‹ Histoire de la propriété ecclésiastique en France (volume 2)Chapitre 377 sur 570 · DÉPENSES NÉCESSAIRES FAITES EN PARTIE PAR DES BIENFAITEURS · texte numérisé non relu

DÉPENSES NÉCESSAIRES FAITES EN PARTIE PAR DES BIENFAITEURS

ces devoirs, il sera répriiiiandé en synode et s'il continue à négliger ces soins, il sera retranché de la communion *. Aucun découpage ne frappe ici la masse des revenus, mais le premier concile tenu dans le royaume franc prévoit pour eux exactement, quoique en d'autres termes, la même distribution des dépenses, pour lesquelles est institué dans les églises italiennes un partage régulier. D'une part les ressources disponibles sont absorbées par des besoins d'ordre purement ecclésiastique : construction et entretien des églises, moyens d'existence de l'évêque et de ses clercs. D'autre part, le clergé et les moines doivent pratiquer la bienfaisance sous toutes les formes que comportent les maux du temps, y appliquer les remèdes qu'ils connaissent igt dont ils disposent, si dispendieux qu'ils soient.

Tenus de supporter des charges lourdes, les monastères et les églises, assez riches déjà pour les assumer, sont secourus souvent par des auxiliaires bénévoles. Les évèques consacrent une part de leur avoir, sinon tout le revenu de leur patrimoine, aux dépenses de leur église. Il est des clercs qui dispensent celle-ci de les entretenir en vivant de leurs propres facultés ou de leur industrie parfois même illicite. L'église est ainsi libérée d'obligations coûteuses, quelquefois en dépit d'ellemême. A côté des évêques et des abbés, mais plus souvent par leur intermédiaire, les rois, les grands, les simples particuliers s'emploient à bâtir et à restaurer des sanctuaires, à fonder et doter des monastères. Nombreux sont les bienfaiteurs des captifs, des pauvres, des malades qui suppléent les moines et les clercs ; plus nombreux ceux qui pratiquent la bienfaisance par le canal des églises et des monastères. Ainsi un courant abondant et continu de largesses coule parallèlement et plus souvent se fond avec chaque bras par oii s'écoulent les rentes ecclésiastiques. Une crue s'ajoute du dehors aux ressources que le patrimoine permet d'affecter aux divers chapitres des dépenses. La part réservée à chacun par l'administrateur du temporel pourra être réglée suivant le débit des attiuents qui la grossissent. Parfois il n'y aura qu'à laisser les fidèles faire à l'envi tous les frais d'une œuvre pieuse ou charitable. D'autre part le revenu des églises sulîit seul déjà à l'indispensable.

1. Can. V : u De oblationibus vel agris quos domnus noster rex erclesiis... conferre (ligmatus cst...,id esse justissimum delininius ut in reparationibus ecclcsiaruin, alinioniis sacerdotuin et pauperum vel redemlionibus captivorum, quicquid Deus in fructibus darc difrnatus fuerit, expendatur. Quod si aliqui sacerdotum ad banc curam minus sollicitus ac tlevotus extiterit, publiée a conprovinciabbus episcopis confundaiur. (Juod si nec... correxcrit, donec eniendet crrorem, conimunione fralruni baJjealur indignus » (p. -1).

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