Archives de la commune
l'autre libre; car la liberté de renseignement ne datait pas d'hier; et tel était l'esprit d'indépendance qui présidait encore aux actes des consuls que, sur la question du maître, ils s'en tenaient plus souvent à leur propre choix qu'à celui de l'évêque. Mais de 1677 à 1680, alors que l'enseignement du latin et des lettres humaines avait été retiré aux écoles protestantes au profit des écoles catholiques, il faut croire qu'il y avait une de ces écoles à Donzère, puisqu'il y est fait mention, à cette époque, d'un « escholier philosophe » (Antoine de Mellet) et « d'escholiers humanistes et grammairiens » (Joseph- François Joubert et Pierre Joubert frères, Estienne Bonnefond, Jacques Ibot, etc.).
Sous prétexte d'un vieil usage (la garnison), Donzère, à deux années d'intervalle, avait eu à héberger deux compagnies de dragons : l'une en 1679, du 23 au 28 mai, — le capitaine, au Lion-cTor (hôtesse, veuve Marseille); l'aide-major à Nostre-Dame (hôte, Mottinel;) le sergent à la Croix-Blanche (hôte Ghaloin ;) et les dragons chez les habitants; — l'autre, envoyée par Louis XIV, en 1681 S du 16 août au 24 septembre: — le capitaine chez Claude Peyrot, et les dragons chez Jacques Serret, Pierre Bonnefond, Pierre Vabre, et autres notables. — C'était, pour nos contrées, le prélude des Dragonnades ou des Missions bottées; et les conversions qu'elles essayèrent d'y opérer sont trop connues pour qu'il soit utile de les rappeler. A Bourdeaux, à Bczaudun où les protestants avaient pris les armes plutôt que d'abjurer, rien ne fut épargné, ni l'âge, ni le sexe. A Saillans, trois jeunes filles, dit un Mémoire du temps, furent pendues à des crémaillères et enfumées. A Montélimar, le jeune Chamier, arrière-petit-fils de Da-
.\ . Archives de la commune.
230 HISTOIRE DE DONZÈKE
niel Ghana ier, l'un des rédacteurs de l'Édit de Nantes, périt martyr sur la roue; les prisons de cette ville, de Crest et de Valence étaient pleines de protestants.
Donzère paya son tribut à Témigration qui suivit la révocation de l'Édit de Na«tes. Un édit de janvier 1686 enlevant à leurs parents protestants les enfants de 5 à 16 ans, pour en faire des catholiques, Claudine de Suffise, fille de Jacques de Sufûse et femme de Benjamin de Saint-Ferréol, sortit du royaume, en 1688, avec ses deux fils Paul et Gédéon et sa fille Claudine *, nés et baptisés comme elle dans la foi protestante. Une mère s'expatriant et abandonnant son foyer et ses biens pour mettre ce qu'elle avait de plus cher au monde, l'âme de ses enfants, à l'abri des persécuteurs, c'est l'honneur d'une religion et d'une famille où se produisent de pareils traits d'héroïsme ; et l'histoire constate qu'ils n'étaient pas rares en ce temps-là; elle ajoute même — à la gloire des proscrits — qu'ils portaient dans l'exil « l'exemple des plus nobles vertus familiales. » Avec Claudine de Suffise émigra également Olympe de Portai, femme de Laurent de Suffise, fils de Jacques. Vers la fin de cette même année, Benjamin de Saint-Ferréol et Laurent de Suffise rejoignirent leurs femmes à Genève. Benjamin y mourut en 1689; sa femme Claudine, en 1701 ; Olympe en 1696 et son mari en 1708 ^ D'autres furent moins héroïques, et si nous en croyons certaine Note, annexée par le curé au Registre de l'état civil de ce temps-là, le nombre de « ceux qui firent abjuration de l'hérésie de Calvin » serait assez considérable (plus de soixante-dix, y compris un enfant de sept ans ^); mais dans son excès de zèle, le bon curé dut prendre
1 et 2, Registre ou Mémoire de Gédéon de Suffise. 3. Archives de V église»
sans doute pour des convertis ceux qui, dès le premier moment, cédèrent à la force, puisqu*il comprend dans sa Note les Suffise et les Saint-Ferréql qui se réfugièrent à Genève (la Rome protestante), et qui y moururent. Quoi qu'il en soit, les Religionnaires repentants n'en furent pas moins assujettis à l'imposition de 150 livres, mise en 1689 sur les nouveaux convertis depuis 1683.
