‹ Histoire de la presse franco-américaine [microforme]Chapitre 54 sur 220 · L.-J. Bachant Yertefeuttie · texte numérisé non relu

L.-J. Bachant Yertefeuttie

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parmi les protestants français du Canada et des Etats-Unis, et bien qu’il offre peu d'intérêt au plus grand nombre de nos compatriotes, nous donnons ici une esquisse à grands traits de sa carrière.

Laurent-Edouard Rivard naquit le 1er août 1832 dans le village de Saint-Paulin, qui formait alors partie de la paroisse de Saint-Léon, P.Q. A l'âge de 16 ans il vint aux Etats-Unis, demeurant quelque temps à Rutland, Vt. De retour au Canada il se fixa à la Pointe-aux- Trembles en 1854, où il fut instituteur pendant 14 ans.

En 1862, M. Rivard publia les Chants Evangéliques, le premier livre d'hymnes protestants français. Il avait composé lui-même plusieurs de ces hymnes. Ce livre en est rendu à sa 12e édition. Il fonda à Montréal en 1866 le premier journal protestant français en Amérique, l'Aurore, aujourd’hui encore l'organe reconnu des protestants français en Amérique. De l’année 1880 à 1890 il publia plusieurs manuels français sous le nom de plume “Un Vieil Instituteur.”

En 1891 M. Rivard vint encore une fois aux Etats-Unis, cette fois pour prendre la position de rédacteur du Citoyen Franco-Américain, un journal publié par ce qui était alors le collège français-américain, maintenant le Collège International, à Springfield. En même temps il était instructeur de français au collège.

En 1894, après avoir servi comme missionnaire parmi les Canadiens de Ware, il fut reçu ministre et nommé pasteur de l’église congrégationnelle française de ce village. Il continua comme pasteur à Ware jusqu'en 1899, alors qu'il déménagea à Three Rivers. En 1905, M. Rivard alla à Haydenville, où il réside depuis lors sur la propriété dite Old Mother Warren Homestead, dans Mountain Street. M. Rivard appartient encore aujourd’hui à la secte dite Congregational Church.

Au mois de février 1911, M. Rivard était, à Montréal, l’objet d’une fête de la part des membres de l’Alliance Evangélique Française, qui lui présentèrent une adresse accompagnée d’une bourse bien remplie, comme témoignage de reconnaissance pour les travaux accomplis durant sa longue carrière “en faveur des Canadiens-français.” L'adresse chantait les louanges de cette espèce de grand-prêtre du protestantisme français en Amérique et concluait en exprimant le plaisir et la joie des assistants à honorer M. Rivard “comme l’un des fruits les plus dignes du protestantisme français en Amérique” Malgré ses 78 ans passés, on dit que M. Rivard jouit encore d’une santé robuste.

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Le premier journal qui a existé à Holyoke fut le Courrier de Holyoke, fondé au mois d'octobre 1874, par le Dr M.-M. Métivier, qui était de l’école Beaugrand sous le rapport des principes religieux. M. Gilbert Potvin, citoyen en vue et à l'aise, fut victime avec sa femme d’un article diffamatoire paru dans le journal du Dr Métivier. M. et Mme Potvin intentèrent une action en dommages contre l'éditeur du journal, le Dr Métivier. L'affaire fut réglée hors de cour. M. et Mme Potvin se contentèrent d'une rétractation faite par l’auteur du libelle dans le journal qui l'avait publié. Le Courrier cessa de paraître après quatre mois d'existence.

Le Progrès de Holyoke, fondé en mars 1881, était une édition de la Patrie Nouvelle de Cohoes, N.-Y., le journal de J.-Misaël Authier. Félix-A. Belisle, de Worcester, en était l’administrateur, et durant sa deuxième année, P.-U. Vaillant en était le rédacteur local. Le Progrès disparut en 1884.

Au Progrès succéda le Défenseur, fondé en septembre 1884, par Charles-T. Roy et Frères, imprimeurs de Holyoke. MM. Roy ont imprimé aussi pendant quelques mois deux ou trois journaux anglais pour le compte d'éditeurs américains. Le Défenseur était à ses débuts un journal à quatre pages, rédigé par feu Arthur Charland, plus tard avocat à Saint-Jean, P.-Q. Mais ensuite le format fut agrandi à huit pages, et même dix pages au printemps de 1887. Godfroy de Tonnancour en fut le rédacteur un certain temps, et en 1894 le journal disparut.

L'Américaniste, publié à Holyoke par M. G. de Tonnancour, parut pendant quelques mois au commencement de l’année 1892. C'était une petite feuille hebdomadaire à quatre pages.

Le Canado-A méricain était une édition pour Holyoke du National de Lowell et a paru durant l’année 1892. C'était l’un des nombreux journaux politiques de Benjamin Lenthier.

La Presse de Holyoke fut fondée en 1895. C'était au début une feuille hebdomadaire à quatre pages, publiée par Louis Tesson et Joseph Carignan. Plus tard la Presse devint bi-hebdomadaire et à six pages. Elle cessa de paraître en 1902, après sept ans d'existence.

En février 1904 le Journal faisait son apparition à Holyoke. C'était une feuille à quatre pages publiée par P.-Eudore Mayrand:; elle ne vécut que quelques semaines.

