‹ Histoire de la principauté de DonzèreChapitre 101 sur 122 · Archives de la commune · texte numérisé non relu

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celui de Saint-Benoît, il fut adjugé, en 1674, à Antoine Souchon de Donzère, qui le possédait encore en 1686 et le prix affecté aux réparations de l'église et à la clôture du cimetière catholique *.

C'est en grande partie aux protestants, cependant, que Donzère, depuis l'Édit de Nantes, devait le relèvement de sa fortune. Agriculteurs, commerçants ou artisans, ils portaient dans toutes les choses de la vie pratique cet esprit d'initiative et cette activité qui étai* Tine de leurs vertus. Pendant que les petits-fils des Joubert qui, dans les événements du xvi« siècle, avaient servi tous les partis, se multipliaient dans les charges de l'État: l'un, secrétaire au parlement de Bretagne; l'autre, fermier général des gabelles du Piémont ; un troisième, \ice-sénéchal de Montélimar, etc., ceux des anciens Religionnaires se vengeaient de la persécution par des œuvres utiles dans la commune: y propageant, les uns, la culture du mûrier ou l'art du jardinage; les autres, le goût du négoce. Il y avait alors à Donzère, outre un marché et des foires, cinq ou six hôtelleries, des moulins à eau et à vent, deux marchands drapiers ; deux moulinages de soie; deux chapelleries, deux tanneries; deux ou trois maîtres chirurgiens (Jean-Pierre Pinchinier, François de Reydon et Philibert Quintin); un médecin (Barthélémy Souchon) ; un maître apothicaire (Antoine Allègre) ; un salpêtrier (Gharavil) ; un garde des fermes unies (Jacques Vincent); un garde champêtre (depuis 1612); un bureau succursale de la douane établie à Valence sur toutes les denrées ou marchandises, transportées par le Rhône à Robinet; enfin une école et quelquefois deux comme en 1671, l'une communale,

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