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»;. En 517, k- concile de S^int-Romain-dAlbon, tenu sous la présidence de saint Avit, maintient encore la discipline du concile d'Agde, mais l'évèque de Vienne pouvait ignorer la règle romaine. Les évéques du concile de Marseille, préside par saint Césaire lui-même en 533, n'en tiennent pas compte davantage ; mais les laits reprochés à levéque de Riez se rapportaient à un épiscopat ([ui durait depuis une vingtaine d'années (Malnorv, op. cit., p. 155) et devaient être Jugés conformément à la discipline jusque là en vigueur dans les Gaules.
7. Mal.norv, Saint Cémire, p. 199. Peul-élre aussi craint-il que plus lard les religieuses de Saint-Jean soient imiuiétécs en raison de l'origine irréguUère de leur avoir (cf. L'Enino, Gc.sch. d. deutsrhcn Kirchcnrechts, t. ii, p. 608).
294 LA RÈGLE ROMALXE l'RÉVAUT EN GAULE
profit de son monastère de Saint-Jean ^ ou de lui permettre de déroger à la règle en faveur de quelque pieux établissement -, sans que personne pût se prévaloir du précédent •^. En 5.38, un concile qui réunit à Orléans les évéques de deux royaumes francs et qui s'inspire sur beaucoup de points des idées disciplinaires de révoque d'Arles '^, interdit d'aliéner ou d'engager les biens des églises '". Toute vente faite précédemment sera considérée comme nulle si elle n'est pas couverte par la prescription trentenaire. L'acheteur qui ne pourra l'invoquer devra restituer le bien mal acquis ou sera traduit en justice. .Jusqu'au jour où il se sera dépouillé de bonne grâce ou aura comparu devant les tribunaux, il sera privé de la communion. Désormais les conciles mérovingiens ne s'occupent des aliénations de biens ecclésiastiques par les évéques que pour les prohiber absolument ^. La législation séculière confirme ces dispositions disciplinaires. La loi des Alamans interdit à tout prêtre et pasteur d'église de vendre une terre ecclésiastique '^. Les donateurs eux-mêmes stipulent souvent expressément que le clergé et les moines ne se dessaisiront jamais des biens qu'ils leur offrent ^.
Sur un point pourtant la rigueur de la discipline romaine en ces matières s'est atténuée dans la pratique des églises franques. Déjà en 51.3, saint Césaire priait Symmaque d'autoriser les aliénations destinées à doter un monastère. En 535, il sollicitait du pape Agapet la permission de vendre au profit des pauvres quelques domaines appartenant à son église 9. Dans son testament, il confesse avoir distrait du patrimoine de
1. Décrétalr d'iroriin-srlas CSUcse. P. L., t. i.xvii, col. 1-286).