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La Revue Littéraire de Holyoke, fondée en avril 1905, appartenait à une compagnie et un M. Tremblay en était le rédacteur. La Revue soutint une lutte pour son existence contre la Justice, qui était aussi un nouveau journal, mais au bout de quelques mois elle dût abandonner la partie, laissant le champ libre à la Justice, qui paraît encore aujourd'hui.

Le Ralliement de Northampton avait commencé à paraître vers le rer avril 1886. Il était la propriété de P.-C. Chatel. J.-Ernest Cyr en était le directeur, mais peu de temps après il était rédigé par Gabriel Marchand, fils de l'Hon F.-G. Marchand, qui fut plus tard premier ministre de la province de Québec. A la fin de la même année le Ralliement cessa de paraître.

Northampton vit encore d'autres journaux qui eurent une existence éphémère, comme le Citoyen, fondé en avril 1908, et le Rateau. Ce dernier avait été fondé par Pierre-Camille Chatel, en souvenir du journal du même nom qu'il avait publié à Manchester, N.-H., en 1884. Le Rateau disparut avec la mort de M. Chatel en 1903.

Le Canadien de Taunton, fondé en septembre 1903, journal politique et humoristique, cessa de paraître en février 1904.

Un numéro seulement de L'Etoile de L'Est fut publié, à Southbridge, au mois d'août 1872, par M. Clément Desmarais.

L'Ouvrier, fondé à Southbridge en juillet 1903 par J.-Bte Belisle, était une feuille purement locale, sans rédaction et qui était distribuée gratuitement. Il en parut trois ou quatre numéros.

Le Canadien de Spencer, fondé au mois d'avril 1884, fut publié par son fondateur, Adolphe Martin, qui le céda au bout de dix mois au Dr Marc Fontaine. Deux ans après il disparaissait et le Dr Fontaine fondait sur ses ruines le Guide du Peuple. Le peuple évidemment était médiocrement disposé à se laisser guider par le journal, tout patriote fût-il, car la feuille disparut à son tour en 1887.

Le Progrès de Spencer fut fondé en septembre 1890 par C.-O. Caron, qui en était l'administrateur. Le journal était imprimé au National de Lowell.

Le Nouvelliste de Mariboro, vit le jour le 7 juin 1888. L'éditeur était un M. Duberger qui ne trouvait pas de bénéfices suffisants dans sa publication pour le faire vivre. Dans son journal, M. Duberger

Gabriel Marchand est décédé subitement à Saint-Jean, P. P., dans l'automne n

de 1910. Il était député et éditeur du ‘“Canada-Français.

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mangeait du prêtre, ou plutôt il en faisait manger au journal qui en eut une indigestion à laquelle il ne tarda pas de succomber. C'était en janvier 1889, après une existence de sept mois.

L'Estafette de Marlboro, fondée le 14 octobre 1895, est une pet'‘e feuille purement locale et a survécu jusqu'à présent. M. Albéric-L. Beauchamp, son fondateur et propriétaire, est né à Saint-Lin en 1845. Il fut apprenti typographe à la Minerve de Montréal et il vint aux Etats-Unis en 1860. Il demeura d'abord à Lowell et Salem, où il prit une part active dans les cercles dramatiques et musicaux. Il a souvent rempli des rôles importants dans les soirées dramatiques, où ses talents d'acteur étaient appréciés. Doué d’un bel organe, son chant a souvent été admiré et applaudi par de nombreux auditoires.

L'Indépendant de Fall-River, publie une édition quotidienne, Le Journal à New-Bedford. Dans la même ville L'Echo de la Presse fut fondé en 1904 par J.-B. Archambault, agent de la Presse de Montréal. C'était au début un journal hebdomadaire, puis semi-quotidien que M. Archambault servait à ses abonnés de la Presse. Enfin il le mit quotidien et le publia tout à fait indépendamment de la Presse en l'intitulant simplement L'Echo et en formant une compagnie au capital de $50,000 en juin 1910. Le président de la compagnie est Edmond Pothier et J.-B. Archambault en est le gérant.

Le Républicain, fondé en mars 1884 à Boston, ne vécut que quelques mois. Narcisse Cyr en était le rédacteur-propriétaire.

La République, publiée à Boston par Honoré Beaugrand en septembre 1875. En 1877 M. Beau, nd publiait sous le même titre une feuille à Fall-River, qui vécut jusqu'au mois de février 1878.

En juillet 1889, M. Achille Larue, ancien député à l'assemblée législative de Québec pour le comté de Bellechasse, fondait le Courrier de Boston. Emile-H. Tardivel en fut le rédacteur pendant un certain temps. Le Courrier vécut près d'une année.

Plusieurs journaux se sont succédés à Haverhill. Ainsi le Courrier était une édition de L'Etoile de Lowell, qui parut pendant quelques années à partir du mois d’avril 1890. Le Guide du Peuple était une édition du National de Lowell et n’a existé que durant l’année

Salem vit également éclore et mourir un certain nombre de journaux. Le Canada était une édition de L'Etoile de Lowell qui parut

de 1891 à 1894. L'administrateur du journal était J.-C. Tourangeau,

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