‹ Histoire de la propriété ecclésiastique en France (volume 2)Chapitre 394 sur 570 · SOLDE DES CLERCS ET TABLE CANONIQUE · texte numérisé non relu

SOLDE DES CLERCS ET TABLE CANONIQUE

fait les frais est pris en commun dans la maison ecclésiastique ^ sous la présidence de Tévèque - ou de l'archidiacre 3, au moins par tous les clercs qui chantent l'office dans la cathédrale. Patrocle, canonicus de l'église de Bourg'es, qui néglige de venir s'asseoir à la table canoniale, est sommé par l'archidiacre ou bien de prendre part aux agapes de ses confrères ou bien de ne plus paraître au chœur ^. Une inenaa est établie sans doute pour les canonici qui desservent les basiliques et les églises paroissiales importantes ^, comme pour ceux qui psalmodient dans l'église mère. L'établissement de la table canonique ne doit pas remonter plus loin que le commencement du VI" siècle. Le biographe de saint Césaire le loue d'avoir fait préparer tous les jours dans la maison de l'église un repas à ses clercs ^. A Arles, par conséquent, l'usage n'en était pas établi avant son pontilicat. A TourS;, c'est l'évêque Baudinus, ancien référendaire de Clotaire P"", qui a institué la mensa canonica ''.

Le stipendiura fourni au clergé consiste surtout en vivres *. L'évêque y ajoute des présents ^, des vêtements, des chevaux lo. La solde des clercs comprenait peut-être quelque

nutrilus sum « (Pardessus, 230, t. i, p. 199); le diacre Grimo laisse un domaine h l'église de Verdun « quae me strennue de suis slipendiis enutrivit » (Beyer, Urkundenb . des mittelrh. Territ., 6, p. 6).

1. Vita s. Caesarii, I, 62 (Script, rerum merov., t. m, p. 483).

2. Grégoire de Tours raconte que l'évêque de Clermont, saint Gall, a été insulté par un prêtre a in convivio eclesiae » {Vilae patrvm, VL 4, p. 683).

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