‹ Histoire de la propriété ecclésiastique en France (volume 2)Chapitre 191 sur 570 · CHAPITRE XVI La dîme · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVI La dîme

SponlaïKMiient, à rheure où s'rvoillciit le?; i)ioux sentiments (l(Hit les églises bénéficient, les fidèles leur Unit des offrandes larges ou mesquines suivant le pouvoir ou le vouloir de chacun.' De bonne heure, pourtant, l'Eglise a essayé de les rendre obligatoires et de les tarifer. Les prescriptions de la loi mosaïque, relatives à la dîme des récoltes payée aux lévites, offraient le modèle d'une contribution régulière du peuple à l'entretien de ceux qui sont consacrés au Seigneur i. Cet exemple était dès l'époque romaine proposé aux fidèles -. Le clergé des Gaules, aux VP et Vife siècles, a essayé de faire accepter du peuple chrétien le devoir de la dîme 3.

Les prédicateurs s'ingénient à persuader aux fidèles qu'à Dieu, qui leur a tout donné, ils doivent abandonner au moins la dîme de ce qu'ils ont reçu ^. S'ils se dérobent à ce devoir, ils en seront punis dès ici-bas. Celui qui ne donne pas le dixième de ses ressources sera réduit à n'en plus posséder davantage ; une soldatesque impie lui enlèvera de force ce qu'il refuse au ministre de Dieu '".

1. Le clero-é franc se réféi-c ;i la loi musaï(|ue, au tno.s antiqvus (Conc. de Mdcoii de 5H5, can V, Maassen, Conc. aevl rnerov., p, 107). Les èvêque.s de la province de Tours exhortent les fidèles à suivre lexemplo dAbraham ■• ad exempluni Ahrahac décimas offerri debere » (Maassen, p. 138). Saint Eloi cite le texte de Malachic (III, 10) » Inferte oninem deciniam in horreis ineis » (A])pend. H à la Vita s. Eligii, Krisch, Script, rcrion mcrov., I. iv, \^. 7r>5).

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