‹ Histoire de la propriété ecclésiastique en France (volume 2)Chapitre 208 sur 570 · Grégoire de Toirs, De lirt. s. Juliani, 10, p · texte numérisé non relu

Grégoire de Toirs, De lirt. s. Juliani, 10, p

8. A Saint- Martin de Tours la ceilola de l'abbas communi(|uc avec la l)asili(|ue (Grégoire de Toi rs, Hist. Franc, VII, 29, p. 310).

198 MAISON DE l'Église, demeure de l'évéqle et du clergé

La maison do l'église est avant tout la maison de révoque. Celui-ci pouvait avoir d'autres demeures en dehors de la ville, mais sa principale résidence était auprès de sa cathédrale. La domus ejyiscopi signalée par certains textes • ne se distingue pas sans doute de la domus ecciesine.

Il semble qu'à Arles le clergé n'habite pas sous le même toit que l'évoque : le biographe de saint Césaire le loue d'avoir fait ])réparer tous les jours, qu'il fût présent ou absent, dans la maison de son église un repas pour ses clercs et pour tous ceux qui se présentaient -. A Marseille, les clercs avaient certainement leur domicile particulier : Grégoire de Tours nous les montre qui pénètrent dans la domus de l'église après eflfraction des portes, pillent le mobilier et l'emportent chez eux 2. Mais d'ordinaire le clergé habite avec l'évéque dans la maison ecclésiastique 1.

Dans certaines cités, à Lyon, à Cahors, la résidence épiscopale était un palais spacieux et de dimensions imposantes s. Vraisemblablement dans toutes les villes à l'époque mérovingienne l'habitation du clergé et de l'évéque était la maison la plus vaste, la mieux entretenue et la plus riche.

Les textes renseignent mal sur la distribution des appartements. Une chambre y est réservée à l'évéque '■\ Peut-être les prêtres, les diacres y ont-ils comme lui leur cellule ~'. Souvent dans la maison de l'église, un oratoire a été établi à l'usage particulier du prélat. L'un des premiers soins de Grégoire de Tours après son sacre fut de dédier un oratoire dans sa demeure et d'y déposer des reliques ^. Quand le saint évoque était triste et anxieux, il s'y retirait pour

1. Grégoire de Toirs, Hisl. Franc, IV, 36, p. 171: Conc. d'Orléans de 511, can. I (Maassen, p. -2); Conc. de Mcicon de 585, can. XIII (p. 170).

2. VUa s. Cacsarii, l, 62 (Script, reruin meror., l. m, \). is:!;.

3. HL.st. Franc, VI, 11, p. 356. Ailleurs Grégoire de Tours parle de la maison qu'habile l'archidiacre de Marseille (IV, 43, p. 178).

4. Conc. de Tours de 567, can. XIII : « cum illo (ei)iscopo) tain in ccUa quam, ubicumque fuorit, sui habitant eumque prosecuntur et presbiteri et diacuni vel deinceps clericorum turlja juniorum Deo adjutore conversantur ■> (Maassen, p. l-'ô). Gregoirk de Toirs, HLst. Franc, \l. 36: <- liabons (episcopus) circa lectuin suuni luultos Icctulos clericorum » (p. -îll).

5. Grégoire de Toirs, Hlst. Franc, IV, 36, p. 171: VUa s. Dcsid. Cadurc, 16, Scriï)t. rerum nierov.. t. iv, p. 574. Cf. ])his loin, rhap. XX\'II(, Les

dépenses ECCLÉSIASTIQfES, § 1.

6. « domus ecclesiae et cubiculuni antistitis » (VUa s. Caesarii, I, 30, p. 468) ; « cellula in ([ua vir beatus (Priscus, évéque de Lyon) quieverat ■> (Ili.sl. Franc, IV, .36. p. 171).

7. <- cellarii secretuni .. (Conc d'Eauze, can. II, Maa>sen, p. lit).

8. Grégoire de Toirs, VUae patrum, II, 3, p. 670. Cf. Gloria mari., 33, p. 508; FoRTLNAT, Cann., Il, 3 (.iucl. antiquiss., l. iv, p. prior, p. B).

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