LE DOCTEUR LOUIS-LEMAITRE AUGER
Médecin de Worcester, Mass., est né à Louiseville, comté de Maskinongé, province de Québec, Canada, du mariage ju docteur Charles- L. Auger, avec Mile Ada Bourret, de Montréal. Son grand-père, Désiré-L. Auger, était marchand de Louiseville, qui portait alors le nom de Rivière-du-Loup “En Haut.”
M. Auger fit son cours classique au Séminaire de Nicolet et ses études médicales à l’Université Victoria, où il reçut ses diplômes de docteur en médecine en 1880.
Il alla s'établir à Great Falls, (maintenant Somersworth,) New- Hampshire, Etats-Unis, où il a pratiqué pendant huit années. Il a
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été le médecin officiel de la ville pendant deux ans. C'est en 1884, octobre le premier, qu'il fonda Le Protecteur dans l'intérêt de ses compatriotes de cette partie du New-Hampshire—journal qui a vécu jusqu'à la fin de septembre l’année suivante, le docteur, vu sa clientèle, ne pouvait s'occuper plus longtemps de la rédaction.
Le docteur a toujours été un des zélés promoteurs des intérêts canadiens-français aux Etats-Unis. Il fut le premier vice-président de la grande convention tenue à Nashua en 1886, et à cette occasion il fut l’un des délégués choisis pour aller inviter le président Cleveland à assister à cette importante réunion. Dans la suite ce fut à M. le docteur Auger qu'échut l'honneur de présider la première grande convention des Canadiens-français du New-Hampshire.
En 1888, M. le docteur Auger se rendit en Europe où il passa deux ans et demi à se perfec.ionner dans l'étude de son art—principalement à Paris et à Berlin, et depuis son retour il s'est fixé à Worcester.
Il est membre correspondant de la Société Obstétricale et Gynécologique de Paris, membre de la Société Médicale du Massachusetts, président honoraire du Club Républicain Franco-Américain du Massachusetts, et il est actuellement président de l'Alliance Française, groupe de Worcester.
MISAEL-J. AUTHIER
Misaël-J. Authier est encore l'un de ces anciens journalistes qui ont eu une carrière marquante. Comme la plupart de ses contemporains ou collègues dans la profession, il exerça son activité en plusieurs endroits. Il y a bien des années cependant qu'il a abandonné le journalisme.
Le sujet de cette exquisse naquit à Saint-Charles, près Montréal, en l’année 1844. En 1867 il était admis à la pratique du notariat. En 1871 il émigrait aux Etats-Unis. En 1874 il était assistant rédacteur à L'Avenir National de St-Albans, et en 1876 il fondait, à Cohoes, N-Y., la Patrie Nouvelle, et à Central Falls, R.-I., en 1891, L’Espérance. Il a pris part à tous les mouvements tendant à promouvoir la cause importante de la naturalisation.
M. Authier s'était fait le champion de la naturalisation, et il était convaincu avec raison que le succès des nôtres en ce pays, au point de vue pratique, dépendait en grande partie de la naturalisation; c'est ce qu'il s’est efforcé de faire comprendre à ses compatriotes, par la
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plume et dans les assemblées. En 1882 il organisa la grande manifestation du 22 juin à Cohoes, pour protester contre les accusations portées dans un rapport des agents de C.-D. Wright contre les Canadiens de la Nouvelle-Angleterre. Cette manifestation eut un grand succès. Il s’est activement occupé des luttes politiques depuis 1876 jusqu’en 1898. Cette année-là il fut nommé agent commercial à Saint- Hyacinthe. En 1907 nommé consul des Etats-Unis à Saint-Hyacinthe, puis en 1908 consul à la Guadeloupe, Indes Occidentales. Il abandonna cette position en mai 1909 à cause du mauvais état de sa santé. Aujourd'hui il coule des jours paisibles dans son ermitage de la montagne de Saint-Hilaire.