‹ Histoire de la principauté de DonzèreChapitre 1 sur 122 · A LA MÉMOIRE · texte numérisé non relu

A LA MÉMOIRE

DE M. MEYNOT AÎNÉ

Ancien maire de Donzère

A TOUS MES CHBRS COMPATRIOTES JE nÈDlB CE LIVRE

Origines, récits et traditions du pays natal, J. F.

Si Donzère n'occupe qu'une très petite place dans la hiérarchie des communes de France, son histoire n'en paraît pas moins se rattacher, par certains points, à l'histoire générale. Or, le pays que nous habitons; ce pays créé, défriché, affranchi par nos ancêtres ; l'abbaye ou le château à l'ombre desquels ils ont vécu ; la vieille église oîi ils ont prié ; l'humble cimetière oîi ils reposent; leurs luttes séculaires pour nous transmettre les biens et les droits dont nous jouissons, n'est-ce pas ce que nous avons le plus besoin de connaître? Cependant, comme si nous n'avions plus conscience ni souvenir de notre berceau, c'est là souvent ce qiïe nous connaissons le moins.

Augustin Thierry l'a dit: — « l'histoire de France tt est renfermée dans nos Archives communales » — et en effet, ces chartes d'affranchissement, ces sen- Itences arbitrales, ces registres terriers ou municipaux, ces délibérations et ces comptes consulaires, ces parchemins poudreux, échappés au temps, quels

vin

plus sincères lémoignages du passé dans ce qu'il c^ de plus vivant et de plus intime ! Sous ce rapport, Donzère semble privilégié, — peu de communes de la Drôme possédant des titres mieux conservés et plus intéressants, bien qu'un incendie, en 1485, en ait détruit une partie.

Mais je ne me suis pas contenté de puiser à ces sources originales. J'ai consulté les livres, les manuscrits, les vieux diplômes, les mémoires contemporains, les papiers de famille, les souvenirs des anciens, les traditions, les ruines, la légende même, en un mot tout ce qui pouvait me révéler un fait sur nos aïeux. Ce livre n'est donc pas l'œuvre d'un jour, mais le résultat de plusieurs années d'études et de patientes recherches.

Après les Notices, publiées par M. l'abbé Vincent et M. A. Lacroix, archiviste de la Drôme, peut-être eûtil été plus sage de ma part de renoncer à une tâche qu'elles me rendaient plus que difficile ; mais la terre natale a, pourses enfants, des voix que l'étrangern'entend point ; et quoi qu'il raconte pour nous la faire aimer, ils trouvent toujours qu'il n'en a pas dit assez* — C'est mon cas et c'est aussi mon excuse.

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