‹ Histoire de la propriété ecclésiastique en France (volume 2)Chapitre 181 sur 570 · Gesta Dagob., 40 (Scri'pt. rerum merov., t. ii, p · texte numérisé non relu

Gesta Dagob., 40 (Scri'pt. rerum merov., t. ii, p

4. Un apiculteur fait vœu de consacrer toute la cire produite par un essaim au luminaire de la basilique de Saint-Martin de Tours et invite un diacre de l'église à venir la chercher (Grégoire de Toirs, De rirt. s. Mart.. IV, 15, p. 653t. Voir aussi Vita s. Galll vetusllssima {Script, rerum merov., t. iv, p. -256). S'il faut en croire le Polyptyque dirminon, saint Germain aurait donné » ad luminaria... sanctae Crucis... seu sancti Vincentii » (ancien nom de la basilique de Saint-Germaiu-de.s-Prés), un alleu dont les colons, affranchis de tout autre serritnnn, doivent acquitter s setiers d'huile et 22 livres de cire (éd.GrÉiwuD, p. 117); mais cette partie du polyptyque n'est pas dirminon et a été ajoutée au jilus tût au XI' siècle (cf., éd. Longnox, p. 155, n. 1).

5. Dagobert affecte une somme de 100 sous sur le produit des douanes de Marseille à l'achat de l'huile néce.s.saire au luminaire de Saint- Denis (Gesta Dagoh., 18, Script, rerum merov., t. ii, p. 406). Clotaire III concède à Corbie dix n ille livres d'huile sur les douanes de Fos (Dipl. de confirm. de Chilpéric II, Levil- LAix, Examen des chartes de Corbie, Append., 15, p. 236).

6. Fnrm. Sal. Merkel., 7. 8 (Zeimer, p. 24.3); Précaires du mon. dé Murhach (Pardessus, 557-8. t. ii, p. 368-y>. Cf. plus loin, chap. XX. L\ famii.ia cl XXVI. Les pkecaire.s. S- n.

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lil)("i-;ilité do ce roi en favour do réglisG do Paris, doiino pour cet objet un domaine sis on Provence parce qu'il est planté d'oliviers '. (,)uan(l une riJla (luolconque est cédée à une église pour le luminaire, la clause n'a pas toujours le sens précis d'une alfectation obligatoire -. Il n'est pas certain et il est peu probable que le chel' de l'église se soit cru tenu à dépenser en cire et en huile tout ce que rapporte le domaine. Mais telle a du être souvent l'intention du donateur 3. Bertrand, évoque du Mans, n'aflfécte pas une vilUi sjjéciale à l'entretien du luminaire de la basilique des Saints-Apôtres, mais il stipule ([uo la moitié du revenu d'un groupe de villae qu'il lègue à l'établissement sera consacrée à cet usage *.

Les donations faites pour la subsistance des pauvres (m alîmoniis paaperiijji) n'ont pas toujours le caractère précis d'une fondation charitable. D'une part en effet les moines sont regardés comme des pauvres qui ont tout quitté pour le Christ, de telle sorte que Talimentation des pauvres peut signifier simplement l'entretien des habitants du monastère. D'autre part, il est admis que donner aux églises c'est faire l'aumône aux nécessiteux. La fonction normale du patrimoine ecclésiastique ne consiste t-elle pas aussi bien à nourrir les indigents qu'à stipendier le clergé ?

Mais il est des offrandes faites expressément pour le service des charités ecclésiastiques. Non seulement un évoque reçoit souvent des dons manuels destinés à ses aumônes, mais des donations et des legs sont faits aux pauvres par l'intermédiaire d'une église ou d'un monastère et spécialement aux matricules,

1. DE Lasteyiue, C'art. de Paris, 1, t. i, p. i ; cf. n. 4. Une recension interpolée (le la vie de saint Ansberlus de Rouen (15, Mabili.on, Acta, t. ii, p. lOOti) raii|)orte que Thierry III aurait donné à Lantl)crtu.s, aljbé de Saint- VVandrille, un italrlmoniuni en Provence destiné à fournir d'huile le luminaire du munastère.

•i. Abbo donne des biens aux églises de Gap, de Maurienne " in luminarilius ipsiiis ecclcsiae et pro substantia paui)erorum » (Pardessis, 5."j9, t. n, p. rnti). Les deux clauses unies nianiuent bien qu'il n'y a là (ju'une forniule désif^nant en abréfrè tous les usages faits du i)atrimoine ecclésiastique.

:t. En 614, Bertrand, évéque du Mans, lègue à sa cathédrale et à la ])asili(|ue lies Sainis-Apôlrcs une maison dans Paris dont le loyer servira pour le luminaire des deux églises (Paudessi's, 230, t. i, p. 202i. En 635, Palladius, évéque d'.Vuxerre, destine le tiers d'une rilla au luminaire de Sainl-Julien et les deux autres tiers à l'éclairage de sa cathédrale (Qi-antin, Cart. de l'Yonne, 4, t. i, p. H). En Oss, Thierry III donne une villa à Saint-Denis •■ in lumenarebus ipsius basilici «> (Pektz, 57, p. 51). "Vers TCO, le dux Godafridus fait une ollrande « ad luminaria sancli Galluni ecclesiae » (Wartmann, Crhundenh d. Ablei S. Gallen., 1, t. i, ]). 1). Une ii.scription dont la date est perdue, ancienne au jugement d'Ed Le Blant, signale une donation faite à la basilifjue des saints Saturninus et Mai-cellus •• pro luminaria sanctorum • (.VoMf. recueil d'inxcrip. chrét., 445, [i. 410).

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