Cf. plus haut, p
ti. De vita conleo'i)!-, II, 10 : " llli (|uo(|ue (jui vehil idonei nihil (|uidem sib' dari velul debitum iiuscunl, sed lamen eccicsiae snmptilms vivant •> (col.. 1ô4-ô).
40 CONSTRUCTION ET RÉPARATION DES KGl.ISES
tement vn rap[)ort avec leur mérite et avec leur labour '. C'est à lui seul au reste d'apprécier leurs services et tout est reuiis à sa discrétion.
Les évoques consacrent une part des ressources de leur église aux constructions et aux réparations des édifices sacrés. Au Y" siècle, ils ne se contentent plus d'avoir une église dans leur cité ; souvent plusieurs basilirpies s'élèvent dans la ville et les faubourgs -. A l'exemple de saint Martin •', les évoques construisent des églises dans les campagnes K Quelques-uns des édifices élevés au Y" siècle ont occasionné aux évoques des frais considérables, et l'entretien en devait otro dispendieux ■'. Ruricius, évéque de Limoges, fait venir à grands frais d'Eauze, en Novempopulanie, les colonnes destinées à la construction de l'église de Saint-Augustin *\ On ne sait ce qu'il faut le plus admirer des nouvelles œuvres qu'élève Patiens, évéque de Lyon, ou des restaurations qu'il entreprend ~'. Bennadius, évoque de Reims, léguait à son église des biens qu'il aflectait aux réparations de l'édifice ^. Mais les ravages^es barbares ont multiplié les ruines au point que les ressources manquent non seulement pour bâtir de nouvelles constructions, mais même pour réparer les églises restées debout. Dans l'Aquitaine privée d'évoqués, au temps d'Euric, des églises s'etfondrent et la végétation les envahit, parce que personne ne prend plus soin de les entretenir '■'.
Les églises des Gaules ont certainement, comme toutes les autres, employé leurs premières ressources à soulager les pauvres de la communauté chrétienne naissante. La bienfaisance a été primitivement la seule raison d'être de l'avoir des églises. En un temps où le clergé pourvoyait par son travail à ses propres besoins, l'assistance des pauvres était l'unique source des dépenses ecclésiastiques i". Au IV" sii-cle, saint
I. Cnnc. (l'Aude de rM, caii. XXX^'I (Brins, t. ii. p. ir-:'.). ■.'. Cf. plu.s loin, j). 49.
:i. GuKCiOiRE DE ToiRS, Hisl. Franc, I, ;j9 (p. 51): Sti.pici': Skvkkk. he cita b. Martini, 13 {Corp. script, eccles., t. i, p. 1-23).