Déjà, le 16 juillet 1686, l'intendant du Dauphiné avait signifié aux membres de l'ancien consistoire de Donzère, d'avoir à déclarer l'état de ses biens. Déclaration faite le 1*' août suivant, par Laurent de Suffise, Philippe Vabre, Saulas, Jean Seroulbe et P. Grégoire, « par-devant Messire Jean du Glaux, conseiller du roi, président en Pélection de Montélimar, subdélégué de monseigneur l'intendant ». Or ces biens ne consistaient plus qu'en un plassage ou lieu d'étalages, et quelques pans de mur, restes du temple incendié, plus un coin de terre pour la sépulture de leurs morts, et deux ou trois petits capitaux (en tout 130 livres), soit environ 67 livres de revenu S lesquels biens confisqués,
1, Voici, du reste, telle qu'il nous a été permis de l'extraire des papiers de la famille Suffise, copie de cette Déclaration^ que Laurent de Suffise eut mission de remettre « aux mains de M. Raymond de Plo, à la Sénéchaussée de Montélimar » :
De l'estat des biens de l'ancien consistoire de donzère,
10 Plassage et murs du temple brûlé depuis environ 55 ans, possédé en 1686, par Anthoine Ibot depuis environ 5 ans ;
Plus, un cimetière, hors le lieu de Donzère, et joignant celui des anciens]catholiques et de la possession duquel ils (les Religionnidres) ont été expulsés, par suite d'une ordonnance de MM. les commissaires, il y a environ 20 ans ; — lequel est possédé par Anthoine Souchon de Donzère, ~ et du depuis, les habitants protestants se sont servis d'un coin de fonds de feu sieur Charles Saulas, pour y enterrer leurs morts;
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comme tous ceux des autres consistoires, en vertu d'un édit royal de 1688, devaient être employés à des œuvres pieuses ou donnés soit aux hôpitaux, soit à des communautés séculières ou régulières. Quant aux biens abandonnés par les émigrés, ils furent d'abord séquestrés et mis en régie; puis, laissés à ceux de leurs parents ou héritiers, restés dans le royaume. C*est ainsi que Gédéon de Suffise fut mis en possession de l'héritage de son frère Laurent, et Laure de Portai, de celui de sa sœur Olympe, par M. Bayle, vice-sénéchal de Montélimar. Après quoi, rentré tout à fait dans le giron de l'église, par rémigration d'autres anciens Religionnaires que leur conversion volontaire ou forcée ne mettait même pas à l'abri des persécutions, Donzère ne songea plus qu'à se donner le luxe d'une garde bourgeoise. Cette garde, composée de 60 anciens catholiques, armés et équipés, déjà exercés au maniement des armes par M. de Reydon, ancien capitaine aide-major, au régiment Lyonnais, était commandée en 1689, par Joubert, Pereyrol du Lion-cCor et Ibot.
A quelque temps de là, le 24 octobre 1690, après un trajet de trois semaines en litière ou sur le Rhône, M"*® de Sévigné, se rendant à Grignan, débarquait au port de Robinet. « J'ai trouvé, écrivait-elle de Grignan,
Plus, un capital de 900 livres sous la pension de 45 livres, due audit consistoire comme cessionnaire de noble Charles de Boni par les hoirs d'Yzayo Thune du P.ët-Laval, par acte reçu M« du Four, notaire dudit lieu (2 mai 1640);
Plus, un capital de 120 livres sous la pension de 6 livres, due par Esprit Roussel de Ghâteauneuf-de-Mazenc, et autre capital de 330 livres sous la pension de 16 livres iO sols, due par ledit Roussel ; lesquels capitaux cédés au consistoire par ledit sieur de Boni, par acte reçu M« Franjon, notaire à Montélimar (27 février 1659), etc.
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le 10 novembre, qu'il serait fort joli de venir passer rhiver ici avec ma fille. Ce projet de 150 lieues parut d'abord un château en Espagne; mais l'amitié Ta rendu si facile, qu'enfin je l'ai exécuté. » Déjà, cependant, elle avait fait ce même voyage dans l'été de 1672 en compagnie de l'abbé deCoulanges. Partie de Lyon le vendredi matin 28 juillet, elle était le lendemain, à une heure de l'après-midi, à Robinet. « Si vous m'y laissez, avait-elle écrit, le 27, à sa fille, j'y demeurerai». Mais la comtesse de Grignan s'était déjà portée en grand équipage à Donzère, à la rencontre de sa mère. M"*® de Sévigné avait alors de 46 à Al ans : elle en avait donc 64, lorsqu'elle entreprit son second voyage à Grignan. « J'y sens, disait-elle, un soleil capable de rajeunir par sa douce chaleur. » — Vint cependant un de ces hivers qui lui parut « cent fois plus froid que ceux de Paris. » — « C'est le vent du midi, c'est la bise, c'est le diable, ajoutait la frileuse marquise, c'est à qui nous insultera; ils se battent entre eux pour avoir l'honneur de nous renfermer dans nos chambres. Toutes nos rivières sont prises, le Rhône, ce Rhône si furieux, n'y résiste pas; nos écritoires sont gelées, nos doigts sont transis, nous ne respirons que de la neige... Voilà où nous en sommes; » et c'était en 1695 (l'année même du mariage de sa petite-fille Pauline Adhëmar avec le marquis de Sir miane). — Peu de temps après, le 16 avril 1696, s'éteignait à Grignan, l'un des plus beaux génies du XVII® siècle.
