Gallia christiana, t. IV, p
62 HISTOIRE DE DONZÈBË
Kircheim, ville de l'Alsace, sur le Rhin * .» Ajoutons que l'on pourrait expliquer le mauvais état dans lequel cette charte a été trouvée par le cas ou l'abandon qui dut en être fait, à la fin du règne de Charles le Gros, prince généralement méprisé, et qui mourut dans la dernière misère, étranglé, dit-on, par ses domestiques. Or Blitgaire était trop avisé pour se prévaloir des faveurs d'un prince déchu. Gomme tant d'autres, abbés ou évêques, il se déclara pour Boson, et pour ce qu'ils appelaient i( son sacré Principat ' » .
Après la mort de Boson, sa femme Hermengarde ayant réussi à faire couronner roi son fils Louis dans un concile des évêques et des grands du pays, à Valence, en 890, Blitgaire, qui assista à ce concile, en profita pour se faire confirmer l'abbaye de Donzère tant par le nouveau roi que par les évêques assemblés et par le pape Etienne VI, qui avait consenti au concile et au couronnement du fils de Boson. De là, sans doute, cette première donation de Louis à Blitgaire, donation ^ dont parle Palcon dans sa Chronique, et à laquelle le roi luimême fait allusion dans la charte qu'il fît expédier à cet abbé, de son palais de Sitillianis (Saucillanges, comté •FAviî^non), la septième année de son règne (896), par Ainulfc, notaire. Ge prince y dit, en effet: « que l'abbé Blitgaire était venu le trouver pour le prier d'assurer aux religieux de son monastère, par un décret de son autorité, l'abbaye de Donzère qu'il leur avait accordée auparavant pour leur servir d'asile contre la fureur des