T. 1er, pp
10 HISTOIRE DE DONZÈRE
Dou9*iona, peut-être serait-il plus juste de reporter la version de Strabon sur Donzère, situé au nord d'Orange, sur un cap, dans un pays de plaine, au delà duquel jusqu'à la Drôme {Ihmna) sont, en effet, de véritables défilés et des hauteurs boisées. « La qualification de Donzère^ dit un archéologue, rappelle celle d' Aetna ; à partir de là, le pays devient plus montagneux, et c'était une position tout indiquée pour y établir un comptoir fortitîé * ». Ajoutons que son nom latin de Dusef^a ou Dunsera ne parait être que la conjonction par la lettre S des deux mots celtiques Dun et Aer^ dont nous croyons qu'il dérive ; lettre qui ne change en rien son origine ni sa signification ; — étant là par un effet de la prononciation, « phénomène fréquent, dit le savant archiviste de Vaucluse (M. Duhamel), dans beaucoup de mots de notre langue et surtout dans beaucoup de noms de lieu '. » Ainsi, le Rhône (du celtique ^od-fl(ym, errant, qui va de côté et d'autre ; — en latin Rhodanus ^), dont notre patois a fait lou Rosé,
Certes, l'histoire a ses problèmes comme la science, et la question que je me suis posée après tant d'autres,
i . Bulletin de la Société d'archéologie de la Drôme^ t. III, p. 241.