A la veille de porter la guerre en Allemagne, les armées de Louis XIV se renforçaient de nouvelles milices. Donzère, en 1693, eut à fournir deux hommes pour une des soixante compagnies qui venaient d'être levées en Dauphiné, par ordre du roi. Alors ceux que
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l'âge ou les infirmités rendaient impropres au service étant écartés, on jetait le sort d'abord sur les garçons et puis sur les jeunes mariés. Les communautés devaient pourvoir à l'équipement de chaque soldat (chapeau bordé d'une tresse d'or ou d'argent, cravate noire, bas, souliers, ceinturon, épée, bandoulière au fusil). Cette année, ce fut le capitaine des Combes qui, le 27 mars, vint recevoir du consul Veyrenc, les deux soldats donzérois (La Garenne et La Fleur), avec l'argent (54 liv. 2 sols) pour leur équipement.
Un édit du roi ayant déclaré tous les possesseurs des îles nées dans les fleuves navigables du royaume, déchus de leurs droits, s'ils n'en rapportaient des titres de concession ou de possession avant 1566, cet édit vint mettre aux prises deux communes, Donzère et Saint- Montan, jusque-là en rapport de bon voisinage. Il s'agissait de la possession des îles du Rhône. Ces îles, jadis terre ferme, créées vers le milieu du xiv® siècle par des crues ou un déplacement des eaux du fleuve, et appelées de tout temps et dans les plus anciens cadastres, îles de Donzère, avaient toujours fait partie de son territoire, depuis un point au nord, en face de la Tour de rOurse, jusqu'à un autre point, au midi, vis-à-vis de la chapelle de Saint-Robert, en Vivarais. A ce droit primordial, consacré par Tusage et reconnu par les sentences du maître des ports de Villeneuve (1392 et 1403), et par les chartes de Charles VI et de Charles VIII, Donzère joignait des droits acquis, que justifiaient un titre de 1331 (vente de l'île de Pécourt par le chapitre de Viviers à deux habitants de Donzère); un autre de 1459, par lequel le grand vicaire de Viviers donnait à cultiver les terres du seigneur évêque, situées dans les îles de Donzère (les Margiries) ; divers actes d'accen-
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sèment et d*inféodation par ledit seigneur évêque, non seulement des îles de Graveyron, de Graveyras, et de Grilhac, mais de toute Tîle de Bobillon, en 1588, à noble Philibert de Fayn ; en 1659, à Pierre d'Hargenvillers; enfin la tranquille possession de ces îles de temps immémorial par les habitants, qui n'avaient jamais payé pour elles ni droit de foraine, ni droit de champart, ni la taille, jusqu'en 1686, que Saint-Montan s'avisa d'ajouter lesdites îles à son cadastre, « comme usurpées, disaient ses consuls, sur le domaine du Roi. »
Saisie la première de l'affaire, la cour des Aydes de Montpellier confirma par un arrêt du 12 juin 1688, cette prise de possession, et par un autre arrêt de 1692, ordonna que les possesseurs desdites îles payeraient la taille à Saint-Montan. Donzère protesta; il récusa la compétence des juges de Montpellier et en appela au conseil du Roi, pour évoquer l'affaire devant le Parlement de Grenoble qui, par son arrêt du 18 juin 1693, ordonna que les parties seraient assignées, toutes choses demeurant en l'état,
Donzère soutenait que: « Principauté souveraine indépendante, jusqu'à la cession qu'en fit au roi, en 1516, r4laude de Tournon, il avait depuis conservé, du côté du Rhône, ses anciennes limites : ladite cession, ajoutait-il, n'ayant pu empêcher que ce qui était de cette souveraineté ne fût encore de son territoire. » Ses îles, qui en formaient le 5"°, étaient donc taillables du Dauphiné et dépendantes de la ferme des Gabelles du Dauphiné ; i>artant justiciables des juges de Donzère et, par appel, du Parlement de Dauphiné. D'ailleurs, les curés de Donzère n'avaient-ils pas toujours exercé dans ces îles leurs fonctions curiales; le prieur décimant, perçu les dîmes, et le seigneur évêque, ses droits seigneuriaux? Ainsi,
pourDonzère, cette procédure se réduisait à une question locale; il plaidait ;?ro do7no suâ.
