Testament (Pardessus, 230, t. i, p. 2C
1 <b CARACTERE TRIMITIF DES l'ON DATIONS CIIARITAULES
léproseries, hôpitaux que les églises entretiennent. Ces donations instituent de véritables fondations charitables. L'église qui seule a capacité pour recevoir et administrer au nom des organismes de bienfaisance qu'elle a créés et qui font corps avec elle, entre en possession d'un bien dont la jouissance est affectée par la volonté du donateur à l'usage des pauvres. La propriété d'un bien-fonds est attribuée à une église ou à un monastère afin qu'à perpétuité l'évèque ou l'abbé en consacre les revenus aux besoins de sa matricule et de son hôpital. Parfois même le donateur fonde et dote la maison de bienfaisance que l'église ou le monastère ne possédait pas encore i.
L'intention charitable qui anime les fidèles s'est imposée ainsi au clergé et aux moines. Mais on ne croit pas créer à ceux-ci une charge proprement dite et inexistante jusque-là. On leur donne afin qu'ils nourrissent leurs pauvres, soignent leurs hôtes infirmes, comme on leur donne afin qu'ils brûlent des cires et allument des lampes auprès des saintes reliques. Celui qui dote la matricule ou l'hôpital d'une église croit être le bienfaiteur de cette église; il lui a donné des moyens plus amples de satisfaire aux nécessités des pauvres auxquelles de toute manière elle avait le devoir de subvenir.
Ces charges correspondent exactement aux besoins de ces pieux établissements ; d'autres conditions stipulent en faveur du bienfaiteur lui-même des avantages qui coûtent peu à l'église, mais qui sont pour lui d'un prix inestimable.
Reposer après sa mort dans la basilique d'un saint, près de ses glorieuses dépouilles, tel est le vœu de quiconque peut se flatter d'obtenir du clergé ou des moines ce gage d'une bienheureuse résurrection. Les rois et les reines -, les évêques 3, les
1. Cf. plus loin, chap. XXXII, La matricile des paivres et XXXIV, Les