‹ Histoire de la propriété ecclésiastique en France (volume 2)Chapitre 248 sur 570 · f. plus haut. j). l>> et l · texte numérisé non relu

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:'.. Test., loc. cil. Cf. plus haut. p. 1-^'i, u. l.

I. Gcsta Dayob., -26, 35, 37, 4-2 (Script, reruninicrnr., t. il, p. IlO-ii). Les pitVps d'archives que l'historiographe avait à sa disposition cnuiiicraieiit vingt-sept grands domaines donnés p.ir le roi {X>. \). tll). Vi. 1''ki.iiui;n. //(</. <lr Sainthcni/.'i. p. 11.

".. rKiiTZ, Dipl. iiiuj. doiiius, 2.'^l, p. 10S-".i.

0. (lesta abb. Foutan., 10: « pêne tertiani facultaïuiu iiarleni ahstulii. suis(|nc lu-npiiKiius ac regiis liciiiiiniliiis ad pcissidenchmi cniiir.ididil •■ (Srnjil., t. ii.

7. ir. : . reiici'ii siiiil iii.insi l.-,>i'.l. e\cepti> villis r|ii.i< W'idol.iicus .inl ri'ji-jis

226 UlCIlKSsK FONCIERE DU CLEHdi: ET 1»ES MOINES

réparé les pertes que lui firent subir, à la lin de l'époque mérovingienne, tant d'abondantes saignées. Ces quatre mille manses ne représentent sans doute qu'une partie de l'avoir foncier acquis par le monastère au cours d'un siècle à peine d'existence K

Dans les pays d'outre Rhin, les églises et les monastères, d'institution toute récente encore, n'avaient pas en général accédé à la grande propriété, quand prennent lin les temps mérovingiens 2. Dans les Gaules, au contraire, l'accumulation des biens-fonds aux mains du clergé et des moines, poursuivie pendant trois siècles, a fait des églises et des monastères les plus grands propriétaires du pays. C'est leur richesse foncière, non l'hostilité à leur endroit d'hommes besogneux et avides mais croyants, qui expose le clergé et les, moines pendant toute l'époque mérovingienne aux incessantes entreprises des laïques sur leur temporel et qui, au temps de Charles Martel, provoquera une vaste spoliation.

liominibus coiilradidit aut etiam sub usufrucluario aliis concessit » (p. 291 K- Sur ce nombre, dailleurs, deux mille trois cent quatre-vingt-quinze manses sont abandonnés en bénéfice. A Saint-Germain-des-Prés. au temps de l'abljé Irminon (commencement du IX' siècle), les villae contiennent en moyenne soixante-huit manses (cf. Giérard, Poli/pt.,. Prolégom., p. 891). Ace compte les quatre mille deux cent soixante-quatre manses de Saint- Wandrille peuvent représenter soixante-deux villae.

1. Saint- Wandrille a été fondé le 1" mars 049 (cf. V.xcand.vhd, Thiernj III et la chronol. des moines de FonteneUe, dans Rev. dex quest. Iiist., 189ti, t. lix, p. 506).

2. Cf. IXAMA Sternegg, Deutsche Wirtschaflsgesch., t. i, p. 118, 280 et 291 ; Die Àusbildung d. grossen Grundherrschaften, dans les Sfaof* vind soclaUclssenschaft. Forsch. de Schmoller, t. i, p. 32 et suiv. Toutefois, les monastères d'Alemanie auraient commencé dès l'époque mérovingienne à faire figure de grands proi)riétaires (p. 37).

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