‹ Histoire de la propriété ecclésiastique en France (volume 2)Chapitre 184 sur 570 · OFFRANDES FAITES FOUR LA SKI'ULTLRF · texte numérisé non relu

OFFRANDES FAITES FOUR LA SKI'ULTLRF

grands personnages ' sont toujours inhumés dans une église, d'ordinaire dans la basilique qu'eux ou leurs ancêtres ont fondée. Les abbés reposent dans le sanctuaire de leur monastère "2. Quelquefois même une basilique est construite expressément pour être l'ossuaire des moines et des religieuses 3. Ceux qui ne peuvent prétendre en raison de leur naissance, de leur état ou d'exceptionnelles libéralités à occuper de droit une place dans les cryptes d'une église ont été naturellement tentés d'obtenir cette grâce à la faveur d'une donation faite à cette expresse intention. Le plus souvent, à l'époque franque, la condition n'est pas exprimée. Il n'est admis encore ni qu'une église puisse prélever un droit de sépulture ni qu'un fidèle puisse acheter le lieu de son repos. Souvent le donateur se contente de dire qu'il donne tel bien au sanctuaire où il veut être inhumé '. Parfois aussi il marque la relation qui existe entre son offrande et la concession d'un tombeau ; il donne pour la sépulture d'un parent ■', pour la sienne propre, afin de mériter d'être enseveli dans le lieu saint '^, parce qu'il désire que son corps repose dans la basilique ^. Il n'acquitte pas un droit, ne passe pas un marché avec le clergé mais lui demande une faveur.

Apôtres qu'il :^ fundéc (Pardessus. -230, t. i, p. 199, -210). Ansbertus d'Antun sera enseveli dans l'oraloire de Sainl-Lcger qui paraît l)icn être sa création (4:57, t. ii, p. 238).

1. Les Arnulfions sont ensevelis dans l'église des Saint.s-Apôtres près Metz (Saint-Arnoul) l'ondée et enrichie par eux. Arnoul, fds de Drogon, demande à reposer dans cette Ijasilique près de son père et de son frère le prèlre Hugues {Gall. christ., l. xiii, ni.str., col. 369;.

•2. Saint Lupicin est enseveli « intra nionasterii basilicam » (Grkgoire de Tours, Vitae palrifiu, I, 6, p 668). Saint Romain aurait déclaré ne pas vouloir être inhumé dans le monastère afin que les femmes puissent venir vénérer ses reliques [Ibid., p. 607).

3. Ainsi firent saint Césaire et sainte Radegonde (cf. plus haut, p 81). Saint Kloi ayant bâti à Paris un monastère de fenmies, construit la basilique de Saint-Paul « ad ancillarumDei corpora sepelienda » {Vda s. Eliyii, I, 18, oj). cit., I. IV, p. 684). Saint Ornera donné à saint Bertin Téglise Notre-Dame édifiée par lui à Sithiu pour y enterrer les religieux (Guérard, Cart. Saint-Berlin, p. 2.3).

l. Fi>rm. Wisirjoth.,^1 : «ad ecclesiam dnmini mci ill. martiris, ubi corpusculum meuni sepeliendum mandavi, volo pertinere locum illum » (Zei-mer, p. 586); Test, de Bertrand : » tibi, sancta basilica donmi Pétri et Pauli, ubi cori)u.sculum nieuni desidcro sepeliri, volo esse donalum » (Pardessus, 230, t. i, p. -MO). Cf. Charle d'Ansbertus (.137, t. il, p. 238).

."). La reine Nanihildi.s i)rie Dagobert de donner des biens à Saint-Denis « pro sei)ultura sui fralris » (Gesia Da;joh., 26, ScriiH. rcruni mernr.. l. ii, j). 410).

(p. (harle de Léollieria jtour Saint-Pie rre-le-V if : « pro loco .sepulluriolo mrpuscnluni meum, ut in ipso sacro loco monasterio .sancti Pétri sei)elire mererelur > ((^UANTiN, (art. do l'Yonne, 10, t. i, p. 24).

7. Charte de Tliéodélrudis pour Saint-Denis : » ((uia in ips.i l)asili(a rorpu.sculuiii iiiciiiii pausare cuiiio .. (Pardessus, 241, t. i. p. 227).

Page 1