CHAPITRE SEIZIEME
Frédéric Houde, Ferdinand Gagnon et le “Foyer Canadien”
U mois de mars 1873, M. Frédéric Houde, qui avait quitté la rédaction de L’Avenir National de St-Albans, Vt., fondait à Worcester le Foyer Canadien en société avec M. Ferdinand Gagnon. Le Foyer Canadien était un joli petit journal in-quarto, à huit pages, habilement rédigé par M.
Houde.
La profession de journaliste, dans ce temps-là, comme depuis, du reste, n'était pas des plus lucratives. M. Houde, pour employer ses loisirs profitablernent, travaillait en même temps pour la State Mutual Life Assurance Co., et M. Gagnon, qui était déjà père de famille, était associé avec son beau-frère, M. Alfred G. Lalime, dans la confection d'insignes, drapeaux et bannières pour les sociétés. Plusieurs sociétés canadiennes devaient leur fondation à ces trois patriotes, dont l'activité et les talents étaient employés au développement et au bien-être de leurs compatriotes.
Après une année d'existence, le Foyer Canadien doubla son format. C'était dans le temps où l’on organisait activement la grande célébration de la St-Jean-Baptiste, qui devait avoir lieu le 24 juin de cette année, 1874. Pour la première fois la vitalité de notre race aux Etats-Unis et notre attachement à la langue et aux coutumes du pays natal allaient s'affirmer d’une manière éclatante et pour plusieurs devaient être une révélation étonnante. Les préparatifs de cette fête étaient relatés dans le Foyer Canadien, qui donnait ainsi une large publicité au grand événement.
Le comité général d'organisation avait choisi pour collègucs aux Etats-Unis ceux de nos compatriotes qui semblaient être les plus en
: Dr A -1. Tremblay Frédéric Houde