Cf. plus haut, p
4. Grégoire de Tours, Vitac i)atruiii, VIII, 9 : « quidam pauper, vivente sancto (Nizier de Lyon), litteras ab eo elicuit, manu ejus subscriptas, qualiter sibi per devotorum domos elymosinam flagitaret» (p. 699).
5. Ce n'est pas seulement près des grandes basiliques comme Saint-Martin de Tours que stationnent les pauvres. Saint Éloi, entrant dans la basilique de Gamaches, trouve devant la porte un mendiant paralytique {Vita s. Eligii, I, 27, Script, rerum nierov., t. iv, p. 685). In aveugle demande l'aumône près de l'oratoire d'une villa appartenant à Saint-Martin de Tours (Gkégoirk de Toi'rs, (De virt. s. Martini, IV, 12, p. 652).
6. Can. V : « Ut unaquaeque civitas pauperes et egenos incolas alimentis congruentilius pascat secundum vires ; ut tam vicani presbyteri (juam cives omnes suum iiauperem pascant. Quo liet ut ipsi i)auperes per civilates aliénas non vagentur » (M.\asse\, j). 123). Ratzinger {GescJi. cl. Kirchliclien A rrncnpflcgc, p. IS6) estime que ce canon entraîne la décentralisation de la charité ecclésiastique. L'établissement des paroisses a permis à l'évêque de se décharger sur les prêtres ruraux. C'est à la fois exagérer et réduire la portée de cette prescription. Les évéques font état de l'existence des paroisses et entendent obliger les prêtres des vici a nourrir au moins un pauvre ; mais la charge de la bienfaisance ne passe pas de l'église épiscopale aux paroisses rurales. On ne demande pas plus au prêtre de la paroisse (ju'à un baljilant ([uelconque. Le concile veut que cluKiue cité nourrisse ses i)auvres et qu'il n'y ait plus de vagabonds. Comme l'évêque n'y suftit pas, il faut que ses diocésains l'aident et en première ligne les prêtres ruraux. Kalzinger ([). 185) montre ([ue ce canon ne renferme nullement le i)rincii)e de l'assisiance |)iilili(|ue apparaissant en place de la bienfaisance ercl siasii(|ui'.