‹ Histoire de la presse franco-américaine [microforme]Chapitre 78 sur 220 · OLIVAR ASSELIN · texte numérisé non relu

OLIVAR ASSELIN

Olivar Asselin s'est dépeint lui-même de la façon assez amusante qui suit:

Né dans le comté de Charlevoix, Province de Québec, aux environs de 1875. N'étudia pas au collège de Rimouski, de 1886 à 1891, et sortit de cette maison avec un très léger frottement de lettres, après le baccalauréat de rhétorique. Emigré aux Etats-Unis avec ses parents au printemps de 1892, travailla pendant dix-huit mois dans de vraies usines, puis fit cinq ou six années de travaux forcés dans des galères appelées le Protecteur Canadien, le National, le Jean-Baptiste, la Tribune, avec, comme intermède, trois mois de reportage à la Croix de Montréal—travail d'autant plus facile que la Croix ne publiait pas d'informations et que le reporter ne connaissait rien du reportage. Servit dans la guerre hispano-américaine. Fut ensuite reporter au Star de Woonsocket, journal mort depuis. Retourna en 1900 au Canada, où il a été tour à tour journaliste anglais et français, secrétaire particulier de ministre, fondateur de parti, chef de fronde, pugiliste, prisonnier du Roi et homme d’affaires. A des amis sincères et dévoués. Aussi la plus belle collection d'ennemis qu'homme vivant puisse désirer. Est actuellement premier vice-président de la grande Association Saint-Jean-Baptiste de Montréal. Travaille, en cette qualité, au rapprochement des différents groupes français d'Amérique. Est marié et père de quatre garçons. On lui prête l'intention de rentrer un jour ou l’autre dans la politique. Ce devra être comme socialiste, les affaires l'ayant convaincu que toute l'organisation sociale, en Amérique, repose sur le vol organisé.

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