‹ Histoire de la propriété ecclésiastique en France (volume 2)Chapitre 25 sur 570 · I. Ibid · texte numérisé non relu

I. Ibid

'.. Cf. plus Idiii. ( li.ip. Xlll, l..\ ciuiissANci-; 1)1 TE^ifoiu-;!..

G. Voir dans le l.ihcr iuinlipr.. la liste des ac(piisitions faites par !.-> iia>iliqnc-. romaines sous .saint Sylvestre (éd. Dichesne. i. i. p. no-lsT).

7. Cf. FoiRNERET, op. cU., p. 8-2-3: Lœmxo. op. cit., t. I, p. -i-is.

8. Sii.i'i(E SÉVÈRE. Cliron., 11,41 {Corp. script, eccles.. t. i, ii. Hl).

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tous cas, les églises des Gaules ont un trésor et une dcHation en biens-fonds qui peuvent suppléer à l'indigence de l'évéque.

L'envahissement des églises par les. biens et les soucis temporels était combattu, encore à la fin du IV siècle, par de saints évêques et des moralistes ascétiques. Saint Martin répugnait personnellement à accepter des offrandes dont son entourage n'eût point fait fi ^ Sulpice Sévère admire ces trois évoques bretons trop pauvres pour se passer des secours du fisc 2 et dénonce l'esprit de lucre qui s'empare des ministres de l'Église ■'.

Mais ces protestations s'évanouissent dès le milieu du Y'' siècle. Personne ne conteste alors la légitimité du temporel ecclésiastique. Il paraît juste et nécessaire que les églises possèdent. Les moralistes de la fin du V* siècle mettent la propriété ecclésiastique en harmonie avec le précepte évangélique de la pauvreté en enseignant qu'évoques et clercs doivent se contenter de posséder les biens de l'église et renoncer à tout avoir personnel ■^. Pomère souhaite que quiconque est préposé à une église se dépouille de ses biens pour se consacrer exclusivement à la gestion du patrimoine commun. Tel Paulin de Xole qui a vendu ses biens, mais devenu évêque, n'a point négligé et a fidèlement administré le patrimoine de son église. Hilaire s'est fait pauvre mais, élu évêque à Arles, non seulement il a possédé les biens de son église mais il en a accru l'avoir •'. Accepter les aumônes du peuple chrétien c'est, de la part de l'évéque, piété et non avarice, à condition qu'il ait tout quitté pour devenir le dispensateur du temporel ecclésiastique ^. C'est en prêchant le mépris des richesses que le prêtre de Marseille, Salvien, va solliciter les fidèles d'en faire abandon aux églises. Saint Césaire d'Arles déclarera lui-même qu'un évêque ne peut se dispenser d'être propriétaire ".

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