Kpixl. Arelat., -20 [Kpist. ineroiv. acci, t. i, p
-.'. Décret. d'Hormisdas (Migne, P. L., t. lxvii, col. l-i86).
'.i. Éd. G. MoRix, Rev. bénéd., t. xvi, p. 104-5.
1. D'ai)rés la charte du fondateur, Harégarius, l'évéque Innocent a donné deux villae aiipartenant à leglLse du Man.s i)our contribuer à la fondation (J. H.wet. Les actes des évéques du Mans, Apjjend. 4, Quest. méroc, p. 4-25). J. Havet retrardait ce pa.ssage comme inleri)olé mai.s admettait connue authentique lincise de la ])récaire de Téne.stina: « lam illas (re.s) queni no.s de rebu.s sanctae Mariae vel .saiicti Gerva.sii (église mère du Mansj in augmentum ad présent! loco consiruen(him per 1 eneficium condonavimus » (A])pend. 5, p. 427).
5. Testament de Bertrand : <■ quia Domnolus quondani episcopu.s, de agris aecclesiae alicjua locella ad basilicam suam..., delrgavit » (Pardessis, 230, t. i, p. l'J9). Le texte de la charte de Domnolus inséré dans les A dus pont. Ce nom. (éd. Bi.ssox, Ledkt, p. 84j et dans le ('art. de Saint-Vincent (éd. Charles, I, p. 2) marque que les biens donnés par l'évéque appartenaient à l'église. Ce l)a.ssage favorable aux prétentions que l'église du Mans élève à la propriété des uK^naslèrcs du diocèse ne se rencontre pas dans la recension fournie i)ar les (iesta Mdrici, rci)roduite i)ar J. Havet (Ai)pend. 1, p. 418). Ce texte signale pourtant parmi les biens assignés au monastère la (-(7/0 Fra.vncto, (|ue tenait le ))rètrc Ajjcr « cum accolas X connnanentes in rem ecclesie ». Parmi les lùens donnés figurait donc une villa tenue en i)récaire par un |)rétre et qui a|)i>arlenaii il l'église.
1). Teslanicnt, toc. cit. : « sed nobis molcslum fuit ut ilerum nos simili condilionc de agris ecclesiae aliqui<l aufferre...; sed niagis i)ertractans. .. ut unum locellum de ecclesiae conditione adjicerem ad ijisam sanctam basilicam, non lantnm pro nece.s.sitate, sed proj)ter primitias vel reverentiam ipsorum domnorum aposlolorum, et quod mater est ccclesia quae omnes basilicas ad se ])erliiii'iiies fovet et dilal ■<
MONASTÈRES DOTÉS PAR l'ÉVÈQUE DE SES BIENS PROPRES 115
iiiriuê au Vile siècle, Palladius, évéque d'AuxeiTe, a pourvu de sept grands domaines appartenant à son église le monastère de Saint-Julien qu'il a fondé '. Dans la dotation que l'évéque Ansoaldus accorde aux religieux de Noirmoutier figurent des biens de Téglise de Poitiers 2.
Le plus souvent du reste l'évéque enrichit de ses propres biens le monastère qu'il fonde. Nivardus a largement doté de son avoir personnel le monastère qu'il a créé à Hautvilliers ^ et s'il a donné à Fabbé Bercharius cette riUa appartenant à l'église de Reims, c'est parce qu'aucune des siennes propres ne convenait à cette création *. Son successeur, Réolus, a pour la même raison abandonné au même abbé, pour y établir un couvent de femmes, une rilla de son église, mais il a dédommagé celle-ci de ses propres biens ■^. Le testament d'Ansoaldus, évéque de Poitiers, a indemnisé sa cathédrale du préjudice que lui cause la dotation du monastère de Noirmoutier *>. Palladius donne aux religieuses de Saint-Julien, avec les domaines de son église, d'autres biens dont le roi l'avait personnellement gratifié ''. Arédius, évéque de Vaison, a fondé un monastère dans sa propriété et lui a attribué la plus grande part de ses biens ^. Le plus souvent l'évéque ne se contente pas de doter le monastère au jour où il en dédie la basilique et y installe les religieux ;