‹ Histoire de la propriété ecclésiastique en France (volume 2)Chapitre 332 sur 570 · De vlrt. s. Juliani, 31, p. 577. 8 Ilid., 17, p · texte numérisé non relu

De vlrt. s. Juliani, 31, p. 577. 8 Ilid., 17, p

304 l'élevage Sir les terres d'église

de ses métairies qu'il est défendu aux ofliciers du fisc d'exiger aucune redevance de pacage pour les troupeaux des églises. Elles ne paieront pas la dime des porcs ^ Eglises et monastères sont surtout bien pourvus en troupeaux de porcs qui paissent dans les vastes espaces boisés libéralement concédés par les rois et les grands aux pieux établissements. Les porchers de saint Médard, évêque de Soissons, ont été assaillis par des voleurs<îomme ils conduisaient leurs bêtes à laglandée; mais elles sont revenues d'elles-mêmes à leur abri '^.

Un prélat soigneux se préoccupe de mettre en les étables des domaines ecclésiastiques tout le bétail que la villa peut nourrir, les chevaux et les bœufs nécessaires au labourage et les bêtes qui approvisionneront de viande et de lard sa maison, ses clercs et serviteurs. S'il y a disette d'animaux dans le pays, il avisera à s'en procurer dans des contrées éloignées. Un évêque de Reims, dans une lettre adressée à un évêque de Metz vers le milieu du VP siècle, s'informe du prix que coûteront les porcs qu'il veut acheter dans la région -K L'évêque du Mans, Bertrand, a fait diligence pour se procurer des chevaux de toute provenance, tant à son usage que pour les besoins de son église *.

Les évêques, les clercs et les moines ne se contentent pas de cultiver et d'améliorer les domaines de plein rapport qu'ils ont recueillis, ils songent aussi à créer des exploitations agricoles nouvelles . Quelquefois une église est mise en possession d'un domaine neuf qu'un bienfaiteur a défriché pour elle. Le duc Chrodinus se plaisait à créer des villae pour les donner aux évêques peu fortunés. Il construisait les bâtiments de ferme, plantait des vignes, convertissait le sol inculte en terres arables, y établissait des colons et des serfs, fournissait argent, outils, serviteurs, et quand tout était prêt, convoquait l'évêque et lui faisait tradition du domaine i. Mais souvent aussi moines et évêques conquéraient eux-mêmes, sur un sol en jachères, soit par leur propre travail, soit par le labeur de

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