‹ Histoire de la principauté de DonzèreChapitre 99 sur 122 · Archives de Ngîise · texte numérisé non relu

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226 HISTOIRE DE DONZÈBE :

divisées et subdivisées qu'elles n'étaient plus, comme rapport, que des non- valeurs (à peine 15 ou 16 deniers chacune ; sort en tout 33 livres 4 sols) ; dans tous les cas, des valeurs difficiles à recouvrer. Cependant, le curé et le sacristain souhaitaient satisfaire à l'intention des fondateurs ^ Dans ce but, ils supplièrent l'évêque de Saint- Paul de réduire lesdites messes sur le pied qu'il lui plairait, et la rétribution, sur la collation des revenus existant desdites fondations. L'évêque agréa leur supplique et, sur l'avis de son Promoteur général, réduisit les messes hautes sur le pied de 15 sols et les basses de 7, avec cette obligation aux prêtres de célébrer annuellement une messe haute de Requiem le premier jour libre du mois de juillet, de grand matin, en ayant soin d'en prévenir le peuple au prône précédent (1694) *.

Pendant que les catholiques de Donzère voyaient s'améliorer le sort de leurs pasteurs, l'église réformée, sous l'effort de la réaction qui méditait déjà la révocation de rÉdit de Nantes, luttait de son mieux pour soutenir non ses pasteurs (elle n'en avait plus), mais ses pauvres. Annexée à celle d'AUan et dotée de quelques legs ou pensions, en 1640 et en 1659, par noble Charles de Boni du Poët-Laval; en 1644, par Jeanne d'Audiguier, première femme de Jean de Suffise; par Alix Mège en 1659, etc., elle avait elle-même pour annexe Roussas et comptait encore un certain nombre de fidè- i les: les Suffise, les d'Audiguier, les Saint-Ferréol, les Robinon, les Serporel, les de La Cour, les Guibourdanche,

1. Parmi lesquels, outre ceux que nous avons cités plusbaut, p. 114 : Eslienne Talpenas (1543); Claire Riote (1555); Jean de MoRETON (1605); Philibert de Fayn (1610) ; Jacques Garamam- TRAND (1619), etc.

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