APPORT DKS CLERCS ET DES MOINES
par son frère qui craignait qu'il n'instituât Tég-lisG pour héritière s'il s'agrégeait au clergé '. Souvent l'héritage d'un clerc est partagé comme la succession d'un évêque" entre l'église à laquelle il appartient et divers sanctuaires 2. Les abbés et les moines enrichissent souvent la maison qui les accueille d'un avoir dont tout profès doit se dépouiller ; quand ils ont gardé, en dépit de la règle, la jouissance de leurs biens, ils les laissent ai)rès leur mort k leur monastère ou à quehiue autre établissement religieux ■'.
Les rois ont été avec les évéques les plus insignes bienfaiteurs des églises. Le premier roi franc qui fut chrétien donna l'exemple des pieuses libéralités. Avant et après sa campagne d'Aquitaine, Clovis envoie des présents aux sanctuaires de Saint-Martin de Tours et de Saint-Hilaire de Poitiers '5. En 511, le concile d'Orléans signale les offrandes qu'il a faites aux églises ; il leur a donné des grands domaines, accordé des exemptions ; le concile escompte des largesses semblables en faveur des églises qui n'ont encore rien reçu ■\
Parmi les fils de Clovis, Childebert P' a laissé la réputation d'un roi magnifique envers les églises •^. Un siècle plus tard un évéque le donnait en exemple à un jeune prince ; on célébrait encore alors sa mémoire parce qu'il avait été large dans ses distributions aux lieux saints ~. Clotaire P"" s'est montré aussi très généreux. Il a doté le monastère de Sainte-Croix fondé à