Can. XIV et XV (Maa.ssex. p. 6). Cf. plus haut, p
2. Peut-être la règle du i)artage par moitié des oblations a-t-elle été établie par le concile de 511 en faveur seulement du clergé des l)asili(iues urbaines ou suburbaines et non des clercs qui assistent l'évêque dans l'église cathédrale. La condition de ces derniers vis-à-vis de l'évêque était semblable à celle ilu clergé des basiliques et des paroisses vis-à-vis de Vabbas ou de l'archiprêlro. De même qu'à cette époque aucun partage n'est fait entre Vabbas ou Yarchiprcsbi/ter de la basilique ou de la paroisse et les clerici canon ici qui sont sous ses ordres, de même il n'en est pas fait dans 1 église mère entre l'évêque et les clerici canonici de la cathédrale.
3. Grégoire de Tours nous montre le prêtre de Saint-Julien de Hrioude (archiprétre d'une église paroissiale) dispo.sant, .sans consulter personne, de l'argent déposé par les fidèles sur le lomlieau du saint (De cirl. s. Juliani, 16, p. 571).
CLERCS QUI REfOIVENT LE STIPENDIUM 349
fait l'administration et la jouissance des biens du sanctuaire qu'il dessert '.
]x nombre des clercs entretenus aux frais des églises est très considérable. Le biographe de saint Césaire parle des cohortes innombrables des clercs arlésiens '^. L'archidiacre qui après l'évêque gouverne tout le personnel ecclésiastique, le vidame '^ les prêtres et les diacres et parmi eux Vaedituus ou martyrarius choisi comme gajdien du sanctuaire et des saintes reliques "i, les clerici canonici qui chantent l'office ^ et la multitude des membres du bas clergé reçoivent des allocations en rapport avec l'importance de leur charge.
Vabbas d'une basilique fréquentée, l'archiprètre qui administre l'église d'un vicies, siège d'une paroisse importante, les diacres, sous-diacres, lecteurs *^ qui, comme dans les églises cathédrales y psalmodient l'office divin et les clercs de rang inférieur attachés au service du sanctuaire ", recevaient aussi au commencement du YP siècle un stipendium du chef du diocèse. Ils cessent peu à peu d'avoir part à ces distributions pour ne plus attendre leur subsistance que du patrimoine propre de leur église et des offrandes de l'autel ^. Mais lorsque les archiprètres, prêtres, abbés des basiliques et des paroisses se rendent avec leur clergé, sur l'ordre de l'évêque, à la ville pour prendre part aux offices célébrés en la cathédrale, ils reçoivent, encore à la fin du VIP siècle, du cellérier de l'église mère, un stipendium qui suffît ce jour-là à leurs besoins '••.
La solde des clercs n'est pas mesurée seulement à leur dignité, elle l'est aussi à leur mérite ^^. La faveur n'est point sans jouer quelque rôle dans l'appréciation qui en est faite. Cautinus, évêque de Tours, dépouille les partisans d'un rival