‹ Histoire de la propriété ecclésiastique en France (volume 2)Chapitre 107 sur 570 · Pardkssi s. ,3('i.'>, t. II, j · texte numérisé non relu

Pardkssi s. ,3('i.'>, t. II, j

9. Lib. Iiisl. Friiiicoriiiii, 31 {Script, rerinu iurrur .. \ . ii. ji. •.>'J3>.

110 LEGS ET DONS FAITS Al'X MONASTÈRES

établissements '. l'n ruoiiie qui a sans doute fait profession au monastère de Wissembourg lui donne ses biens mais à condition d'en garder l'usufruit -. De cette dérogation à la règle, les abbés et abbesses donnaient souvent l'exemple à leurs religieux •'■.

Le patrimoine monastique y gagna plus qu'il n'y perdit. Les pauvres se partageaient souvent les biens dont un profès se dépouillait. Celui qui les gardait sa vie durant eut d'ordinaire le monastère pour héritier ^. Quelquefois l'abbé, le religieux propriétaire fait une donation ou un legs à un autre établissement que le sien, mais les biens d'un moine vont presque toujours gonfler le temporel monastique. Les moines qui n'ont point su se résoudre à mettre en commun avec leurs frères leur patrimoine au jour de leur j)rofession, imitent les clercs qui laissent à l'église, dont ils ont reçu les subsides, leurs biens propres, dont ils avaient gardé la jouissance.

Le prestige religieux, le renom de sainteté qui attirait vers un monastère ceux qui voulaient mener une vie parfaite, fit aussi attraction en faveur du temporel monastique. Tel qui ne se sentait point le courage ou qui n'était pas libre d'adopter ce genre de vie voulut du moins être le bienfaiteur de ceux qui l'embrassaient. Les moines étaient excellemment les pauvres du Christ. Alimenter ces pauvres, en leur donnant des

1. Duiialiuii (le 694 faite ii saint Pierre par Cliildela, deii sairuta (Sekhiuk, Vari. Sai/>t-Baion,i, p. •2» ; Donation de 707 faite à Saint-Pierre au mont Blandin par En^elwara, doiiii/io sacrata (A. Van Lokerex, Cliarlcs de Saiiil-Pierre. 3.I.I, p. 7).

3. Zeiss, rni'lil. Wizvnb , -'41 7:i7 . ]> ■>:i\--> : H'i (700), p. -.'3:;.

:{. Au VI' siècle, saint Yriez, aljjjé d'Attane. institue pour héritiers Saint-Martin et Saint-Hilaire (Grégoire ue Toirs, Hist. Franc, X, -23, p. 442). Le testament qui nous est conservé sous le nom de ce personnage iPardessis, 180, t. i. p. 130» et que M. Kruscli {Script, rerum merov., t. m, p. 577-8) estime inauthentique, atlrihue le nifinastére d'Attane à Saint-Martin de Tours à condition que cette puissante basilique se charge de le défendre Yriez serait donc resté ijrojiriétairc de son monastère. Le priiiciilal motif de suspicion à l'égard de cette i)ièce, lilii-llée suivant la formule des testaments mérovingiens, est l'inslitulion de Saint- Martin comme héritier unique, tandis que Giégoire de Tours connail un test.imeni en faveur de Saint-Martin et de Saint-Hilaire. Le document conservé mentionne à maintes reprises (j). 140) l'oratoire de Saint-Hilaire qui se trouvait sans doute parmi les dépendances du monastère d'Attane : Grégoire de Tours aurait-il commis ii ce iiroiios une confusion ? — En 632, sainte Fare lègue ses l>iens à son monastère de l'aremoutiers (Pardessis, 257, t. ii, p. 10). En 651, Léodéhodus, ahbé de Saint Aignan, dispose de ses l»iens en faveur de ce monastère et du monastère de Fleury (Proc, A'idikr, Chartes de Sai/it-Benoît-sur-Loire, 1, p. 5). En 671, Huntherlus, ahlié de Maroilles, donne un domaine à son nionasière (Pardessis, .365, t. Il, p. 155). En 698 et en 704, lablies.se Irmina donne des biens au monastère d'Echternadi (449, 459, i). 251 et 264). Un abbé du diocèse de Reims a légué ses biens à l'église cathédrale et à la matricule de Saini-Keuii (Fi.odoard, Hi.tt. Rem. ceci.. Il, 11, p. 459^. Cf. LiKXINU, op. cit., t. ii, )). 3W.

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