Saint-Montan plaçait la question plus haut: s'appuyant sur des arrêts que le Rhône et ses fies faisaient partie du Languedoc, il reprenait en sous-œuvre l'ancienne querelle du Languedoc contre la Provence, et la retournait contre le Dauphiné. « Prétendre, selon lui, que les îles de Donzère étaient dans le Dauphiné, c'était disputer au Roi les bornes de son royaume, et comme le Rhône qui séparait jadis l'empire du royaume était dans le Royaume, on ne pouvait attribuer au Dauphiné les îles en question sans démembrer TÉtat. » Or, en un temps où la royauté travaillait à fonder Tunitc territoriale, quel sens pouvaient avoir ces anciennes divisions de l'empire et du royaume, invoquées par Sainl- Montan, et repoussées, non sans raison, par les consuls de Donzère et le procureur général de Dauphiné? Cette plaie de V empire venait de ce que, dans la cession faite du Dauphiné, il était dit que le Dauphiné ne pourrait être uni à la Couronne qu'autant que l'empire y serait annexé ; mais les diverses guerres depuis soutenues avaient donné lieu à maints traités de paix qui avaient fixé les limites des États. Or, depuis plusieurs siècles, celles de la France, dans les Alpes, étant la Savoie et le Piémont, il n'y avait plus eu de prétentions sur le Dauphiné, en sorte qu'on pouvait dire que le Dauphiné comme le Languedoc était de regno et in f*egno.
Depuis quinze ans, l'affaire traînait en longueur, et loin d'y mettre fin, juges et procureurs semblaient vouloir l'éterniser. Une assemblée générale des habitants eut lieu à Donzère le 5 mai 1705, à l'effet de supplier le roi d'évoquer à son conseil le fonds de cette contestation, pour y être jugé.
Sur ces entrefaîtes, la commission de la revision des feux de la province, se réglant, quant à la taillabilité, sur la possession et usage, comprit, en 1706, les îles en litige dans la fixation des feux de Donzère. Sur 104 possesseurs qu'elles comptaient alors, cent, en effet, étaient habitants de Donzère, et pas un de Saint-Montan ; les autres étaient de Viviers ou du Bourg-Saint- Andéol. Par suite de cette fixation, un arrêt du conseil en 1708 déchargea Donzère des sommes réclamées à ses* insulaires par Saint-Montan, en vertu de Tarrêt de la cour de Montpellier (1692).
Opposition de Saint-Montan; intervention en 1717 des intendants du Daupliiné et du Languedoc qui ordonnèrent une enquête, à la suite de laquelle assignation par les commissaires enquêteurs, le 20 mars, au procureur général du parlement de Dauphiné et aux consuls de Donzère et de Saint-Montan, aux fins de comparaître devant eux à Donzère, le 20 novembre, dans l'hôtellerie de Notre- Dame, «pour être ouïs en leurs contestations. » Au jour dit, le procureur général n'ayant point comparu, les consuls de Donzère demandèrent la suspension de la procédure, — et les choses en restèrent là jusqu'en 1809, qu'un décret fixa au milieu du Rhône les limites des départements de la Drôme et de l'Ardèche. Ainsi finit, d'un trait de plume, un procès qui avait coûté des années, deç flots d'encre et des montagnes de papier.
Un autre procès qui, depuis des siècles, semblait tenir Donzère en haleine, c'était son procès avec Pierrelatte, quelque temps assoupi après la transaction de 1476, mais ravivé, en 1490, sous Jehan de Montchenu, puis, en 1525, sous Claude de Tournon. Platel, envoyé à ce sujet à Toulouse par les consuls, leur mandait en
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1536 : « Depuis que jays arrivé ai vaqué à assembler les sacs de vostre procez et ne croiriez la fascherie et dépense que y a este, car on les a trouvés égarés et entre mains de gens qui, ainsi que je présume, ne sont guère vos amys et ne vis jamais tel désordre en matière de procez. » Donzère n'en montra que plus d*âpreté à la lutte, et Tannée suivante, le conseil vota un subside à raison de dix sols par maison pour subvenir aux frais. Plus tard, en 1563, autre chargé d'affaires (Guillaume Marquis) député par la commune à Toulouse. Si Plate!, en 1536, s'y était heurté à des hostilités cachées, Marquis s'y acquitta de sa mission sous des auspices plus favorables. C'est du moins ce qui paraît ressortir du compte des consuls, où parmi les dépenses de cette année nous voyons portés : « 2 escus d'or pour les épices de MM. du Parlement, et 7 sols 6 deniers » pour un souper (per ung sopar), offert à M° Langlade, procureur, par l'envoyé de la commune.