‹ Histoire de la propriété ecclésiastique en France (volume 2)Chapitre 122 sur 570 · I. Cf. jilus haut, |i. 00 l'i siiiv · texte numérisé non relu

I. Cf. jilus haut, |i. 00 l'i siiiv

i>f)LVOiR DK l'kvkqik suu ij:s monastères diocésains 125

de révêque, puis par des moines auxijuels il a conféré les ordres sacrés, favorisa sans doute la pénétration de l'autorité épiscopale K En Gaule, au VI" et au VU" siècle, il est admis que l'évéque a pouvoir - sur les monastères de son diocèse qui n'ont pu être établis qu'avec son assentiment •'. 11 veille au maintien de la discipline, parfois même dicte aux moines la règle (ju'ils observeront ^. Leur abbé a été souvent désigné par lui. Il chargera l'un de ses clercs d'administrer un monastère comme il lui confierait une paroisse '•. Il peut déposer les abbés comme les archii)rêtres des paroisses ''. Les conciles du VI" siècle interdisent aux abbés des monastères comme aux prêtres des églises rurales d'aliéner aucun bien sans la permission de l'évéque diocésain ^. Au VU" siècle, les monastères, quand ils n'échappent pas au droit commun, sont placés au temporel comme au sjjirituel sous la juridiction épiscopale et assimilés aux églises paroissiales **.

Les évèques abusent de leur autorité pour exploiter la richesse naissante des religieux. Ils se font offrir une hospitalité coûteuse, exigent des redevances et des présents; parfois ils font main basse sur les pièces précieuses du mobilier liturgique de la basilique monastique, s'emparent- des offrandes faites par les fidèles, se saisissent même sans doute de biens-

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