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«s. Hnspiciolirni (Conc. d'Agde. can. \'II). <(. .M. Fnr rmi:r. Essai sur Ifs formes et les effets de l'affranchisse nie iii , ji. KiO.
AIFRANCIIIS i^ll DEVIENNENT CLERCS (H" MOINES ^9
interdit de conférer à un serf les ordres sacrés '. Si le propriétaire d'un oratoire souhaite que l'un de ses hommes en devienne le prêtre, il devra nécessairement l'affranchir 2. Quelquefois le maître d'un serf stipule en l'émancipant qu'il servira telle église dans les degrés inférieurs de la cléricature. Un prêtre de l'église de Tours a fait vœu si saint Martin guérit son serf malade d'en faire un homme libre et de le consacrer comme clerc au service du saint •^. Lorsque saint Éloi fonda le monastère de Solignac, il affranchit un grand nombre de ses serfs qui en devinrent les premiers moines avec ceux qu'il fit venir de diverses régions K
Le plus souvent à la manuniisfiio d'un serl' par un maître laïque, une église gagne un nouveau protégé. Ce ne sont pas seulement les anciens serfs d'un établissement religieux qui en constituent la clientèle. Un grand nombre d'affranchis sont placés par leur ancien maître sous la defeasio d'une église ou d'une basilique. On en vint même à considérer tous les affranchis comme placés sous le patronage des évêques et sous leur juridiction spéciale.
Parfois une église est substituée expressément en tous ses droits au patron d'un alfranchi. A l'époque franque, le propriétaire d'un serf ne l'émancipé le plus ordinairement qu'avec certaines restrictions et stipule les services qu'il devra lui rendre dans sa condition nouvelle 5. En mourant, il lègue les droits qu'il exerçait sur son ancien serf, soit à ses héritiers naturels 6, soit à une église qu'il choisit pour lui confier ses IWerti '. Le concile de Paris, réuni entre 55() et 573, reconnaît