Cf. plus haut, !>. -201, n. (j
1. <• Cuin vcro aliciuatcuus uiliil (.'sscl prai' niaiiiliu^, tristis ^>ellcMS et aiixius severior in vultu... » {loc. cit.).
0. Ennodii's, Vita s. Epiijlifuii, \T.i{.\>'ri. fDitifjuiss., i. vu, p. loo): Fortixat. Carni., V, 6, à Syaprius, évè(iue il'.Vuluu (t. iv, p. prior, p. ll:i). La correspondance de Grénroire le Grand renferme de nombreuses leures de remerciements adressées à des personnages (jui ont envoyé au pontife des aumônes pour la délivrance des captifs (A>i.\7.,V, -Si", éd. Hartmann, t. i, p. 'Mo: VII, -23, p. 467 :-2ô, II. 170: VIII. i-', I. II. ]). -21).
364 AU.MÛNES IMPLORÉP-S EN FAVEUR DES CAFIII-S
Quand dans un moment d'extrême pénurie saint Germain était invité à un repas, sitôt entré dans la salle du festin il pressait les convives de se cotiser pour racheter au moins un pauvre et il suliisait d'écouter sa prière pour l'arracher à sa mélancolie '.
Quelquefois les parents, les amis d'un prisonnier de guerre se mettent en quête de trouver le prix de sa rançon et intercèdent en sa faveur auprès d'un prélat compatissant. Un indigent qui n'a pas les moyens de racheter un captif auquel il s'intéresse, est venu trouver saint Césaire pour implorer de lui la somme nécessaire -. Une lettre de Victorinus, évéque de Fréjus, signale à l'évêque de Limoges Ruricius un malheureux qui, à grand'peine et après de longs voyages, a réussi à ramener libre sa femme, morte depuis, et qui à présent va quémander près des évêques la ran(;(jn de sa lille ■'>. Un autre suppliant, jadis lui-même retenu captif à Lyon, a été délivré par Faustus de Riez qui l'envoie solliciter de Ruricius le prix du rachat de sa femme et de ses fils ^. Fortunat s'est fait l'interprète auprès de Syagrius, évéque d'Autun, d'un père qui cherche les moyens d'arracher son fils aux fers "'. Ruricius recommande à la charité d'Éonius, évéque d'Arles, un prêtre qui a dépensé tout son bien pour délivrer son frère et comme son avoir n'y suffisait pas s'est remis lui-même en gage aux mains des créanciers à qui il a emprunté le surplus ^.
Souvent aussi un captif qui est sans ressources et sans appuis va mendier lui-même le prix de sa rançon ou le montant de la dette qu'il a contractée afin de se racheter. La loi l'oblige en effet à restituer à celui qui fit tomber ses fers la somme déboursée ~'. S'il ne peut la rendre, il est exposé à devenir l'esclave de son créancier î^. Mais quand une église fait
1. Vita s. GfrjHani, XXII {Aiicl. anfU/uiss., t. iv, p- p'isi., p. 10).
2. Vita s. Caesarii. I, 44 {Script, reruin meror., i. m. ji. 474).
3. Fausti aliofiimqi'e epi.st., 7 (Ai'ct. aritirji/iss., I. viii. \). 271).