janvier 1889 par Benjamin Lenthier, rédigé par le Dr Elzéar Paquin, fut cédé à ce dernier au commencement de 1890 et transporté à Chicago.
La Patrie, de Cohoes, N.-Y., fondée par J.-M. Authier, en février 1876, vécut jusqu'en 1891. Ce journal, lors de sa disparition, était entre les mains de M. l’abbé L.-M. Dugas, curé de la paroisse Saint- Joseph. Charles-R. Daoust, qui avait fait faux bond à son patron Benjamin Lenthier pendant le déménagement du National de Plattsburg à Lowell, avait piqué une pointe vers Cohoes où, pendant quelque temps en 1890, il se trouva éditeur-propriétaire de la Patrie, avec M. le curé Dugas comme bailleur de fonds. Mais M. Daoust ne tarda pas à quitter la Patrie. Le curé de Saint-Joser 1 en continua néanmoins la publication avec M. J.-D. Montmarquet comme administrateur et rédacteur. M. Montmarquet avait été le principal fondateur du Messager de Lewiston avec le Dr J.-L. Martel, et il avait de l’expérience dans le journalisme. Malgré cela, M. l'abbé Dugas devait fournir encore de l’argent pour les dépenses du journal. Tout patriote qu’il pouvait être, on comprend qu'il finit par se fatiguer de ces sacrifices, et le journal tomba définitivement, au printemps de 1891.
La Patrie de Cohoes, dans les derniers mois de son existence, était imprimée au premier étage d’une maison en bois à deux étages située sur l'allée en arrière de l’église St-Joseph. Le journal avait un matériel bien rudimentaire, juste ce qui est nécessaire pour imprimer une petite feuille hebdomadaire, sur une petite presse ancien type que l’on faisait mouvoir avec le pied.
.& Mer L-M. Dugas, curé de la paroisse Saint-Joseph de Cohoes. N.-Y, depuis 1979, est encore aujourd'hui au même poste. En 1893, Rome lui conférait la dignité de protono-
taire anostolique. Il est l'un des plus anciens et des plus éminents prêtres canadiens des Etats-Unis